Nouvelle-Calédonie – Tatouage : le gouvernement à cheval sur l’hygiène

    dimanche 17 mai 2015

    On en parle depuis des années, notamment au sein de cette profession en plein essor. Cette fois, ça y est. Le gouvernement calédonien a adopté un projet de délibération pour encadrer la pratique des tatouages et des piercings.
    Ce texte pourrait être voté par le Congrès au cours de la session administrative qui se tiendra en juillet ou en août. Il ne s’agit pas de réglementer la profession elle-même. Il n’y a aucun diplôme, aucune école, le métier s’apprend sur le tas, par apprentissage. Il s’agit d’imposer des règles d’hygiène et de bonne pratique.
     
    Effraction. Trois disciplines sont concernées : le tatouage par « effraction cutanée », le maquillage permanent et le piercing.
    A ce jour, il y a d’un côté des professionnels ayant pignon sur rue, et puis les clandestins. Les premiers respectent à peu près les règles d’hygiène et de déontologie en vigueur en Métropole. Hygiène, cela veut dire utilisation d’instruments stériles ou stérilisés, port de gants chirurgicaux, aiguilles à usage unique, grande propreté des locaux et utilisation d’un matériel performant.
    La déontologie, c’est refuser notamment de pratiquer des tatouages ou des piercings sur des mineurs. La loi en projet prévoit, dans ce cas précis, l’accès à partir de seize ans, à la condition de justifier d’un consentement parental écrit. En deçà de seize ans, les adolescents ne disposent pas de la « maturité suffisante pour décider de subir une transformation définitive de leur corps. »
    A l’entrée en vigueur de la loi, les tatoueurs devront déclarer leur activité à la DASS, et ils subiront une formation de quelques jours aux bonnes pratiques d’hygiène.
     
    Maladies. A l’opposé des professionnels rigoureux, il y a les tatoueurs plus ou moins clandestins, et pas toujours à cheval sur l’hygiène. Les risques ne sont pas minces. Ils vont de la mauvaise cicatrisation à la plongée dans des maladies infectieuses, comme l’hépatite, transmises par des aiguilles réutilisées.
    Pour les contrer ou les contraindre au respect des normes, la loi prévoira des sanctions pénales et financières. Encore faut-il qu’ils se fassent prendre ou soient dénoncés. Sinon, compte tenu de leurs méthodes de travail, ils ont des coûts de revient inférieurs et peuvent donc pratiquer une concurrence déloyale face à ceux qui font des efforts de qualité.
     
    LNC

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