Habillage fond de site

Omygod et Orion, deux reproducteurs attendus

mercredi 26 juin 2019

Orion, tout juste un an, de race Santa Gertrudis (à gauche) et Omygod, un an et quatre mois, de race Limousine (à droite). Photo : Anne-Charlotte Bouleau

Orion, tout juste un an, de race Santa Gertrudis (à gauche) et Omygod, un an et quatre mois, de race Limousine (à droite). (Photo : Anne-Charlotte Bouleau)


Deux taurillons originaires de Nouvelle-Calédonie sont arrivés, vendredi soir dernier, à la Presqu’île, après plusieurs heures de vol et de route. Ils devront attendre encore quelques mois avant d’accomplir leur mission de reproduction, en vue de fournir plusieurs dizaines d’éleveurs, dans un souci de renouvellement génétique. Financée par le Pays à hauteur de 8 millions de francs, cette nouvelle importation était attendue depuis une quinzaine d’années.

Arrivés de Nouvelle-Calédonie par avion, vendredi dernier, les deux taurillons de 500 kg ont été directement transférés par camion vers le plateau de Taravao, où ils ont intégré la station d’élevage de la direction de l’agriculture dans la soirée. Mais avant de profiter pleinement des soixante-dix hectares du site, Omygod, un an et quatre mois, de race Limousine, et Orion, tout juste un an, de race Santa Gertrudis, devront patienter encore un peu.

“Ils sont appelés à devenir les futurs reproducteurs de la station. Ils pourront avoir des produits à un horizon d’environ deux ans, car, actuellement, ils sont encore trop jeunes pour être mis en reproduction. Il faut attendre qu’ils aient terminé leur croissance, tout en sachant que le temps de gestation d’une vache est de neuf mois”, précise Valérie Antras, vétérinaire en charge du développement des filières d’élevage. Les premiers veaux sont donc attendus entre fin 2020 et début 2021.

 

Renouveler le sang

 

Le coût total de cette opération à l’initiative du Pays est de l’ordre de 8 millions de francs, un investissement qui s’avère nécessaire dans le cadre de la poursuite du développement de la filière de production locale.

“La vocation de cette station, c’est de fournir des reproducteurs de qualité aux éleveurs de Polynésie, qui vont pouvoir bénéficier d’une amélioration génétique. On a besoin de renouveler le sang pour éviter la consanguinité. Nos vaches sont toutes nées du même taureau, avec une dernière importation qui remonte à 2004. Ce renouvellement était urgent”, confie Valérie Antras.

Actuellement, environ soixante-dix éleveurs sont repartis sur l’ensemble du territoire, principalement à la tête d’exploitations de petite taille, notamment dans les îles. “On va continuer de les aider à produire de la viande pour le marché formel, avec l’installation de structures d’abattage dans les archipels pour leur permettre d’accéder à d’autres marchés, comme les cantines scolaires”, souligne la vétérinaire, eu égard au respect des normes d’hygiène.

Hier, les deux invités de marque avaient le droit à toute l’attention qui leur est due de la part des agents en charge de la gestion du site. Selon le chef d’exploitation, André Tetuira, la mise au pré, toujours en duo, serait imminente.

“Ils n’ont pas grandi ensemble, mais ils s’entendent bien. Ils ont déjà goûté à l’herbe du plateau et à la pluie : ils ont l’air d’aimer ! Leur présence, c’est vraiment une bonne nouvelle pour nous, mais surtout pour les éleveurs”, remarque ce dernier, les yeux rivés sur ses nouveaux protégés, dont les surnoms polynésiens seraient en cours de réflexion, afin de parfaire leur intégration.

 

A.-C.B.

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