Ono’u, jamais deux sans trois

    mardi 30 août 2016

    Ono’u

    La vahine assoupie de Papeete réalisée par Seth. Il réalisera sans doute une fresque à Raiatea, cette fois-ci. (Photo : TNG/Ono’u)


    Le festival du graffiti revient à partir du 2 octobre

     

     

    Un festival haut en couleur. Ono’u, le festival international du graffiti, qui s’est déroulé en mai 2014 et 2015, revient dans un peu plus d’un mois à Papeete, pour le plus grand plaisir des aficionados de la bombe de peinture et de cet art urbain qui a profondément modifié, en deux ans, le look de Papeete.

     

    La capitale va être embellie du 2 au 8 octobre et, c’est l’une des nouveautés réservées pour ce festival international graffiti et street art Ono’u 2016, la capitale des îles Sous-le-Vent, Raiatea, va accueillir ces artistes dans la foulée, du 9 au 12 octobre.

    Pour cette troisième édition, le comité organisateur scinde l’événement en deux parties, pour ne garder que le festival (sans concours donc cette fois-ci, mais promis, il aura lieu dans quelques mois), pour une question de budget, mais surtout dans un souci organisationnel.

    “Le principe reste le même avec la réalisation de grandes fresques en centre-ville, avec pour beaucoup, des artistes différents pour agrandir le parcours street art Ono’u de Papeete”, explique dans les grandes lignes Jean Ozonder, l’un des organisateurs du festival, en exclusivité pour La Dépêche de Tahiti.

    Huit grands nouveaux murs – ou supports – du centre-ville de Papeete vont être recouverts de ce déluge de couleurs, s’ajoutant ainsi aux 18 existants, sans compter les différentes fresques réalisées durant la phase “concours”, les deux années précédentes, comme à l’école Saint-Paul-Sainte-Thérèse ou au stade de la Faataua.

     

    Un certain nombre d’artistes qui ont déjà peint ici comme Kobra, et ses visages kaléidoscopes (rue Dumont d’Urville), et Seth (immeuble Tahiti iti) reviennent nous en enchanter, mais de nouvelles stars du graff viennent nous bomber pour la première fois.

     

    Adnate, “l’un des meilleurs portraitistes du monde”, sera de la partie, mais le festival évolue vers un art urbain plus complet, avec “des artistes arrivés à une telle maturité”, comme Peeta, pionnier du graffiti en relief. “Selon où l’on se trouve, la fresque sort comme en 3D”.

    D’autres, comme Pantone, gèrent des volumes pour réaliser des fresques très graphiques. Bordalo II mêle le graff et la sculpture (du “trash art”, il réalise des fresques et y inclut des objets recyclés dans une grande sculpture), Leon Keer est le roi du trompe-l’œil.

     

    “Ce ne sont que des artistes qui sont partis de l’univers du graffiti, mais qui ont poussé les portes de l’art contemporain”, expliquent, enthousiastes, les organisateurs Jean Ozonder et Sarah Roopinia.

    Un espace permanent d’art contemporain

     

    Et le casting, n’est pas fini. Le portugais Vhils a troqué les bombes de peinture pour réaliser des fresques avec une perceuse, le français Marco93 rehausse ses graff avec du light painting, un duo emmené par le Français Kalouf va réaliser une fresque, mélangée avec une vidéo, qui la rend animée.

     

    Enfin, dans le but de “dynamiser le centre-ville de Papeete”, Cranio va créer un parcours de personnages à retrouver au sein du centre Vaima, qui deviendra, durant cette semaine d’octobre, un point central du festival. En effet, de nombreux escaliers et murs du centre commercial du centre-ville seront investis par les graffeurs.

    Seconde nouveauté de cette édition, un lieu, tenu encore secret, va se transformer en “premier espace permanent d’art contemporain” grâce à la performance indoor – une première –, qui va être réalisée par une bonne partie des artistes conviés, les nouveaux comme les anciens.

    “Ce lieu va servir de pont entre les différentes prochaines éditions, où l’on pourra y lancer diverses communications vers l’étranger”, précisent les deux acolytes. Il deviendra également le point de départ d’un futur Papeete street art tour, qui offrira un tour guidé des fresques de la capitale, notamment pour les touristes, d’ici quelques mois.

     

    L’ouverture de ce nouveau lieu de l’art contemporain donnera lieu à une grande soirée de clôture du festival tahitien, avant de s’envoler vers Raiatea, pour une première dans les îles (lire ci-dessous).
    Parmi les anciens artistes, on retrouvera les vainqueurs internationaux et locaux des deux précédentes éditions (lire ci-dessous) et des artistes comme Seth ou Askew. Outre une bonne partie du centre Vaima, un grand mur du lycée de Tipaerui sera également un lieu, revu et coloré lors de cette édition.

    Les autres murs sont en cours de sélection, mais quoi qu’il en soit, on peut s’attendre, encore une fois, à une explosion de couleurs pour le plus grand plaisir de nos yeux, pour cette nouvelle édition.

     

    Retrouvez notre sélection de fresques réalisées dans le monde par les nouveaux artistes : ICI

     

    Christophe Cozette

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