OPT et CHPF : dernier jour de négociations avant la grève

    mardi 31 mars 2015

    Si le conflit à la CPS fait du surplace (lire ci-contre), il n’en est pas de même pour les autres préavis de grève, où les négociations ont commencé hier matin pour l’OPT, ou se poursuivent pour le centre hospitalier de la Polynésie française. Du côté du CHPF, les discussions vont bon train. Après celles de vendredi dernier, qui ont permis de « débroussailler le terrain », celles qui se sont tenues hier pendant plus de trois heures ont permis d’avancer sur certains dossiers.

    Syndicats et direction ont pris rendez-vous aujourd’hui, à 15 heures, pour tenter de trouver une issue favorable au conflit. Rappelons que si aucune solution n’était trouvée aujourd’hui, la grève serait effective dès demain matin.

    En ce qui concerne les discussions à l’OPT, celles-ci achoppaient hier sur le premier point du préavis de grève qui en comporte quatre, à savoir le non respect du protocole d’accord de fin de conflit signé à l’issue de la grève d’octobre 2014 qui avait paralysé l’Office pendant plusieurs jours. Commencées à 10 heures, les discussions se sont interrompues vers 11 h 30, sans toutefois que le dialogue ne soit rompu, puisqu’un nouveau rendez-vous avait été prévu hier, à 16 heures. Rappelons également que si aucune solution favorable n’était trouvée aujourd’hui, la grève à l’OPT serait effective dès demain matin.

     

    Fin de conflit chez les acconiers

     

    Du côté de la menace de grève au Port autonome, le ciel s’est brusquement éclairci hier matin, avec l’arrivée sur place d’une délégation gouvernementale emmenée par le président Édouard Fritch. Arrivé vers 8 heures en zone sous douane, il n’aura fallu que quelques dizaines de minutes au président pour désamorcer la tension chez les acconiers et écarter le dépôt d’un préavis de grève cette semaine.

    Rappelons que l’objectif premier des acconiers était d’améliorer la sécurité sur la zone de travail. Pour le représentant du syndicat des acconiers, Mahinui Temarii, l’intervention du président Fritch a permis de débloquer rapidement la situation : « Notre revendication portait sur la sécurité et uniquement la sécurité. Cela fait cinq ans que nous avons mis en place un comité de sécurité sans qu’il ne se passe grand-chose. Deux personnes sont mortes, et il était temps que la situation évolue. Le président Fritch est venu constater sur place les problèmes, il nous a écouté et il a convenu qu’il fallait résoudre le problème de la sécurité. »

    Pour Mahinui Temarii, il n’y a donc plus de raison de déposer un préavis de grève : « Il n’y aura pas de préavis de grève. Nous sommes contents que le président se soit déplacé pour venir constater sur place les problèmes de sécurité. Il s’est engagé à faire revenir la police portuaire ici, en zone sous douane, où elle est plus utile pour éviter les accidents, alors qu’aujourd’hui, elle est détachée sur la gare maritime. À cela il faut ajouter la présence d’un expert dans cette délégation qui sera chargé de proposer des actions pour améliorer la sécurité en zone sous douane. »

    Cette amélioration de la sécurité devrait se matérialiser notamment au niveau de l’accès, comme le confirme Mahinui Temarii : « Il sera mis en place une nouvelle entrée en zone sous douane au courant du mois d’avril. Cela permettra de fluidifier le trafic routier tout en augmentant la sécurité. Il y aura une porte d’entrée pour les containers vides et une porte d’entrée pour les containers pleins. »

    Quant au fait que le président se soit déplacé rapidement au Port autonome pour régler le problème de la sécurité, alors que ce dernier n’a toujours pas reçu les grévistes de la CPS après sept jours de grève, Mahinui Temarii a son explication : « Nous ne sommes pas surpris de la réaction du président. Ici, il y avait un problème de sécurité qui a déjà coûté la vie à deux personnes alors qu’il n’y a aucun risque d’un accident mortel du travail pour les agents de la CPS. Il fallait traiter la sécurité de la zone sous douane avant que ne se reproduise un drame. »

     

    Pascal Martin

    Et maintenant au tour d’EDT

    Si le conflit au Port autonome semble s’éloigner, un nouveau fait son apparition du côté de Pamatai. La CSIP doit en effet déposer aujourd’hui à EDT un préavis de grève en dix points. Parmi ceux-ci, la révision des indemnités de départ à la retraite selon les critères de départ normal aux conditions requises ou dans un départ anticipé du personnel ; l’administration et la composition du comité de direction (Codir) ; la situation du personnel d’EDT Sud dans le cadre de la non reconduction de la convention de gestion de la concession ; la stratégie et la réorganisation future de EDT ( externalisation ou transfert de certaines missions aux filiales du groupe, situation du personnel, réduction des effectifs ) ; les modifications des dispositions de la commission de sélection et de recrutement de personnel (procédures en toute transparence) ; et enfin la coordination sur les mesures de sécurité avec les entreprises sous-traitantes dans le cadre de travaux. Si aucun accord n’est trouvé pendant les cinq jours de négociations, la grève sera effective le mercredi 8 avril à 00 h 00.

