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Nucléaire : la présence du césium 137 diminue

vendredi 16 décembre 2016

cesium

La concentration du césium 137 dans l’eau de mer océanique de 1983 à 2005, et lagonaire depuis 2006, va en décroissant. (© IRSN)

 

 

L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a mis en ligne, hier, son dernier bilan de la surveillance de la radioactivité en Polynésie française. Cette étude est réalisée sur l’année 2015.

Cette surveillance, menée depuis 1962, hors site de Moruroa et Fangataufa, “consiste à prélever régulièrement des échantillons de nature variée dans les différents milieux (air, eau, sol) avec lesquels la population peut être en contact, ainsi que des denrées alimentaires”, précise le rapport dans ses conclusions.

Ces investigations sont menées sur sept îles : Tahiti, Maupiti, Hao, Rangiroa, Hiva Oa, Mangareva et Tubuai. En 2015, l’IRSN a décidé rajouter Raivavae à ses études “pour évaluer la rémanence du plutonium et du césium 137”.

“Après une diminution régulière des niveaux de radioactivité depuis l’arrêt en 1974 des essais atmosphériques français d’armes nucléaires, les niveaux de radioactivité mesurée en 2015 sont stables, dans la continuité des années récentes”, précise le rapport. “Ils se situent à un niveau très bas. Cette radioactivité résiduelle est essentiellement attribuable au césium 137.”

Le rapport stipule que la dose annuelle ajoutée par la radioactivité d’origine artificielle est inférieure à 5 microsieverts, “soit environ 0,5 % de la dose associée à l’exposition naturelle en Polynésie”.

 

Les essais, mais aussi Fukushima

 

Dans ce dernier bulletin, l’IRSN constate des niveaux d’exposition très bas, inférieurs en moyenne à 1 millisievert. “Cependant, dans les îles hautes, des valeurs plus élevées ont été relevées lorsque des roches volcaniques sont présentes.

La valeur la plus élevée, 6 millisieverts, a été mesurée au sommet du mont Taitaa à Tubuai en 2013”, explique le rapport. “À la suite de la catastrophe de Fukushima, une surveillance radiologique renforcée de l’environnement a été mise en place et s’est poursuivie en 2015 dans le milieu marin.

Les mesures réalisées tout au long de l’année confirment l’absence d’impact de la contamination du domaine marin japonais dans les eaux polynésiennes”, poursuit le rapport, qui tente de lever nombre d’interrogations sur les conséquences dans l’océan Pacifique des déversements de fluides radioactifs lors du tsunami.

 

Étude des sols

 

 

“Des prélèvements de poissons pélagiques (thon, dorade coryphène, thazard…) ont été réalisés au voisinage des cinq archipels polynésiens : aucune augmentation de césium 137 par rapport aux années passées n’a été observée et le césium 134 n’a jamais été décelé, confirmant l’absence d’espèce migratoire contaminée dans cette zone.”

“Une nouvelle orientation du programme de surveillance mise en œuvre en 2014 s’est poursuivie en 2015”, explique le rapport dans son résumé. “Elle concerne l’étude de la radioactivité d’origine artificielle dans les sols, principale voie de transfert aux aliments actuellement.

Les analyses concernent principalement le césium 137, radionucléide encore décelable dans plus d’un tiers des denrées analysées, et les isotopes 238, 239 et 240 du plutonium, peu décelables dans les denrées mais dont les concentrations dans les sols restent relativement stables dans le temps (périodes radioactives longues et faible lessivage par les eaux de pluie). Les concentrations mesurées excèdent parfois 1 Bq.kg-1 sec, aussi bien pour le césium 137 que pour le plutonium dans les sols des îles hautes.”

 

Bertrand Prévost

 

 

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