NUCLÉAIRE – L’association 193 lance une pétition pour l’organisation d’un référendum

    vendredi 8 janvier 2016

    Le combat de l’association 193, présidée par le père Auguste Uebe-Carlson, a pris ces derniers jours une nouvelle dynamique avec le lancement d’une pétition générale dans le but de demander aux élus polynésiens “l’organisation d’un référendum local sur les 193 essais nucléaires réalisés en Polynésie française de 1966 à 1996”.
    L’association 193 est une association apolitique, partenaire de Moruroa e tatou, qui regroupe environ 1 500 adhérents en Polynésie française avec ses 17 sections.
    Mikaël Kautai, 2e vice-président de l’association, confirme la volonté de celle-ci de faire aboutir la mise en place d’un référendum. “Nous allons proposer deux questions afin que la population puisse en fournir d’autres en relation avec les premières. Il appartiendra au final aux politiques d’en retenir l’essence et de n’en rédiger qu’une, afin qu’elle ait une portée juridique incontestable. Ces deux questions qui serviront de base à la réflexion populaire sont : 1) Est-ce que vous pensez que les essais sur Moruroa et Fangataufa ont été une bonne chose ? 2) Pensez-vous que la France doit réparer les conséquences sanitaires et environnementales ? Cette dernière question fait l’objet d’un combat de plus 30 années qui demeure aujourd’hui toujours sans réponse”, annonce Mikaël Kautai.
    Si le statut d’autonomie de la Polynésie française permet l’organisation d’un référendum, l’objet de celui-ci portant sur les essais nucléaires relevant de la compétence de l’État pourrait toutefois limiter la portée juridique d’une telle consultation.
    À l’issue de cette pétition, qui doit circuler dans toute la Polynésie au courant du mois de janvier 2016, l’association 193 déposera la demande avant le
    2 juillet 2016, comme le confirme Mikaël Kautai : “Ensuite, on laissera le soin aux politiques de le rédiger dans les formes et de lui faire suivre la voie réglementaire. Nous les avons rencontrés au mois d’août 2015 pour les informer de notre projet, et tous ont affirmé être pratiquement d’accord avec ce projet, sauf le Tavini qui reste mesuré sur ce sujet, puisqu’il souhaite que le référendum pose uniquement la question de l’indépendance de la Polynésie. La majorité et l’opposition ont également confirmé leur soutien, le président de l’assemblée nous a dit qu’il soumettrait le référendum au vote à l’assemblée, et le président Fritch nous a dit être favorable sur le principe.”
    Quant à la date choisie du 2 juillet pour déposer cette lettre, Mikaël Kautai s’en explique : “Cette date marque un triste anniversaire, celui du premier essai nucléaire aérien en juillet 1966. Nous commémorerons cette date par des manifestations pacifiques avec des chants et des danses qui seront l’occasion de rencontrer la population et de partager avec elle.”

    P.M.

    CALVETCHARLINE 2016-01-25 01:13:00
    JEVOUSOUHAITEBONCOURAGEETDARRIVERAUMOINSADESEXCUSESOFFICIELL CEST VRAIVOUSFUTES SACRIFIES
    Riedel 2016-01-12 03:56:00
    Réponse 1ère question: non
    Réponse 2ème question: oui
    auguste carlson 2016-01-11 17:00:00
    Erick, comme tu l'écris, avec un autre ton, c'est mieux. C'est quoi une indignation peu chrétienne ? Posons-nous la question, comment faire en sorte que la Polynésie soit entendue comme une seule voix par l'Etat, coupable de tous ces essais ? Jusqu'à maintenant, les polynésiens se sont divisés parce que certains avaient intérêt qu'ils se divisent. Quoi faire ? Comment faire ? Chaque génération a ses défis et ses rêves. Mais, qu'on ne nous accuse pas de nous être "être gavé pendant 30 ans " ; de maladies certainement. L'Ass 193 a toujours eu beaucoup du respect pour tous ceux qui se sont battus et qui continuent ce combat. Nous voulons contribuer, l'histoire nous jugera, à la construction de ce Pays, avec une histoire difficile. Nous ne voulons pas nous battre à s'accuser mutuellement à travers des justifications qui ne font que faire perdre de l'énergie. Après, chacun peut ou ne pas être d'accord avec l'Ass 193, mais lorsque des commentaires ont plus le parfum d'une critique déguisée en culpabilisant, ça ne nous intéresse pas. Participer à un débat, oui ; pas le reste.
    Erick Monod 2016-01-11 16:05:00
    Auguste , tempère ton indignation : elle est injuste , peu chretienne et elle se nourrit d'affirmations qui ne sont pas le reflet de ce que fut la réalité..
    Tout d'abord , je persiste et signe : la question sur l'aspect positif ou négatif des essais sur la Polynésie et sa population m'est apparue si saugrenue que je n'ai pu m’empêcher de sursauter,,,D’où mon ironie .
    Si celle ci a pu te blesser ainsi que les membres de 193 , j'en suis désolé et je m'en excuse...
    Cela dit , il ne faut pas non plus écrire n'importe quoi : avec Henri Hiro et Ia Ora te Natura , le Ia Mana , Teariki et Sanfort , dans les années 70 , nous n'avons pas cesse de nous indigner , écrire , défiler et contester les essais atmosphériques ou souterrains .
    Sais-combien nous étions a descendre l'avenue Bruat tous les mercredi pour réclamer l’arrêt des essais : au début Henri , tout seul avec sa femme Do et leur bébé...puis d'autres sont venu et a la fin nous étions onze : 9 polynésiens et deux européens , (pasteur Vernier et moi-même )
    Je pourrais continuer a faire mon ancien combattant nucléaire , à te parler des gendarmes et de la Sécurité militaire a bord de mon voilier , des surveillances , des écoutes , des harcèlements , des refus de me laisser retrouver mon métier dans l'audiovisuel , etc
    Je ne critique pas , Auguste , mais j'essaie simplement de t'expliquer que ce n'est pas ce referendum qui va nous unir mais une vision claire et commune de notre avenir .
    Quand au nucléaire et ses conséquences , il n'existe , a mes yeux , qu'une seul façon juste de réparer : que l'Etat rembourse a la CPS les milliards dépensés depuis 1966 a soigner les maladies induites par le travail a Muru et par le nucléaire .
    Sinon au cas par cas , les atermoiements seront sans fin...
    Erick Monod
    auguste carlson 2016-01-11 14:42:00
    Réponse à Erick MONOD

