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Ils font la paire, mais ont bien plus que “7 différences”

mercredi 16 août 2017

journée des jumeaux

Au-delà de leur ressemblance, Rotui et Roniu, 38 ans, Hine et Hina, 26 ans, Tauhani et Tauhere, 14 ans, et Micheline et Charline, 40 ans, ont bien des différences. (© Photo : M.G.)


Une quarantaine de “paires” de jumeaux et jumelles se sont rassemblés, hier, aux jardins de Paofai. Il s’agissait du premier événement du genre au fenua. L’occasion, pour les parents, d’échanger leurs expériences. Et pour les frères et sœurs de faire valoir leurs ressemblances… et leurs différences !

Marie-Reine et Marie-Ange, Hine et Hina, Micheline et Charline… Pour la première fois à Tahiti, une quarantaine de “paires” de jumeaux et jumelles se sont rassemblées hier dans les jardins de Paofai, à Papeete.
L’occasion de faire de jolies photos avec son double, bien sûr, mais aussi d’affirmer ses différences ou de partager ses expériences, son vécu en tant que parents.

“Avoir des jumeaux demande de la patience, de l’organisation !”, souffle d’emblée Aurélie Pronost, mère de deux garçons de 15 mois, et coorganisatrice de l’événement avec Cyndie Puura et le groupe Facebook d’entraide et de conseils “Jumeaux et plus… Tahiti et ses îles”.
C’est une fête similaire à Pleucadeuc, en Bretagne, qui leur a donné l’idée d’un tel rassemblement.

“On rencontre beaucoup de jumeaux ici, par exemple aux jardins de Paofai. En se croisant, on s’était donc dit que ça pourrait être très sympa de tous se retrouver un jour, autour d’ateliers un peu ludiques et d’échanges sur nos quotidiens.”
Outre les problématiques de budget, multiplié par deux, ou de logistique incluant poussettes doubles ou maux de dos, l’épanouissement individuel d’enfants régulièrement comparés ou confondus demanderait une certaine attention.
Les parents et certains enfants eux-mêmes ne cachent pas leur plaisir de mettre les mêmes vêtements pour la photo ou les occasions particulières.

“Nos parents ne se sont pas compliqué la vie”, rigolent aussi Hine et Hina, en déclinant leurs prénoms. Mais “chaque jumeau est différent. Il peut y en avoir un autonome, l’autre plus demandeur de câlins ; un débrouillard, l’autre qui met plus de temps à marcher… Donc il faut savoir vraiment être à l’écoute de chacun. Il faut personnaliser tout ce que l’on fait. Il ne faut pas oublier que chacun est un être différent.”
D’un autre côté, et c’est là que ça se complique, “il faut que ce soit égal”, ajoute Cyndie, mère de jumelles de 3 ans. “Il faut donner autant de temps à l’un qu’à l’autre. Et personnellement, quand j’achète quelque chose pour l’une, je prends toujours pour l’autre. Sinon, c’est un vrai calvaire à la maison !”

En grandissant, la rencontre d’hier a montré que les jumeaux aiment autant cultiver leurs différences que leurs ressemblances.
“Au final, c’est une force d’être jumeaux, assurent Raiarii et Rainui, 20 ans (lire ci-contre). On s’encourage l’un, l’autre.”

 

M.G.

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