Habillage fond de site

Bannière sur-titre PI

Ouverture de la 22e conférence internationale sur le climat à Marrakech

mardi 8 novembre 2016

Le ministre marocain des Affaires étrangères et président  de la COP22, Salaheddine Mezouar, et la ministre française  de l’Environnement et présidente de la COP21, Ségolène Royale, lors de la cérémonie d’ouverture de la conférence internationale sur le climat, hier. (© Jalal Morchidi/Anadolu Agency/AFP)

Le ministre marocain des Affaires étrangères et président de la COP22, Salaheddine Mezouar, et la ministre française de l’Environnement et présidente de la COP21, Ségolène Royale, lors de la cérémonie d’ouverture de la conférence internationale sur le climat, hier. (© Jalal Morchidi/Anadolu Agency/AFP)

 

C’est un traité historique qui manque encore de mode d’emploi : la 22e conférence climatique (COP22) de l’ONU s’est ouverte hier à Marrakech avec, à l’ordre du jour, l’application de l’accord de Paris, premier engagement de la communauté internationale contre le réchauffement.

En ce premier jour, nombre de participants à cette COP22 – négociateurs, élus, scientifiques, ONG, entreprises… – avaient aussi l’esprit outre-Atlantique, où se joue la présidentielle américaine.
Les États-Unis, 2e émetteur mondial de gaz à effet de serre, “sont l’un de nos partenaires les plus importants, leur participation à cet accord est cruciale”, a rappelé dimanche dernier, devant la presse, la responsable climat de l’ONU, alors que le républicain Donald Trump a déjà promis d’attaquer le pacte de Paris s’il était élu. “Nous espérons que nous pourrons avoir une relation très constructive et positive” avec le/la futur(e) président(e), a dit Patricia Espinosa.

Une victoire de Trump “serait un choc”, soulignait hier la négociatrice française Laurence Tubiana, qui relève cependant qu’“il ne peut changer le cours des choses sur Terre” : “Et s’il est élu, je suis sûre que mercredi, vous entendrez tout le monde à la COP dire ‘on tient à l’accord de Paris’”.

En vigueur depuis vendredi dernier, le traité adopté fin 2015 et signé par 192 États, a été ratifié jusqu’ici par 100 d’entre eux (représentant près de 70 % des émissions mondiales), a souligné la présidente de la COP21 Ségolène Royal, en ouvrant la conférence hier. “Oui, nous avons tous ensemble rendu possible ce que l’on disait impossible”, a déclaré la ministre française.

Mais à Marrakech, les négociateurs devront commencer à s’accorder sur toute une liste de procédures, qui feront au final de Paris un vrai succès ou pas. Leur première tâche sera de mettre au point les règles de ce pacte complexe qui inclut notamment un objectif collectif (ne pas dépasser +2°C de réchauffement), des promesses nationales d’action (insuffisantes à ce stade) et des principes généraux pour les revoir à la hausse.

Concrètement, cela signifiera résoudre une série de questions délicates : comment suivre les émissions de GES de chaque pays ? Comment garantir le financement des politiques climatiques des pays du Sud promis par le Nord ? Quels pourront être les critères de “compensation” des pays pauvres touchés par les impacts climatiques, sécheresses, inondations et autres tempêtes ?
“Marrakech, c’est le moment de faire avancer l’action climatique”, a exhorté Patricia Espinosa, lors de la session plénière d’ouverture. Le consensus actuel est de parvenir à un accord sur ces sujets d’ici 2018.

Un bilan global des engagements nationaux en matière de réduction d’émissions – issues pour l’essentiel de la combustion du pétrole, du gaz et du charbon – est aussi prévu en 2018, sur la base du volontariat.

La réalisation des plans actuels éviterait les catastrophiques +4/5°C attendus en l’absence de politiques climatiques, mais met encore la planète sur une trajectoire extrêmement dangereuse de +3°C. D’où la nécessité de renforcer ces engagements.
“Nous devons combler ce fossé”, dit Laurence Tubiana : “La grande bataille des deux ans à venir porte sur la manière dont nous pourrons amener les pays à accentuer leur ambition.”
Le nouveau président de la COP22, le ministre marocain Salaheddine Mezouar, en a appelé hier à “notre conscience et notre responsabilité collective” pour répondre aux besoins en particulier des plus vulnérables.

 

 

AFP

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Faut-il le retour d'une maternité à Taravao ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete