Nouvelle technique de diagnostic à Paofai

    mardi 6 décembre 2016

    écho endoscope

    Depuis le mois d’août, les gastro-entérologues de la clinique Paofai se sont équipés d’un écho-endoscope. (© Photo : bloc opératoire de la clinique Paofai)

     

    Depuis quelques mois maintenant, les médecins gastro-entérologues de la clinique Paofai se sont équipés d’un tout nouvel appareil : un écho-endoscope. Il permet d’établir un diagnostic précis des cancers de l’estomac, du rectum, de l’œsophage, du duodénum et du pancréas, et aide ainsi à l’établissement de la prise en charge associée (chimiothérapie, opérations…).

    Son arrivée sur le territoire a permis de diminuer les évacuations sanitaires. Cet appareil combine plusieurs techniques. Tout d’abord, celle de l’endoscopie, qui permet de visualiser l’intérieur du tube digestif à l’aide d’une caméra que l’on introduit par la bouche ou l’anus. Celle aussi de l’échographie, qui grâce à une petite sonde de 8 millimètres de diamètre, permet de visualiser ce qui se passe au-delà de la paroi du tube digestif, comme les organes voisins de celui-ci, inaccessibles par endoscopie : la vésicule biliaire ou le pancréas…

    Et enfin, grâce à cet appareil, on peut effectuer, par ponction, des prélèvements de fragments de tissus au niveau du tube digestif, ainsi qu’au niveau des organes voisins.

    “Aujourd’hui, on a l’IRM (imagerie par résonance magnétique, NDLR), le scanner et l’échographie, qui permettent d’obtenir des images fantastiques. Grâce à ces techniques, on parvient à déceler les anomalies du corps humain. Mais une fois l’anomalie repérée, comment peut-on savoir de quoi s’agit-il  réellement ? Il n’y a qu’en mettant une aiguille qu’on peut le savoir. On ne peut pas donner de chimiothérapie ou lancer une opération en se basant sur des images. On ne traite pas des images, on traite des maladies. Et pour mettre un nom sur une maladie, il faut savoir ce que c’est, et pour cela, un prélèvement est indispensable”, explique le Dr Fady Chakhtoura, médecin gastro-entérologue à la clinique Paofai.

    L’écho-endoscopie permet ainsi aux médecins d’établir un diagnostic sur la nature des anomalies visualisées, d’analyser l’étendue de certaines lésions et d’orienter le traitement des oncologues.

    Depuis son arrivée à la clinique Paofai, l’appareil comptabilise une moyenne de trois interventions par semaine. L’examen dure généralement trente minutes. Il se fait sous anesthésie générale, en ambulatoire (le patient arrive à la clinique le matin et en ressort le jour même). Les complications liées à cette technique innovante sont très rares.

    Cette technique se veut surtout révolutionnaire pour les cancers du pancréas ou de la vésicule biliaire, inaccessible par endoscopie. Avant l’arrivée de cet appareil, les équipes médicales n’avaient aucun moyen d’accéder à ces organes pour diagnostiquer une tumeur. Les personnes étaient nécessairement évasanées dans l’Hexagone, avec parfois un délai d’attente pour partir très long… Aujourd’hui, plus besoin d’évacuation sanitaire pour établir un diagnostic.

     

    Élénore Pelletier

     

    écho endoscopie

    L’écho-endoscope permet de ponctionner des fragments de tissus lorsqu’une anomalie est repérée, et ainsi d’orienter le diagnostic et le traitement à apporter au patient. (© Élénore Pelletier)

     

     

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