Panama Papers: la liste des pratiques fiscales opaques s’allonge, FN et Société générale épinglés

    mardi 5 avril 2016

    La liste des personnes éclaboussées par les « Panama Papers » s’allongeait mardi, jetant la lumière sur les pratiques fiscales opaques de sportifs, entrepreneurs et personnalités politiques parmi lesquelles le Premier ministre islandais, acculé à la démission, et pour le volet français, le FN ainsi que la Société générale.

    Les remous les plus importants jusqu’à présent ont eu lieu en Islande, où le Premier ministre Sigmundur David Gunnlaugsson a présenté sa démission mardi soir, sous la pression d’importantes manifestations.

    En France, le quotidien Le Monde, un des membres du groupement de journalistes d’investigation (ICIJ) qui s’est procuré les documents appartenant à un cabinet d’avocats panaméen, a mis en cause l’entourage de Marine Le Pen, la présidente du Front National. Un des proches cité par le journal, Frédéric Chatillon, a protesté de la « parfaite légalité » des opérations.

    Le père de la présidente du parti d’extrême droite est également épinglé dans l’enquête. Selon Le Monde, Gérald Gérin, majordome de Jean-Marie Le Pen, reconnaît être l’ayant-droit d’une société offshore, Balerton, enregistrée par le cabinet d’avocats Mossack Fonseca, épicentre du scandale des « Panama Papers ». Jean-Marie Le Pen a nié toute implication. « Ce n’est pas mon argent. Gérald Gérin, c’est Gérald Gérin, moi c’est moi. Et ceux qui affirmeront le contraire auront droit à un procès en diffamation », a-t-il assuré.

    Le Monde a aussi ciblé la Société Générale, dans le top 5 des banques qui ont eu le plus recours à Mossack Fonseca pour créer des sociétés offshore, derrière HSBC, UBS, Credit Suisse. La banque s’est défendue en disant avoir certes créé « quelques dizaines » de ces entités pour ses clients mais qu’elle sont gérées de « façon totalement transparente ».

    Créer une société offshore n’est pas en soi une pratique illicite et le PDG de Credit Suisse, Tidjane Thiam, a déclaré mardi depuis Hong Kong que la banque n’approuvait que les opérations offshore « légitimes ».

    Selon Le Monde, le cabinet Mossack Fonseca a aussi été utilisé pour domicilier dans des sociétés écrans offshore le riad au Maroc des époux Balkany et les avoirs de l’ancien ministre Jérôme Cahuzac.

    Jusqu’à présent le départ du chef du gouvernement islandais est l’effet le plus marquant des vastes révélations du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), qui a eu accès à plus de 11 millions de documents du cabinet d’avocat panaméen Mossack Fonseca, mettant en lumière les pratiques opaques d’un large éventail de clients, du simple entrepreneur au chef d’État en passant par des banques ou des sportifs.

    – « pas des citoyens ordinaires » -Le Premier ministre britannique David Cameron est aussi sous pression, mais dans des proportions bien moindres. Son père Ian ayant dirigé un fonds d’investissement basé aux Bahamas dont les profits ont échappé au fisc britannique grâce à un montage via Mossack Fonseca, le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn a demandé « une enquête indépendante ».

    Aux Pays-Bas, le quotidien Trouw affirme que parmi les centaines de Néerlandais qui ont utilisé les services du cabinet panaméen, figure l’ancien footballeur international Clarence Seedorf et un marchand d’armes, John Bredenkamp, qui aurait possédé des sociétés dont certaines passibles de sanctions internationales pour vente d’armes présumée au président zimbabwéen Robert Mugabe.

    Les médias britanniques BBC et The Guardian font aussi état d’activités allant au-delà de la simple évasion fiscale, affirmant qu’une société écran nord-coréenne figurant parmi les clients de Mossack Fonseca a été utilisée pour financer le programme nucléaire de Pyongyang.

    Depuis les premières révélations dimanche soir, plusieurs pays ont annoncé l’ouverture d’enquêtes et la plupart des personnes mises en cause ou leur entourage ont affirmé respecter la loi ou rejeté les accusations.

    La diffusion des révélations ne se faisait pas partout dans le monde sans heurts. En Chine, les autorités et les médias passaient le tout sous silence, et en Tunisie, le webzine « Inkyfada », chargé du volet tunisien des « Panama papers », a dit mardi avoir été victime d’une « grave attaque informatique ».

    Face à ces révélations, le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans a déclaré à Varsovie qu’il fallait faire en sorte « que ce ne soient pas seulement les citoyens ordinaires qui payent leurs impôts, mais aussi ceux qui ont beaucoup d’argent, ceux qui gagnent beaucoup d’argent ».

    La France a elle annoncé qu’elle allait réinscrire le Panama sur sa liste des paradis fiscaux, « avec toutes les conséquences que ceci aura pour ceux qui auront des transactions » avec ce pays d’Amérique latine, a déclaré le ministre des Finances Michel Sapin.

    Agence France-Presse

    Le président de "la Polynésie française", des françaises et des français René, Georges, HOFFER 2016-04-05 15:46:00
    Et pendant ce temps-là... la société Générale continue à blanchir les XPF en z'euros en toute transparence au Péï (des outremer) du non DROIT au RSA hoohohohohohoh rollstahiti@gmail.com
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