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Nouvelle-Calédonie – La SLN veut donner une autre vie aux scories

mercredi 14 décembre 2016

scories

“Les scories permettent d’apporter au béton une résistance supplémentaire dans des environnements agressifs, par exemple, marins”, observe Olivier Chazalmartin, directeur du projet de valorisation à la SLN. (© LNC)

 

Chaque tas à l’entrée de la ville de Nouméa porte une promesse de compétitivité. La valorisation des scories figure parmi les dix projets intégrés dans le plan de performance SLN 2018. Ce programme vise au final 25 % de productivité, en amenant le “cash cost” – ou coût de production – de 6 dollars US la livre de nickel en 2015 à 4,50 dollars fin 2017.

Sur le gain convoité de 1,5 dollar, la vente de ces “résidus” gris doit peser 0,16 dollar. Pas négligeable, surtout dans une telle conjoncture dégradée.

Comment ? La méthode se dessine. Sous les routes, dans les remblais du quai ou les parpaings… Des scories coulent,  depuis des années, dans les veines d’une Nouvelle-Calédonie en expansion. Mais le marché local est limité. D’où l’idée de l’export, les conditions apparaissant de plus en plus mûres.

“Le produit a été qualifié comme un sable à béton”, explique Olivier Chazalmartin, directeur du projet à la Société-Le Nickel. “Nous travaillons avec des universités reconnues comme celle de Curtin, à Perth en Australie, mais aussi celle du New South Wales avec laquelle nous voulons instaurer un partenariat pour effectuer énormément de tests.”

Un avantage est relevé par l’industriel, ces scories peuvent être utilisées telles quelles, sans aucune transformation, ni lavage, contrairement au sable naturel qui doit être débarrassé des composés organiques. Un processus technico-commercial est enclenché, car un marché à l’exportation s’ouvre. Premier argument, “la raréfaction du sable dans différentes zones géographiques du monde, comme dans des régions spécifiques d’Australie, à l’image du Queensland”, commente Olivier Chazalmartin, qui vient de présenter le projet au Cmic 2016, ou Construction materials industry conference à Melbourne, ainsi qu’au Pacific business forum à Nouméa.

 

“Raréfaction”

 

La seconde raison avancée est liée à l’amenuisement prévisible des scories de hauts fourneaux, les cendres volantes, avec l’arrêt par exemple de la centrale à charbon d’Hazelwood en pays aussie. Une fois broyées, selon la filiale d’Eramet, les scories de Doniambo ont “un comportement similaire” à ces cendres volantes, dans la fabrication du ciment.

L’équation comptable est essentielle dans l’histoire. Pour être compétitif sur le marché, le prix de ces résidus de la SLN doit, logique impose, se caler, du moins dans un premier temps, sur le tarif du sable. Une valeur qui varie apparemment beaucoup en fonction des régions et de l’accès à la ressource : de 20 à 30 ou 35, voire 40 dollars australiens la tonne (1 700 à 3 400 F).

Dans un projet de vente de scories, le coût principal est lié au transport opéré par vraquier. Un chiffre circule, au minimum 30 000 à 35 000 tonnes à chaque rotation. Et une intention émerge : tirer avantage des charbonniers venus de Newcastle en Australie, et repartis à vide de Nouvelle-Calédonie. Olivier Chazalmartin a fait le calcul. Une stratégie extrêmement raisonnable de pénétration du marché, c’est-à-dire de 5 % des besoins en sable de la côte est australienne, permettrait déjà d’exporter 2 millions de tonnes par an.

Au-delà de l’approbation scientifique, l’intérêt de la clientèle potentielle doit être maintenant confirmé. Des cadres de Doniambo espèrent voir partir du quai un bateau chargé l’année prochaine.   

 

Les Nouvelles calédoniennes

 

 

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