    Statu quo à la CPS dans l’attente d’une décision de justice

    Le juge des référés rendra sa décision demain. Hier, il a étudié la plainte de la direction de la Caisse de prévoyance sociale (CPS) à l’égard de plusieurs syndicalistes qu’elle accuse d’entrave à la liberté de travail depuis le début de la grève, la semaine dernière. Les usagers, mais aussi (jusqu’à hier) les salariés non grévistes, n’ont plus accès au lieu dont les entrées sont fermées. La faute aux leaders du mouvement, selon l’avocat de la direction, qui a demandé au juge d’ordonner qu’ils libèrent au plus vite les entrées d’un établissement doté d’une mission de service public.

    « Nous avons aujourd’hui des piquets de grève constitués de palettes, de pneus » mais aussi des « gros bras » qui empêchent le passage, a martelé Me Benoît Bouyssié : « L’accès ne doit être entravé aucunement. Ce n’est pas Fort Boyard, la CPS. » L’avocat a aussi regretté que le mouvement ait engendré la « paralysie totale du système ». Celui-ci dit craindre que la situation ne donne lieu d’ici peu à de graves incidents : « Je ne sais pas qui serait responsable si un jour une évasan ne pourrait pas être traitée dans les délais ? »

    Pour lui, les salariés de la Caisse sont d’ailleurs trompés par les syndicalistes qui ne désirent qu’une chose: « la démission de Régis Chang », le directeur. Selon l’avocate des grévistes mis en cause, Me Linda Kintzler, c’est, au contraire, la direction de la CPS qui a demandé à ses agents de sécurité de « fermer les portillons pour empêcher les salariés de pénétrer » à l’intérieur des bâtiments : « L’accès à l’entreprise n’a pas été obstrué par les grévistes mais bien par la Caisse elle-même.»

     

    53 % de non grévistes

     

    L’entrave à la liberté de travail n’est donc, selon elle, pas du côté que l’on croit. Et si les services fonctionnent aujourd’hui au ralenti, c’est la direction qui en est responsable car elle « refuse de négocier ». Me Kintzler a donc demandé au juge de contraindre la CPS à revenir à la table des discussions. « Les négociations n’ont jamais cessé », lui a rétorqué son contradicteur.

    Dans l’attente de la décision, qui interviendra demain après-midi, la situation sur le terrain reste en partie figée. Les agents non grévistes (53 % des effectifs en comptant les diverses antennes) ont néanmoins pu réintégrer leurs bureaux au siège, hier, sans toutefois être en mesure de recevoir les usagers, selon le service communication de l’établissement.

    Dimanche dernier, en fin d’après-midi, les représentants du personnel avaient adressé un communiqué de presse aux rédactions dans lequel ils revenaient sur les « motivations » de leur mouvement. Dans le document, ils expliquent vouloir « dénoncer le malaise socioprofessionnel que subit la CPS depuis des années » du fait d’un « management de la direction inapproprié » et dénoncent les « attaques externes injustifiées ».

    En premier lieu, les prétendus avantages dont bénéficieraient les salariés de la Caisse. Les délégués du personnel affirment ainsi n’avoir ni 14e mois, ni remboursement à hauteur de 100 %, pas plus que « 66 jours de congés par an ». En revanche, ils confirment être opposés à toute modification de leur convention collective, procédure qualifiée de « révision illégale et unilatérale ou pour un besoin d’affichage politique », bien qu’ils soient « prêts à faire des efforts ». « Le personnel de la CPS n’est pas responsable de la crise économique qui touche le fenua (…) Les Polynésiens se trompent de cible. La CPS est une entreprise privée performante, sérieuse et viable au regard des missions qu’elle gère », concluent-ils.

     

     

    J-B.C.   

