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Nouvelle-Calédonie : Vers des loisirs accessibles à tous

jeudi 24 août 2017

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Outre l’accès à l’offre de diffusion dans les espaces culturels, l’accessibilité concerne également les loisirs de plein air et de proximité : plages, rivières, espaces naturels, sites patrimoniaux, places, parcs de jeux pour enfants… (© LNC)

Avoir la liberté d’accéder, comme tout le monde, en toute sécurité, à un parcours pédestre, à une plage, à une rivière, à un concert ou à une pièce de théâtre… Essentiel à l’existence de tout un chacun, l’accès aux loisirs et à la culture est reconnu en France depuis le 11 février 2005 par la loi Handicap. “C’est une question d’intégration de ces personnes dans la société”, souligne Richard Fournier, président du collectif Handicap. Et de sensibilisation des Calédoniens en général.
Dans le cadre du schéma directeur du handicap et de la dépendance (SDHD), Isabelle Champmoreau, membre du gouvernement en charge de ce secteur, a lancé hier Handi’loisirs : un appel à projets pour “l’investissement des collectivités publiques en faveur de l’accessibilité aux loisirs des personnes en situation de handicap”.

Le gouvernement s’engage à financer dix projets jusqu’à 80 % dans la limite de 5 millions par projet (hors maintenance). Soit une enveloppe globale de 50 millions cette année.

Rampe d’accès avec une pente inférieure à 5 %, bornes vocales pour malvoyants, WC avec barre d’appui : “À ce prix-là, on parle de petits projets, de choses simples et pratiques, rien de pharaonique”, souligne le président. Tous les lieux publics d’activités culturelles ou socio-éducatives sont concernés.

Ainsi que les sites d’événements (fêtes, concerts, foires), les espaces naturels (plages, rivières, sentiers de randonnée) et les espaces publics urbains (places, parcs de jeux pour enfants, parcs naturels, sites patrimoniaux classés, etc.). “On notera que la réponse à l’accessibilité n’est pas que matérielle, indique le gouvernement. Il peut s’agir aussi d’un accompagnement humain.” Un appui technique du Conseil du handicap et de la dépendance (CHD) pourra ainsi être sollicité.

Provinces, communes, syndicats de communes et établissements publics peuvent y prétendre. Mais “les communes à petit budget seront prioritaires”, précise Richard Fournier. Car dans l’agglomération, les budgets sont souvent déjà pourvus, tandis que les aménagements fleurissent dans la capitale.

“C’est très panaché, commente Alex, en fauteuil roulant. Des établissements culturels font l’effort de l’accessibilité comme le centre culturel Tjibaou, et d’autres sont moins bien équipés comme le Théâtre de l’Île, mais où le personnel est adorable.”

Le jeune homme regrette encore l’absence totale d’accessibilité dans certains espaces naturels, comme les rivières, ou les plages, dès que l’on sort de Nouméa. Ou l’accessibilité “un peu timide” du cinéma, où le nombre de fauteuils est limité à un par salle. “Les installations sportives commencent à faire des efforts”, reprend Alex, notant avec générosité la “bienveillance” des professionnels à défaut de l’équipement. “Le but d’Handi’loisirs, c’est justement de donner une impulsion et de toucher les communes en dehors de Nouméa, souligne Marion Retouret, secrétaire de l’association. On leur donne la possibilité d’exprimer leurs besoins.” 

 

Les Nouvelles calédoniennes

 

 

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