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Olympiades de sciences – Les lycéens rivalisent d’ingéniosité

vendredi 3 mai 2019

Les vainqueurs des premières Olympiades de sciences de l’ingénieur sont trois élèves de première de La Mennais. Christelle Lehartel, ministre de l’Éducation, et Thierry Delmas, directeur de la Direction générale de l’éducation et des enseignements, ont remis leurs prix aux six équipes composant le palmarès. (© Yan Roy)

Les vainqueurs des premières Olympiades de sciences de l’ingénieur sont trois élèves de première de La Mennais. Christelle Lehartel, ministre de l’Éducation, et Thierry Delmas, directeur de la Direction générale de l’éducation et des enseignements, ont remis leurs prix aux six équipes composant le palmarès. (© Yan Roy)

Des élèves passionnés. Issus de première ou terminale de bac scientifique (S, option sciences de l’ingénieur), ou de bac technologique (STI2D = sciences et technologies de l’industrie et du développement durable), cinquante-cinq jeunes participaient, hier matin, aux Olympiades de sciences de l’ingénieur, à la CCISM, à Papeete.

Un concours où il s’agissait de présenter des projets d’ingénierie. C’est l’équipe n° 11, composée de trois élèves de première du lycée La Mennais, qui l’a emporté, avec son projet abouti de bouée connectée. Une bouée maritime connectée qui transmet la température, la qualité de l’eau et la vitesse du vent sur son site d’implantation.

Selon l’Union des professeurs de sciences et techniques industrielles (UPSTI), à l’initiative de ce concours, en collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale, c’était hier le “rendez-vous de l’enthousiasme, de l’ingéniosité, de la passion et du travail en équipe, pour des élèves qui rêvent de devenir ingénieurs ou techniciens”.

Au total, seize équipes étaient en concurrence, en provenance de deux établissements : La Mennais et Taaone.

Le lycée Pomare de Papeete et le lycée polyvalent de Taravao, absents hier, seront peut-être de la partie lors d’une prochaine édition. Si, dans l’Hexagone, le concours existe depuis dix ans, au fenua, il s’agissait du premier du genre.

Dans le hall de la CCISM, chaque équipe avait installé un stand pour présenter un projet expérimental d’ingénierie.

 

Vingt minutes pour convaincre

 

“Ils ont identifié un besoin, se sont approprié les démarches d’un ingénieur pour proposer des solutions innovantes, sur des thèmes très variés”, explique Grégory Richardson, professeur de classe préparatoire aux grandes écoles, à Taaone et membre de l’UPSTI.

“Dans leurs filières, ils ont un enseignement ‘projet’. Ils ont donc commencé à travailler sur un projet depuis le début de leur année scolaire, mobilisés quelques heures par semaine”, indique-t-il.

Cinq groupes composant un jury (enseignants, chercheurs et représentants du monde industriel) ont tourné en matinée, en parallèle. Chaque équipe devait être évaluée deux fois, par deux jurys différents.

Des évaluations d’une vingtaine de minutes, avec dix minutes de présentation par les élèves, et dix autres minutes de questions-réponses entre élèves et jury.

Capacité d’innovation, esprit d’initiative et esprit critique, démarche de projet et travail collaboratif, qualité des solutions technologiques, expérimentation, modélisation sont quelques-uns des critères qui ont permis de désigner l’équipe lauréate.

Celle-ci sera invitée à participer à la finale nationale, le 27 mai, par vidéoconférence. L’organisation espère pouvoir envoyer les prochains gagnants dans l’Hexagone, dans les années à venir.

 

YR

 

Un traqueur pour orienter les panneaux solaires

(© Yan Roy)

(© Yan Roy)

Ils n’ont pas gagné le 1er prix. Mais ces deux jeunes de La Mennais ont toutefois su convaincre avec leur projet (Équipe n°5, projet SolarX). Ils ont obtenu la 4e place.

“On s’est dit que ce serait bien d’économiser de l’énergie, avec les panneaux solaires, qui n’ont pas un rendement très efficace. Notre projet vise donc à apporter du gain, avec un traqueur solaire qui se dirige vers le soleil pour capter le plus de lumière possible. On a prévu un ajustement de nos panneaux solaires assez lent. Car ce serait une perte d’énergie d’actualiser trop souvent l’orientation des panneaux. Donc, on a prévu une réorientation toutes les dix minutes. (…) L’idée nous est venue suite à un questionnement sur l’environnement et les nouvelles qui, sur ce thème, ne sont pas bonnes.”

 

 

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