O Oe To Oe Rima satisfait, la grève semble écartée au CHPF

    mardi 28 juillet 2015

    La centrale syndicale O Oe to Oe Rima a lancé le 23 juillet un préavis de grève en 9 points au CHPF. Il s’agissait pour le syndicat, non seulement de mettre un terme à la précarité des salariés en CDD mais aussi d’établir “et sans délai” un calendrier de travail avec “un échéancier réaliste” pour les cadres d’emplois. 
    Une autre des revendications concernait également le soutien au directeur de l’hôpital, Christophe Bouriat, menacé d’une révocation immédiate, “sous la pression de certains syndicats”, selon le leader de O Oe To Oe Rima, Atonia Teriinohorai. 
    Après la rencontre avec le directeur par intérim du CHPF, James Cowan, hier après midi, le syndicat confirme qu’il a obtenu satisfaction sur la majorité des points de revendications figurant sur le préavis de grève, écartant ainsi le spectre d’un nouveau conflit. 
    Pour autant, le cas du directeur de l’hôpital semble avoir été scellé par le ministre de la Santé. L’intéressé dispose d’un délai de trois mois pour intenter un recours auprès de la justice administrative.
    Selon Atonia Teriinohorai, l’éviction de Christophe Bouriat serait, en effet, la conséquence de “petits arrangements” entre certains leaders syndicaux et le ministre de la Santé, Patrick Howell. 
    “Le cas de Christophe Bouriat est un problème personnel dont il appartient au ministre de la Santé de trouver une solution. Malgré tout, il faut savoir que nous ne sommes pas du tout d’accord sur la méthode, ni sur les prétextes qui sont invoqués pour le renvoyer. L’embauche dans les différents ministères de membres de la famille des ministres n’a jamais posé de problèmes de conscience jusqu’à présent et, aujourd’hui, certains feignent de s’en offusquer. S’il fallait virer tous les ministres qui ont embauché un membre de leur famille, le gouvernement serait décimé. Dire qu’il a embauché sa femme est un faux problème, d’autant plus que celle-ci était stagiaire et qu’elle était rémunérée par son ancien employeur de métropole, et non pas sur les crédits du CHPF. Le problème de Christophe Bouriat est qu’il a tenu tête à certains syndicats et que ces derniers ont eu sa peau, c’est tout”. 
    D’après des informations qui circulent avec instances depuis vendredi dernier, Charles Marty serait pressenti pour occuper les fonctions de directeur du CHPF en remplacement de Christophe Bouriat.

    Répondre à la demande des salariés

    Pour Atonia Teriinohorai, le dépôt du préavis de grève émane de la demande des salariés. “C’est la majorité des salariés qui a été écœurée par la décision de mettre à pied le directeur. Ils nous ont demandé d’agir. C’est à leur demande que nous avons déposé ce préavis de grève, et que nous y avons répondu favorablement”. 
    Atonia Teriinohorai voit dans la défense du directeur de l’hôpital une partie des prérogatives des syndicats. Cette défense doit bénéficier à n’importe qui, quel que soit son statut ou son origine. 
    “On nous reproche de défendre un Métropolitain. Mais, pour moi, il s’agit avant tout de défendre un salarié injustement sacrifié pour satisfaire certains syndicats. O Oe To Oe Rima défend tous les salariés, sans distinction, surtout lorsqu’ils sont injustement sanctionnés”.
    Selon O Oe To Oe Rima, le ministre de la Santé n’a pas pris la mesure de la grogne des salariés du CHPF. 
    “Patrick Howell ne nous a pas reçus ni même fait savoir qu’il souhaitait nous recevoir. Nous avons rendez-vous cet après midi (hier) avec le directeur par intérim de l’hôpital James Cowan pour lui exposer notre principale revendication qui concerne la mise en place d’un calendrier de travail pour discuter des cadres d’emplois. Nous aurions voulu également rencontrer le ministre pour lui rappeler qu’il ne devait pas se mêler des règlements internes et virer le directeur à chaque fois qu’il déplaît à certains. Ce directeur a fait avancer des dossiers qui, jusqu’alors, étaient en sommeil ou qui n’avaient pas été abordés. Demain (aujourd’hui) nous prendrons la décision de bloquer le CHPF ou pas. S’il faut le faire nous le ferons et nous prendrons notre responsabilité. Si le gouvernement veut laisser pourrir la situation il faudra qu’il assume les conséquences de cette décision. Fuir ses responsabilités n’a jamais permis de résoudre les conflits”. 

    Pascal Martin

    Save The Cheerleader 2015-07-28 12:47:00
    Bonjour, une interview intéressante mais qui hélas ne permettras pas de faire évoluer la décision de Howell. La solution ? Virer Howell et mettre un ministre plus compétent !
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