    Paul conscience 2015-04-01 11:40:00
    Regardez les ces gréviste qui nous prennent pour des cons, ils paradent tous les jours à la télé aux yeux de tous le monde, fière de nous montrer leur gros bras en bloquant l'accès aux salariés et aux assurés.
    Et aujourd'hui changement de ton, ils font dans leurs frocs ils n'assument plus la paternité de leurs actes devant leur avocat ! Waouh !! Une belle brochette de trouillards !!!! De quoi ont-ils peur au juste ? De payer la facture ! Combien ça coute au juste une astreinte par jours quant on bloque un tel organisme qui a une mission public ?
    Quant on sème la merde, on récolte ce que l'on a semée, on assume ce que l'on est, ce que l'on fait à autrui et on ne se défile pas, vous avez embarqués du personnel gréviste avec vous en basant vos arguments sur des conspirations de cadres délégué (en mal de promotion, incompétence, déplacement, d’adaptation au technique de management....). Sans l'ombre d'une preuve écrite, vous diffamez, insultez, menacez, manipulez, intimidez avec arrogance, bref vous avez trompé des gens sans vergognes avec vos égos démesurés et en leur faisant croire à tous ces gogos le bien fondé de vos actes en demandant la démission de votre directeur.
    Et maintenant qu'allez vous faire encore !!! Bandes d'incompétents notoires, vous êtes la risée de toute la Polynésie.
    Ou est cette fameuse majorité écrasante 2/3 de grévistes annoncés devant les médias ? Quant je lis l'article 53 pourcent sont présents écrit noire sur blanc. Waouh !!! Et en plus vous êtes minoritaire, faut pas jouer pas au poker menteur quant on Pete plus haut que son derrière.
    Quant on fréquente des voyous, on finie par payer le prix fort !!! J’espère qu'après votre la bringue devant votre piquet de grève, la dur réalité vous rattrapera.
    Devant des racketeurs on ne peut pas céder, c'est une question de principe, on ne peut pas accepter qu'une bande de pote mafieux s'en prennent impunément: au gouvernement élu par le peuple, le président du pays, le ministre de tutelle, le directeur régis Chang, le conseille d'administration de la CPS, les administrés, les cotisants, les retraités, le peuple polynésien en otage car certaines personnes qui dénaturent leur mandat de syndicaliste en outil de chantage. Maintenant voyons, si ces gens accusateurs sont aussi fiables et digne de foi. De nos jours, il est facile de faire des recherches (SAVOIR LIRE ENTRE LES LIGNES).
    Et la surprise !!!! J’ai une question à poser ! que fait Mr LEGAYIC au conseille d'administration de la CPS ? Alors que ce dernier à été condamné pour avoir touché un pot de vin de plusieurs millions sur le dos de la paix social, c’est de notoriété public, c'est écrit noire sur blanc.
    Que penser de Mr PAPA NOEL qui a cocufié sa moitié médiatisé par un journal de la place, prêt à déclencher une grève pour histoire de fesse ?
    Et de Mr GALENON lors de la grève opposant Mr BANNER le directeur actuel du port autonome qui a ouvertement dénoncer ce magouilleur sortant des colis pour un membre de sa famille alors que tous les polynésiens commerçants ont été pénalisés.
    Mais pourquoi remettons nous notre avenir entre les mains de ces judas qui se font passés pour saints. En gros je veux dire, le seul moyen de comprendre une information c'est de vérifier par soit même, plutôt que d'écouter des ragots de bas étages (les paroles c'est du vent, seul les écrits restes).
    Hey, les grévistes c'est ça vos leaders syndicaux, ça sent pas bon ! c'est un remake de mauvais gout de déjà vu ‘’vol au dessus d'un nid de cocu !!!''
    Parlons de ce délégué BALLARD, soit disant un spécialiste du management qui a bénéficié d’avantage octroyé par ces syndicalistes lors la grève de 2004, sans justifier le niveau diplôme demandé, payé à hauteur d’un chef de service sans pour autant à devoir gérer du personnel et tu oses me parler de management déplacé ? As-tu fait des études pour cela en termes de compétence et d’expériences ? Aller un peu courage, montre à tes camarades grévistes ton salaire outrancier, financé à la sueur de toute la collectivité Polynésienne alors que ton directeur a été le précurseur du management moderne dans cette entreprise, bande d’ignares ! Avoue que tu es la pour renvoyer l’ascenseur.
    Bref ! Chacun son domaine de compétence.
    Et enfin parlons de ces jeunes grévistes opportunistes dénués ; de logique, d’analyse critique et de sens morales, manipulable à souhait par ses chefs de service frustrés de la CPS, c’est vous les cocus de cette affaire, Pendant que vous faite la grève, vous êtes entrain démontrer que vous servez à rien, puisque sans vous la CPS continue du mieux qu’elle peut à servir la population.
    Je vous invite à réfléchir sérieusement à votre avenir, en vous posant les vraies questions de société !
    Pensez vous réellement que votre boite n’aura pas de compte à rendre quant elle sera en cessation de paiement parce qu’elle est déficitaire ? C’est un faite, ce n’est pas une rumeur !
    Pensez vous que l’on va imputer augmenter les cotisations indéfiniment à la charges de toute la collectivité polynésienne pour maintenir votre train vie ?
    Pensez-vous êtres à l’abri d’un licenciement dans le cadre d’un dégraissage forcé pour maintenir la CPS hors de l’eau ?
    Et maintenant si ces vieux cadres délégués biens payés ne partent pas à la retraite, faudra bien choisir entre eux et vous les jeunes cocus du système syndicaliste, vous voyez ce n’est pas si difficile à comprendre, seul l’avenir nous le dira.
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