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Shy’m en concert : “Ce séjour, on y pense depuis des mois”

mardi 18 septembre 2018

Shy’m sera en concert à To’ata, vendredi 21 septembre et en dédicace aujourd’hui, dans le centre-ville de Papeete. (© Christophe Cozette)

Shy’m sera en concert à To’ata, vendredi 21 septembre et en dédicace aujourd’hui, dans le centre-ville de Papeete. (© Christophe Cozette)


Auteure-compositrice-interprète, danseuse et animatrice de télévision française. Shy’m a fait ses premiers pas de chanteuse en 2005 en featuring de K. Maro sur la chanson Histoire de luv’, et a sorti son premier single en 2006, Femme de couleur, extrait de son premier album, Mes fantaisies. Six albums plus tard, vendus à près d’un million d’exemplaires et de nombreux hits comme Et alors, nombreuses récompenses en poche et vedette aussi à la télévision – en attendant le cinéma –, Shy’m est à Tahiti, pour un concert unique, vendredi avec Daddy Nuttea, en première partie grâce à Tahiti Music Prod.

C’est une première le fenua pour vous. Comment vous sentez-vous ?

Très heureuse. Je suis arrivée cette nuit (la nuit dernière) et on découvre les environs. En ouvrant les rideaux, j’ai vu l’océan à perte de vue, c’est très agréable. Ce séjour, on y pense depuis des mois. D’y être, on a du mal à réaliser.

 

Vous connaissez le public tahitien ?

Pas du tout, cela va être une rencontre. C’est un public francophone et on est à l’autre bout de la France. Qu’autant de gens nous suivent de si loin, ce n’est pas rien et c’est très excitant.

 

Comment va se dérouler le concert de vendredi ?

On a décidé de faire le même show, que celui du début de la tournée. Je suis venue avec quatre musiciens. C’est une formule plus épurée que les années précédentes, plus intimiste pour un meilleur contact avec le public. Il y aura aussi une part d’improvisation.

Je vais beaucoup revenir sur mes précédents albums avec des titres comme Femmes de couleur, Victoire, Et alors et quelques titres du nouvel album. On aura également une reprise de Jean-Jacques Goldman, Veiller tard, une chanson que j’aime beaucoup. Elle n’est pas une des plus connues mais elle a un texte sublime. Je l’ai découverte, il y a plusieurs années. Je l’emmène avec moi sur scène, depuis longtemps.

 

Quel serait votre message aux fans ?

J’ai vraiment hâte de les rencontrer, c’est beaucoup d’excitation et d’inconnu. J’ai l’habitude de rencontrer les publics français, belge, suisse. J’espère qu’ils vont apprécier le show.

C’est la dernière date de la tournée, elle va avoir une saveur différente, avec un peu de nostalgie. Cela va être un moment magique et particulier de vivre cela ici.

 

Y aura-t-il une touche polynésienne au show ?

En arrivant à l’aéroport, on a été accueilli par des danseurs. Si on a le temps, si je peux ajouter quelque chose de typique, je le ferai avec beaucoup de plaisir. C’est comme un cadeau pour l’accueil incroyable et formidable qu’on a reçu à l’aéroport.

 

Vous êtes passée du R’n’b à la pop et à la dance. Qu’est-ce qui a provoqué ce virage ?

Cela s’est fait naturellement. En 2005-2006, il y avait beaucoup de R’n’b à la télé et j’écoutais du hip-hop. J’avais envie de chanter ces musiques. La musique a changé, elle s’est métissée. Dans le rap et la pop, il y a différents styles musicaux.

J’ai commencé à 19 ans, j’en ai 32 aujourd’hui. Forcément les goûts changent. J’ai toujours eu peur de rester enfermée dans un carcan et d’être la fille qui ne fait que du R’n’b et qui danse.

 

Vous faites aussi de la télévision. Cela est-il important pour vous ?

Ce sont des challenges. C’est beaucoup d’angoisse et de pression à chaque fois car ce sont des corps de métier très différents. Quand je suis jury sur Danse avec les stars ou animatrice pour La Nouvelle Star, c’est très différent de ce que je fais depuis douze ans.

Mais si on vient me chercher pour incarner un rôle, c’est qu’on me fait confiance et que j’en suis capable. Je prends ça comme un défi et fais en sorte de m’amuser. Dès que je suis lancée, je m’y mets à fond, je travaille beaucoup.

Pour une ancienne timide maladive, c’est extraordinaire de ce que faire ce que je fais.

 

À quand le cinéma ?

Bientôt, j’espère. C’est quelque chose qui me trotte dans la tête depuis pas mal de temps et que j’aimerais beaucoup faire. Mais chaque chose en son temps.

J’ai déjà eu des propositions mais j’aime que les choses arrivent à point nommé, sans les précipiter, pour faire les bons choix. Quand on est chanteuse et qu’on veut se lancer dans le cinéma, on n’a pas le droit à l’erreur. J’ai envie que mon choix soit vrai et assuré pour avoir le moins de regret possible.

 

Avez-vous un souvenir particulier d’un concert ?

J’en ai plein. Le plus relayé, ce n’est pas le plus cool, c’est ma chute à Bercy. Cela fait partie de la carrière d’un artiste, on s’est tous pris les pieds dans les escaliers ou dans les fils. Je l’ai cherché puisque c’est moi qui y suis allée. J’étais dans un état second et dans une excitation particulière car il y avait eu les attentats la veille. Cela a diverti les gens quand ils en avaient besoin.

 

Vous avez dû annuler des dates au début de cette tournée. Ce fut un moment difficile ?

Non, pas difficile car j’ai pris le parti de donner les vraies raisons et d’être transparente. J’ai voulu être franche, s’il y avait eu plus de billets vendus, j’y serais allée avec plaisir. Je pense que le public a apprécié cette franchise. Et ce ne fut que quatre ou cinq dates annulées qui ont été ajoutées ensuite. On a eu une belle tournée.

Moins de décor, moins d’artifice, sans danseurs, cela a été un choix. Je me suis rendu compte que j’ai pris un pied immense, que j’ai pu être libre de faire ce que je voulais, d’être presque nue sur scène. Ce fut une des plus belles expériences de ma vie.

 

On vous découvre avec vos tatouages. Ce sont des étapes de votre vie ?

Oui, ce sont des étapes, des souvenirs, des leitmotivs. Pour ma première fois ici à Tahiti, j’ai souhaité prendre rendez-vous la veille de mon départ pour me faire tatouer. J’y vais avec mon coiffeur et maquilleur, qui est aussi tatoué.

Le mot tatouage est né ici. Il y a une vraie histoire, une vraie culture derrière, je ne pouvais pas repartir sans m’en faire un. Je ne connais pas l’emplacement mais je connais le motif.

 

Propos recueillis par Christophe Cozette

 

concert shym

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