Nouvelle-zélande : réformes dans le secteur vinicole les raisins de la colère

mardi 20 janvier 2015

«Injustifiée ». Voici de quelle manière les membres de l’organisation des vignerons de Nouvelle-Zélande ont accueilli la décision du ministère des Industries primaires. Celui-ci a en effet débuté une série de programmes de réglementation, notamment en matière de biosécurité. Programmes qui touchent de nombreux secteurs d’activité dont celui du vin. Mais pour supporter ces changements, une seule solution : mettre la main à la poche. Une idée qui fait du bruit dans le monde vinicole kiwi.
Ces changements se feront donc sous forme de taxes supplémentaires. Celles-ci se déclineront, entre autres, de la manière suivante : frais de normalisation nationale et de mise en conformité, frais pour chaque litre de vin exporté, frais des tests en laboratoire… Le ministère a attendu que le secteur devienne mature et capable de supporter des frais supplémentaires, avant de les appliquer.
Mais l’idée n’est pas du goût de l’organisme des vignerons qui regroupe environ 850 producteurs et 700 cavistes. « Les autres grandes entreprises du secteur primaire sont soumises au régime de l’utilisateur-payeur (les prix augmentent ou diminuent en fonction de l’utilisation du produit). Mais contrairement à notre domaine, aucun de ces secteurs ne doit également verser une taxe spécifique sur leurs produits », juge Steve Green, président de l’organisme. Les professionnels du vin haussent donc le ton et estiment débourser suffisamment, notamment via les droits d’accises qu’ils versent au gouvernement. Des impôts indirects calculés en fonction du nombre d’hectolitres vendus et qui s’élèvent à 200 millions de dollars chaque année.
 
Facture. Des taxes qui n’ont en outre cessé d’augmenter – de l’ordre de 60 % – au cours de ces dix dernières années selon Steve Green. L’organisme a donc établi un premier calcul. Et la nouvelle facture s’élèverait à 2,9 millions de dollars supplémentaires par an. « C’est totalement injustifié », poursuit-il. Mais si les taxes en tout genre ont augmenté, les exportations ne sont pas en reste, de l’ordre de 435 millions de dollars de vin en 2005, puis de 1,33 milliard en 2014. Les estimations atteignent 2 milliards de dollars pour 2020. Pour résumer, depuis 2009, le volume des exportations de vin a augmenté de 56 %, ce qui équivaut à 320 millions de litres rien que pour 2014. « Nous pensions que le ministère, dans le cadre du soutien aux entreprises qui permet de créer de l’emploi, allait soutenir cette croissance plutôt que de nous imposer de nouvelles taxes », note Steve Green. A croire que cette décision est la promesse d’une belle gueule de bois pour les professionnels du vin.
 
LNC

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