    Tu penses que les 2 questions sont stupides, tellement évidentes, simplistes.... L'Etat français est tout a fait d'accord avec toi. En 1966, Je n'étais même pas né, alors comment peux-tu nous accuser de n'avoir rien fait, et toi, et vous à ce moment là ? Et pourquoi, est-ce qu'aujourd'hui, il nous serait interdit d'en parler ? Qui te donnes le droit de nous dire qu'on a pas le droit d'en parler ? Au non de qui ? Tu crois qu'on le fait pour de l'argent, détrompes-toi, au NOM d'un Pays qui souffre aujourd'hui dans son corps, de son histoire, en son âme. Après notre génération, i.e ceux qui sont nés après 1966, si l'on ne se lève pas, après nous, ce sera difficile. Bientôt 50 ans. au lieu de critiquer pour critiquer, demandes-toi ce qui pourrait nous unir et faire avancer TOUT ce Pays ?
    P. Auguste
    auguste carlson 2016-01-11 14:35:00
    D'abord, que les polynésiens soient unis autour de ce drame, et qu'on arrête de diviser nos populations alors que les souffrances, les maladies ne regardent ni couleur politique, ni appartenance religieuse. Puis, que l'état français reconnaisse honnêtement qu'il y a un problème grave de santé dans notre Pays lié aux 193 essais nucléaires (ça rejoint le combat de Moururoa e tatou). En conséquence, qu'il répare vraiment ce qui est réparable ; qu'il accompagne totalement les malades liés directement ou indirectement à la radioactivité. Qu'il ouvre la possibilité à l'éducation d'enseigner dans toutes nos écoles-lycées-collèges-universités sur cette page dramatique (50 ans bientôt et rien encore). Qu'un pardon symbolique soit prononcé par des faits et des gestes envers ce Pays. Que les élus dans notre Pays arrêtent d'utiliser le nucléaire comme un leurre, juste pour avoir des sous, ou bien des voix, et que par ailleurs, ils ne sont pas convaincus que le nucléaire soit un problème. Que des études scientifiques sérieuses sur le futur de la santé de nos populations soient réalisées : maladies transgénérationnelles entre autre liées à la radioactivité comme cela se fait dans d'autres Pays. etc.
    Lolo 2016-01-08 22:43:00
    Ça veut dire quoi obtenir réparation...? Vous voulez quoi en réalité ? De l'argent... Expliquez nous...
    Association 193 2016-01-08 18:19:00
    Merci Erick pour ta réaction et ton commentaire. Il semble cependant que tu as interprété trop rapidement et superficiellement la démarche de l'association. "Obtenir réparation" est la suite logique de la démarche. En tout cas je signale que la plupart des membres actifs et engagés dans cette action sont des "jeunes" qui n'étaient pas nés en 1966. Se moquer c'est facile. Les aider à aller au bout de leurs interrogations est plus constructif.
    joseph nullingsworth 2016-01-08 16:21:00
    Tout, d'être libre de colonialisme !!

    `Ua rahu te atua i to`u ai`a
    Hono no`ano`a o te motu rau
    Heihei i te pua ri`i au e
    E firi nape morohi `ore
    `O ta`u ia
    E fa`ateniteni nei
    Te tuoro nei
    Te reo here. O te huia...
    `a h`i i to aroha
    `ia ora `o Tahiti nui e !
    Te tuoro nei
    Te reo here. O te huia...
    `a h`i i to aroha
    `IA ORA `O
    TAHITI NUI E !
    Erick Monod 2016-01-08 15:23:00
    Si le ridicule tuait , ce serait une hécatombe du côté des 193 !!!
    Un référendum dont la question serait " est-ce qu vous pensez que les essais ont été une bonne chose " . On croit rêver !,
    Et pourquoi pas : " voulez vous recevoir un million de dollars pour votre anniversaire ?" ou bien " aimez vous le chocolat ?" Ou bien encore " Pensez-vous que nos hommes politiques aiment l'argent !"
    Messieurs du 193 , c'est en 1966 qu'il fallait se battre pour un référendum ...et non pas après s'être gavé pendant 30 ans ....
    Le seul combat qui vaille la peine aujourd'hui c'est celui qui permettra d'obtenir réparation. ....et non pas des gesticulations pour faire oublier son absence de courage politique....et de décence .
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