Habillage fond de site

Des panneaux « Tsunami » seront posés à Mahina

lundi 28 janvier 2019

1-Tsunam

Les panneaux de signalisation permettront d’informer le public sur les zones à évacuer en cas d’alerte tsunami et d’indiquer les itinéraires vers les sites de refuge.

Après une longue interruption en raison des fêtes de fin d’année, le conseil municipal de Mahina était à nouveau réuni jeudi dernier dans la soirée. Pour la première séance de 2019, les élus semblaient heureux de se retrouver. Les absents étaient peu nombreux, et avant même l’appel, le tavana a demandé à l’assistance d’avoir une pensée pour leur collègue Tenuhiarii Faua, 2e adjointe au maire, qui est hospitalisée.

En cette période de saison des pluies, propices aux dangers de la nature, il était presque évident de débuter par une délibération approuvant l’acquisition de panneaux de signalisation “Tsunami”. Avec un grand nombre de foyers installés près des six kilomètres de littoral, de la baie de Matavai à Orofara, la commune de Mahina est particulièrement vulnérable. Avec la commune de Papeete, elle va être une des premières à mettre en place une signalétique afin d’informer les populations des sites de repli en cas de tsunami. Sachant qu’une vague déferlante provoquée par un séisme localisé aux îles Tonga peut parvenir en seulement 2 h 30 sur les côtes polynésiennes, il est important que le public sache où se réfugier le plus rapidement possible. En coordination avec les services de protection civile de l’État, la commune va donc acquérir différents types de panneaux afin d’informer et de guider les populations en cas d’alerte. Les zones à évacuer en cas de tsunami (bord de plage, sites inondables…) seront identifiées par la pose de signalisations de couleur noire et jaune, où figure une vague. Il s’agit d’alerter le public sur le risque du site ; l’information est même traduite en anglais pour les touristes.

À d’autres points stratégiques du territoire de la commune seront implantées des signalisations de couleur verte et blanche, où figurent une vague et un personnage en action de fuite. Il s’agit là de guider les foules vers les sites refuges les plus proches. Une flèche indique l’itinéraire d’évacuation à suivre, la distance, l’altitude… Enfin, un panneau vert et blanc représentant plusieurs personnes en attente cernées de flèches indiquera que les populations sont sur le site de refuge et qu’elles doivent attendre la fin de l’alerte avant d’en bouger.

Pour l’acquisition de ces panneaux, qui seront installés avant la fin de l’année, la commune a adopté un plan de financement de plus de 3 millions de francs, qui comprend une aide de la Dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR) à hauteur de 80%.

LDT

 

 

Une station d’épuration pour le futur pôle économique

En ce début 2019, le conseil municipal s’est également penché sur le dossier de l’avenir des 5 hectares des terrains militaires dont la commune va prendre pleinement possession demain, à l’occasion de la signature de l’acte notarié. Si dans le cadre du Contrat de redynamisation des sites de défense (CRSD) le choix des entreprises reste encore secret, le projet ne pourra réellement démarrer qu’avec la construction d’une station d’épuration. Il s’agira de couvrir les besoins d’assainissement pour les activités retenues ; à savoir la logistique, l’entreposage, et l’agroalimentaire. Le site devrait aussi compter une salle polyvalente, de la restauration et un marché municipal. Ce nouveau pôle économique pourrait accueillir des centaines de personnes quotidiennement, aussi une étude doit être menée pour évaluer le dimensionnement de la station et ses réseaux. Alors les élus ont adopté un budget de plus de 11 millions de francs, avec une participation du Fonds intercommunal de péréquation études (FIP-Études) à hauteur de 80 %. Le coût de la création de la station d’épuration est estimé à plus de 100 millions de francs. Ce qui est bien peu au regard de sommes qui devront être engagées dans les années à venir pour que la commune de Mahina respecte ses obligations en matière d’assainissement des eaux usées. Un délai a été accordé jusqu’en 2024 aux communes du fenua. Dans un dossier connexe, la commune devra malheureusement rendre 18 millions de francs de subventions pour n’avoir pas réalisé dans les temps la pose d’un émissaire en mer pour sa station d’épuration du lotissement Fareroi. Le projet avait été engagé en 2010 à l’époque de Joël Buillard, la subvention accordé par la DDC en 2011, le marché de maîtrise d’œuvre et le pilotage des études lancés en 2013 par Patrice Jamet.

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