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Nucléaire – Accord de l’Élysée, loi Morin et devoir de mémoire à l’ordre du jour

mardi 19 septembre 2017

coscen

Après le grand tour de table d’hier, le Coscen devrait se réunir avant que la commission consultative mise en place par la loi Morin se réunisse à Paris, afin que les différentes parties accordent leur position. (© DR)

Les membres du Conseil d’orientation pour le suivi des conséquences des essais nucléaires (Coscen) se sont réunis, hier après-midi, à la présidence, avec trois points à l’ordre du jour : l’accord de l’Élysée, avec la présentation des grandes lignes de cet engagement entre les exécutifs de l’État et du Pays, dont la pierre angulaire est la reconnaissance par l’État du fait nucléaire ; la loi Morin : après la suppression de la notion de risque négligeable, état des procédures en cours au comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (Civen), commission paritaire, évolution souhaitable de la loi ; et le devoir de mémoire avec la création d’un institut d’archives (appelé aussi centre de mémoire), l’adaptation des programmes pédagogiques et d’autres actions en lien avec le devoir de mémoire.

Cela faisait plusieurs années que le Coscen ne s’était plus réuni, et cette réunion était annoncée et attendue depuis l’année dernière, mais n’avait pas pu être programmée plus tôt en raison, en premier lieu, du décès du délégué au suivi des conséquences des essais nucléaires, Bruno Barrillot, survenu le 25 mars, puis de la période électorale, et ensuite de celles des vacances annuelles et de la rentrée scolaire.

Pour Yolande Vernaudon, qui a pris la suite de Bruno Barrillot, ce premier “grand tour de table” est plutôt positif.

 

“Il faut agir, maintenant”

 

“Cette réunion a permis à tout le monde de s’exprimer, de dire quelles étaient, selon les uns et les autres, les priorités à aborder, et puis surtout, il a été convenu d’une méthodologie de travail, c’est-à-dire de mettre en place un groupe de travail intermédiaire. La composition n’est pas encore arrêtée, mais elle devrait être plus légère que celle du Coscen, avec des gens qui ont plus de disponibilité que les membres du Coscen et qui vont préparer les dossiers prioritaires, comme l’indemnisation des victimes et toutes les questions sanitaires, mais aussi le devoir de mémoire avec toutes ses composantes.”

Roland Oldham, président de Moruroa e tatou, confiait de son côté que “le problème, c’est qu’on ne fait que parler. Il faut agir, maintenant”.

“Ça traîne. Le centre de mémoire, ça fait des années qu’on en parle. En ce qui concerne la loi Morin et le risque négligeable, on connaît la musique. Maintenant, on veut des résultats, mais les résultats n’y sont pas. Nous sommes là pour leur rappeler qu’on attend depuis trop longtemps et que les victimes sont en train de décéder et on a toujours un peu l’impression qu’on est en train de patauger. Donc on essaie de faire comprendre au gouvernement qu’on n’est pas là pour leur tirer dedans, mais pour bousculer pour que les choses avancent.”

La date de la prochaine réunion du Coscen n’a pas été fixée, mais elle devrait avoir lieu avant que la commission consultative mise en place par la loi Morin se réunisse à Paris, afin que les différentes parties concernées s’accordent sur la position que tiendra le Pays.

Le Coscen est chargé de faire toute proposition au gouvernement afin d’évaluer l’impact sanitaire et environnemental des essais nucléaires survenus en Polynésie française.

Présidé, depuis 2016, par le président de la Polynésie française, il est actuellement composé de 20 membres. Aux côtés du président du Pays siègent le vice-président, en charge de l’Économie, le ministre en charge de la Santé et celui en charge de l’Environnement, le président de l’assemblée de la Polynésie française, trois représentants désignés chacun par leur groupe politique, le président du conseil économique, social et culturel, ainsi qu’un autre membre désigné par ce dernier, tous les parlementaires, sénateurs et députés, la fédération des associations de protection de l’environnement, les associations Moruroa e tatou, Tamarii Moruroa et 193, et une personnalité désignée par le président du Pays. 

 

V.H.

 

 

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