Nouvelle-Calédonie : un ULM s’écrase en mer

dimanche 5 octobre 2014

Samedi matin, un ULM amphibie de la société Air Lagoon s’est écrasé à quelques centaines de mètres de la côte en rade de Nouville. Les deux occupants de l’appareil n’ont subi que des blessures légères. Une enquête est en cours.

Vol express pour le lagon. Samedi matin, peu avant onze heures, un ULM amphibie prend son envol dans la rade de Nouville, quelques centaines de mètre au large du Sénat coutumier. Aux côtés du pilote du petit appareil d’Air Lagoon, un client venu faire un baptême de l’air. Raté pour cette fois : à peine l’ULM s’était-il élevé au-dessus de l’eau qu’il retombe violemment à la surface.
Malgré des dommages à la coque, l’engin flotte et les deux occupants de la cabine, ouverte sur ses deux flancs, n’ont aucun mal à s’en extraire. Si l’équipe d’Air Lagoon, qui a assisté à la scène depuis la rive, rejoint rapidement les lieux de l’accident, c’est une embarcation de la gendarmerie maritime, déjà sur zone, qui raccompagne les naufragés à terre où les attend un camion de pompiers. Le passage par le CHT Gaston-Bourret est rassurant : le pilote s’en sort quasiment indemne et son passager ne souffre que de blessures légères.
 
Que s’est-il passé ? Ce sera à la brigade de gendarmerie des transports aériens, compétente en matière d’accident d’aéronefs, de le déterminer. Seule piste à l’heure actuelle : le parachute de secours de l’appareil, qui se déploie en cas d’urgence à l’aide d’une petite charge explosive s’est ouvert inopinément au moment de l’accident, alors que l’ULM n’était qu’à trois ou quatre mètres au-dessus de l’eau. Ce qui aurait pu provoquer son plongeon. Pourtant, assure un membre de l’équipe d’Air Lagoon, « la manette de commande du parachute n’avait pas été activée ». « On est incroyablement heureux qu’il n’y ait pas de blessés, explique-t-il. On va travailler avec les enquêteurs pour comprendre. » Les deux ULM amphibies de la jeune société auraient été achetés neufs voilà à peine un an. « On a investi pour prendre les meilleures options de sécurité, les pilotes sont chevronnés et les ULM bien entretenus, continue-t-il, excluant la possibilité d’une erreur humaine. C’est incompréhensible. » Le deuxième appareil, lui, est cloué au sol en attendant les résultats de l’enquête. La documentation technique du parachute de secours et les coordonnées du fabricant de l’ULM ont été transmises aux enquêteurs.

Les Nouvelles calédoniennes

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