NUKU HIVA – La transmission culturelle au cœur de l’éducation

    vendredi 18 novembre 2016

    culture

    Le râpage de coco, une activité que les enfants n’avaient encore jamais pratiqué. (© Marie Edragas/ LDT)

     

    C’est sous l’impulsion des enseignants des classes de maternelles de l’école primaire publique Patoa de Taiohae qu’une journée patrimoniale a été organisée à Nuku Hiva.

     

    Il n’est jamais trop tôt pour s’initier à la culture de la Terre des hommes. Pour ce faire les jeunes écoliers et leurs maîtresses se sont déplacés il y a quelques jours sur le toua Temehea, haut lieu de la culture locale, pour y rejoindre les bénévoles ayant préparé des ateliers de démonstrations artisanales. La cellule de promotion de la santé des Marquises était également partenaire de l’opération puisqu’à travers un stand relatif à la cuisine de l’archipel, les messages liés à l’alimentation saine étaient présents.

    “Cette journée a plusieurs objectifs”, explique Elvira Bonet enseignante et coordinatrice de l’événement. “D’abord il s’agit de faire en sorte que les plus jeunes enfants s’imprègnent de la culture marquisienne de la façon la plus simple, c’est-à-dire en la mettant en application. Il s’agit également de travaux collectifs qui permettent aux enfants d’apprendre le respect de l’autre et le fair-play, notamment à travers de petites compétitions ludiques. Puis enfin, nous souhaitons faire en sorte que les enfants puissent identifier les éléments de leur culture en les nommant en français et en marquisien.”

    Ainsi, en l’espace d’une matinée, les enfants âgés de 2 à 5 ans , répartis en plusieurs groupes, ont pu voir, manipuler, sentir, goûter, écouter, bouger, dire et répéter quelques mots en marquisien à travers des ateliers de confection de Kumuhei, paku, popoi, tressage, confection de couronnes fleuries, contes et chants ou encore des activités physiques et notamment la course en sac.

     

    Garder une empreinte

     

    Il s’agissait également de mettre en avant les activités de création artistique. Les enfants devaient réinvestir la technique du frottage et pour cela se déplacer sur le paepae, poser leurs feuilles de papiers sur les tikis et autres roches poreuses puis frotter avec divers matériaux ; craies, crayons de cire, graphites, et feuilles de terevete afin de récolter de belles empreintes.

    Une manifestation qui a remporté un vif succès auprès des enfants, des enseignants, des parents d’élèves et autres bénévoles venus apporter leur contribution. Ainsi, il est fort à parier que l’opération sera reconduite l’an prochain.

    De notre correspondante Marie Edragas

     

    La technique du frottage devait permettre de récupérer le négatif des sculptures du paepae sur des feuilles de papier. (© Marie Edragas/LDT)

    La technique du frottage devait permettre de récupérer le négatif des sculptures du paepae sur des feuilles de papier. (© Marie Edragas/LDT)

    Pour confectionner le traditionnel Kumuhei marquisien (bouquet de senteur), il fallait savoir reconnaître et nommer les fleurs, la poudre de santal, l’ananas, le vétiver ou encore, le basilic sauvage. (© Marie Edragas/LDT)

    Pour confectionner le traditionnel Kumuhei marquisien (bouquet de senteur), il fallait savoir reconnaître et nommer les fleurs, la poudre de santal, l’ananas, le vétiver ou encore, le basilic sauvage. (© Marie Edragas/LDT)

    La préparation  d’un masque restructurant pour les cheveux à base de coco a beaucoup amusé les enfants, en particulier lorsqu’il a fallu passer à l’application sur un adulte. (© Marie Edragas/LDT)

    La préparation d’un masque restructurant pour les cheveux à base de coco a beaucoup amusé les enfants, en particulier lorsqu’il a fallu passer à l’application sur un adulte. (© Marie Edragas/LDT)

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