NUKU HIVA – Préparation de trois mois d’exposition au Musée du Quai Branly à Paris

    mercredi 10 février 2016

    Une exposition sans précédent sur les Marquises va s’ouvrir au mois d’avril au Musée du quai Branly à Paris. L’historienne de l’art Carol Ivory sera la commissaire de cette exposition qui réunira 500 objets et documents destinés à illustrer la culture vivante de l’archipel.  Afin de promouvoir l’exposition, dix journalistes métropolitains ont été conviés par la directrice de la communication du Musée du quai Branly à venir découvrir l’archipel durant une semaine.

    C’est sous l’impulsion de Stéphane Martin président du Musée des Arts premiers du quai Branly à Paris, qu’aura lieu du 12 avril au 24 juillet prochain la plus grande exposition sur les îles Marquises jamais organisée dans le monde.
    En effet, après une première exposition relative à l’archipel en 1994 au Musée de l’Homme de Paris, une très belle exhibition au Metropolitan Museum of art (MET) de New York en 2005 et une exposition plus modeste en 2009 dans la ville de Chartres en Eure-et-Loir, C’est au tour du Musée du quai Branly d’accueillir les Marquises.
    Pour ce faire, Stéphane Martin a fait appel à l’historienne de l’art d’origine américaine Carol Ivory, par ailleurs fidèle conférencière sur le cargo mixte Aranui, afin qu’elle soit le commissaire de l’exposition intitulée « Matahoata, arts et société aux îles Marquises ».
    « Notre idée est de présenter l’exposition du point de vue des Marquisiens, explique Carol Ivory, c’est pourquoi elle s’ouvrira sur la légende de la création des îles de l’archipel, avec divers documents qui s’y rapportent. Sur l’ensemble du site, il sera proposé aux visiteurs près de 350 objets datant des temps les plus anciens jusqu’à aujourd’hui. Ils seront répartis en une quinzaine d’espaces, chacun ayant un thème ou une époque précise. Pour ne donner que quelques exemples, on trouvera dans l’espace destiné à la vie quotidienne des objets tels que des tapa, pilons, koka, fruitiers et autres bols à kava ou encore une pirogue. Dans l’espace alloué à la religion seront exposés des tikis en bois et os, les moulages de tikis de pierre réalisés à Hiva Oa par l’archéologue Pierre Ottino, des objets cérémoniels, des coiffes, des récipients réservés aux scalps humains et bien d’autres choses encore. De nombreuses illustrations, photos, dessins, gravures, peintures, vidéos viendront compléter l’exposition. Il est important de préciser que la majeure partie de ces objets et documents nous est prêtée par des musées européens. Nous n’avons pas sollicité les musées internationaux pour des raisons de coût et de logistique. »
    Au total, l’exposition qui s’étendra sur 2 000 m2, regroupera près de 500 objets et documents (contre 60 lors de l’exhibition de 2005 au MET). Véronique Mu Liepmann, ancienne conservatrice du Musée de Tahiti et ses îles, puis Marie Noëlle et Pierre Ottino, respectivement ethnologue et archéologue, ont apporté leurs conseils scientifiques et leur expertise à Carol Ivory afin que l’histoire, la culture et le quotidien des Marquises s’exposent le plus harmonieusement possible.

    De notre correspondante Marie Edragas

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    Un petit plus, côté animation

    La délégation métropolitaine au côté du groupe de danse de Fabienne et Ronald. Actuellement le groupe cherche des sponsors pour financer le voyage d’une quinzaine de danseurs à Paris. Leur présence sur place serait un vrai plus lors de l’ouverture au public de l’exposition « Matahoata, art et société des îles Marquises ». Les journalistes parisiens, particulièrement réceptifs à cet aspect de la culture marquisienne, ont proposé d’apporter leur aide quant à l’hébergement des danseurs à Paris. Reste cependant à trouver le financement des billets d’avion.

    Contact : Debora Kimitete : (689) 87.20.12.61

    Afin de communiquer sur l’exposition marquisienne, Nathalie Mercier, directrice de la communication du Musée du quai Branly, a convié dix journalistes métropolitains à venir découvrir l’archipel en amont. De gauche à droite : Philippe Royer du Pèlerin magazine, Frédéric Karpyta de ça m’intéresse, Sophie Cachon de Télérama, Danièle Attali du Journal du dimanche, Anne Tezenas du Montcel de Challenges, Élisabeth Couturier de Paris Match, Laurent Carpentier du journal Le Monde, Eric Bietry-Rivierre du Figaro, Sabine Gignoux de La Croix et Yves Jaeglé du journal Le Parisien. Accompagnés de Mesdames Mercier et Ivory puis de Pascal Erhel en charge du dossier Unesco des Marquises, les journalistes ont été accueillis à Nuku Hiva par Jeanne Kautai première adjointe au maire de Nuku Hiva, Julien Tamarii de l’académie marquisienne et Débora Kimitete coordinatrice du déplacement sur Nuku Hiva. Tous trois leur avaient concocté un programme bien chargé afin qu’ils puissent rencontrer les personnes ressources de l’île, puis qu’ils découvrent les sites archéologiques inscrits dans le dossier de classement des Marquises à l’Unesco, entre autre.

    Intégrer le monde à sa propre culture

    Afin de mieux faire entendre le contenu de cette exposition relative aux îles Marquises, Nathalie Mercier (photo ci-contre au centre) directrice de communication du Musée du quai Branly, et Carol Ivory, commissaire de l’exposition, ont initié le projet d’organiser un séjour d’une semaine à Hiva Oa puis à Nuku Hiva, pour une dizaine de journalistes métropolitains. Avec l’aide financière du GIE Tahiti tourisme puis de la compagnie Air Tahiti nui ce projet est devenu réalité la semaine dernière.
    « À travers ce voyage nous avons voulu montrer aux journalistes la vivacité et le dynamisme de la culture marquisienne », explique Nathalie Mercier. « Ces journalistes sont les plus importants de la presse écrite nationale et représentent ensemble plusieurs millions de lecteurs qui vont pouvoir mieux s’imprégner de l’évolution de la culture marquisienne à travers le temps. »
    « Ce qui ressort de notre séjour, indépendamment du fait que nous aimerions tous rester ici plus longtemps, c’est la façon dont la jeunesse est particulièrement attachée à son identité marquisienne ; elle ne dilue pas avec le monde global, mais au contraire elle prend le monde alentour pour l’incorporer dans sa culture, elle fait perdurer la tradition dans la modernité. C’est aussi ça que dira l’exposition ; les objets que nous allons montrer ne sont pas seulement des objets d’art mais aussi des objets connectés au quotidien et qui ont une véritable signification. »
    Les articles concernant l’exposition devraient paraître dans les différentes publications lors de l’ouverture de l’exposition.
    (ME)

    teikitohe 2016-02-16 06:11:00
    Valamazone 2016-02-13 09:07:00
    Une expo Polynésienne à Paris !! Ei Tatue !! Souhaiterai y venir avec mon tane & ma tama here, depuis Montpellier dans le sud de la France........3 Invitations (entrée Musée) seraient bienvenues ! Mauruuru
    Stef 2016-02-10 16:06:00
    MATA HOATA au Quai Branly = c'est génial ! Oui il faut que le groupe de danse soit présent, la culture polynésienne c'est aussi un spectacle vivant !!! ;-)
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