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Nucléaire – Un centre de la mémoire pour entrer dans la “phase de réconciliation”

jeudi 25 janvier 2018

annick Girardin

Les membres du comité de pilotage du projet de l’Institut d’archives, d’information et de documentation sur le fait nucléaire ont visité l’ancien bâtiment du Commande-ment de la marine où devrait prendre place le futur centre de mémoire. (© Damien Grivois)


Le comité de projet de l’Institut d’archives, d’information et de documentation sur le fait nucléaire en Polynésie française a été mis en place hier, en présence de la ministre des Outre-mer, Annick Girardin. L’Institut, dont la création est inscrite dans l’accord de l’Élysée du 17 mars 2017, devrait être situé à deux pas de la place Jacques-Chirac, dans les anciens locaux de l’ancien Commandement de la marine nationale. “Il faut entrer dans la phase de réconciliation, porter ensemble cette mémoire commune”, a déclaré Annick Girardin.

Les travailleurs civils et militaires regroupés en associations ont été à l’initiative de l’idée d’un centre de la mémoire du Centre d’expérimentation du Pacifique (CEP).

“D’autres instances l’ont relayée, comme en 2006, la commission d’enquête de l’assemblée de la Polynésie sur les Polynésiens et les essais nucléaires et, en 2009, la délégation polynésienne des États généraux de l’Outre-mer”, expliquent le haut-commissaire René Bidal et le président du Pays, Édouard Fritch dans la lettre d’invitation adressée aux membres du comité de pilotage du comité de projet.

Coprésidé par le haut-commissaire René Bidal et le président du Pays, Édouard Fritch, ce comité vise à concrétiser l’engagement du président de la République, Emmanuel Macron, en faveur de ce centre de mémoire du Centre d’expérimentation du Pacifique (CEP).

 

“S’acquitter de leur devoir de mémoire”

 

La délégation polynésienne des États généraux de l’Outre-mer avait formulé le besoin, pour les “Polynésiens, de s’informer sur ce passé, de le comprendre et de se l’approprier, [qui] leur donnerait l’occasion de s’acquitter de leur devoir de mémoire à l’égard des jeunes comme des générations à venir”.

À ce stade, la concrétisation ne pouvait pas aboutir sans la volonté et l’accompagnement de l’État. Dans son discours prononcé à Papeete le 22 février 2016, le président de la République, François Hollande, pour la première fois, a reconnu l’impact environnemental et sanitaire des essais nucléaires qui furent menés de 1966 à 1996 en Polynésie française.

C’est à cette occasion qu’il a annoncé la création d’un Institut d’archives, d’information et de documentation, qui devrait prendre ses quartiers à deux pas de la place Jacques-Chirac, à l’angle du boulevard de la reine Pomare IV et de la rue Dupetit Thouars, à Papeete, dans les anciens locaux du Commandement de la marine nationale. Cet engagement a été repris dans l’accord de l’Élysée du 17 mars 2017.

Dès son élection, le président de la République, Emmanuel Macron, a fait savoir son souhait d’accompagner les engagements inscrits dans l’accord de l’Élysée du 17 mars 2017.

Lors de sa rencontre avec Édouard Fritch, il lui a rappelé que, pour la collectivité polynésienne, le “sujet nucléaire” retenait toute son attention.

Annick Girardin, la ministre des Outre-mer actuellement en séjour officiel sur le fenua, a souhaité que le comité de projet pour la création de cet institut de la mémoire du fait nucléaire en Polynésie française soit désormais installé et puisse “au plus tôt définir le cadre, la méthode et les moyens nécessaires à sa constitution”.

 

Damien Grivois

 

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