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Nouvelle-Calédonie : Une unité spécialisée dans la délinquance des mineurs

mardi 16 mai 2017

délinquance

Ils sont en uniforme mais ne sanctionnent pas. Ils échangent. L’objectif de cette unité de la gendarmerie, qui a déjà fait
ses preuves dans l’Hexagone et en Polynésie, est de sensibiliser des jeunes de 13 ans. (© LNC)

Sourires, échanges et même petites confidences. L’heure n’était pas au tout répressif dernièrement au collège d’Auteuil. Pourtant, face aux élèves, les gendarmes ont parlé de délinquance. Des militaires spécialisés dans la prévention chez les plus jeunes qui évoquent les bagarres à l’école, la consommation de cannabis, pas pour punir, mais plutôt pour prévenir…

“Avec un uniforme “allégé”, ils présentent la loi autrement aux yeux de tous les jeunes”, avait déjà expliqué Christiane Tétu-Wolf, à la tête du service de la protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse (PJEJ) et attendant qu’une telle unité se déploie sur le terrain.

Son nom ? La brigade de prévention de la délinquance juvénile. Un groupe créé ici de par la volonté politique exprimée depuis le mois de novembre dernier, lors du Comité des signataires. Une demande qui s’est concrétisée au mois de février et qui, depuis maintenant un mois, est effective.

“Ce sont concrètement six gendarmes, deux cadres métropolitains formés et quatre Calédoniens, qui ont eu une formation et qui commencent à se déplacer au sein des établissements”, indique le colonel Emmanuel Miglierina, à la tête des forces de gendarmerie en Nouvelle-Calédonie.

Cette équipe aura notamment pour mission d’“intervenir en premier lieu dans les établissements scolaires pour identifier les mineurs les plus susceptibles de basculer dans la délinquance. Plus particulièrement dans les collèges car on sait que c’est entre 13 et 15 ans que les jeunes peuvent basculer dans la délinquance. Mais ce travail n’est pas non plus qu’un simple rappel à la loi. Il s’agit également d’évoquer les comportements addictifs et l’utilisation d’Internet et des réseaux sociaux.” Au début, les militaires concentreront naturellement tous leurs efforts sur les établissements du Grand Nouméa.

Une convention entre la gendarmerie et le vice-rectorat est également en cours d’élaboration pour que les services scolaires soient informés. “Nous savons que l’entrée dans la délinquance est quasi systématiquement liée au décrochage scolaire, indique le colonel. Il faut donc que cette unité fonctionne en mode partenarial. S’il ne s’agit là que d’un “outil” qui ne règle pas tous les problèmes, il a tout de même fait ses preuves dans l’Hexagone et viendra combler un vide.”

Car les chiffres sont actuellement préoccupants. Plus de 50 % des cambriolages et des vols de voitures sont commis par des mineurs. Tous les interlocuteurs le savent : il ne s’agit pas d’une recette miracle, mais face à cette inquiétante recrudescence des faits de délinquance commis par les plus jeunes, un véritable arsenal est en train d’être mis en place.

Si la gendarmerie nationale et le vice-rectorat sont en train d’améliorer leur relation dans un but préventif, la Nouvelle-Calédonie investit, elle aussi, pour éviter que sa jeunesse ne prenne le chemin de la délinquance.

Dans cette période de rigueur budgétaire, seuls deux services ont vu leur budget revu à la hausse, parmi eux, celui de la protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse, un service autrefois rattaché à la Dass, devenu une entité à part entière depuis quelques mois, tant l’enjeu est de taille pour l’avenir du pays.

 

Les Nouvelles calédoniennes

 

 

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