Œufs contaminés : le ton monte entre la Belgique et les Pays-Bas

    jeudi 10 août 2017

    oeuf

    Des dizaines de millions d’œufs ont été retirés de la vente depuis la semaine dernière dans plusieurs pays européens après les premières révélations faites aux Pays-Bas début août. (Photo : John Thys/AFP)

    La Belgique a déploré hier le manque d’informations venant des Pays-Bas dans le scandale des œufs contaminés, reprochant à ce pays de ne pas avoir informé plus rapidement ses voisins malgré la découverte dès novembre 2016 d’un insecticide dans des œufs, une critique rejetée par La Haye.

    La France a, elle aussi, regretté le déficit d’informations dans ce dossier.

    “Quand un pays comme les Pays-Bas, un des plus gros exportateurs d’œufs au monde, ne transmet pas ce genre d’information, ça pose vraiment problème”, a déclaré le ministre de l’Agriculture belge, Denis Ducarme, lors d’une audition publique extraordinaire devant des députés.

    Cette critique a été relayée en creux par son homologue français Stéphane Travert, qui a également égratigné la Belgique, en exprimant son souhait d’avoir à l’avenir “des échanges beaucoup plus fructueux et beaucoup plus rapides” avec ces pays en pareille situation.

    Des dizaines de millions d’œufs ont été retirés de la vente depuis la semaine dernière dans plusieurs pays européens après les premières révélations faites aux Pays-Bas début août. L’affirmation du ministre belge a été démentie par un haut responsable du NVWA, l’agence néerlandaise de la sécurité alimentaire.

    Le reproche que nous aurions eu vent en novembre 2016 de fipronil dans les œufs ne correspond pas (à la vérité)”, a déclaré Rob van Lint, inspecteur général du NVWA, cité dans un communiqué.

    “Un de ces signaux est arrivé en novembre 2016 comme tuyau anonyme auprès de la NVWA sur l’utilisation illégale de biocides (fipronil) lors du nettoyage de poulaillers pour lutter contre le pou rouge (un parasite qui s’attaque aux poules, NDLR). À ce moment-là, il n’y avait aucune indication d’un risque aigu pour la sécurité alimentaire. Il n’y avait pas d’indication que du fipronil pourrait se trouver aussi dans les œufs”, a-t-il soutenu.

    Sommé de venir s’expliquer, Denis Ducarme a présenté hier un rapport de l’agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca), que le gouvernement belge réclamait afin de lever la confusion régnant autour de l’origine de la contamination.

    La Belgique avait été le premier pays de l’Union européenne (UE) à notifier le 20 juillet la Commission européenne via le système d’alerte mis en place en cas de risque pour la santé des consommateurs.

    L’Afsca indique dans son rapport que deux notes du NVWA adressées au ministre néerlandais lui ont été transmises “par hasard”, a expliqué Denis Ducarme, faisant “état du constat de présence de fipronil au niveau des œufs néerlandais dès la fin novembre 2016”. Les notes elles-mêmes datent de juillet, a-t-il précisé.

    Si ces informations avaient été connues, “la vigilance par rapport au fipronil aurait été accrue, fortement accrue” en Belgique, a assuré Denis Ducarme. Il a toutefois ajouté qu’il ne s’agissait pas de faire un procès à ses voisins.

     

    AFP

     

     

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