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Papeete – Les élus du fenua se forment au plan communal de sauvegarde

mercredi 21 juin 2017

formation PCS

Le but était de mettre en situation ces élus avec un jeu de rôle autour de divers événements. (© Christophe Cozette)


Le syndicat pour la promotion des communes (SPC) a organisé une formation pour les élus, sur deux jours. Le but était de mettre en situation ces élus avec un jeu de rôle autour de divers événements. Cette formation avait pour finalité la maîtrise du plan communal de sauvegarde, dont disposent l’ensemble des communes de Polynésie.

Hier matin, pour la seconde journée de leur formation au plan communal de sauvegarde (PCS), organisée par le syndicat pour la promotion des communes (SPC), une quinzaine d’élus, dont beaucoup des Tuamotu et deux maires (Maupiti et Manihi) en personne, ont joué au risque (majeur) dans une simulation, à la caserne des pompiers de Papeete. La Dépêche de Tahiti y était.

Neuf disparus à Tipaerui, un éboulement, des personnes évacuées, des inondations à Fare Ute, un arbre tombé sur un véhicule avec ses passagers, le jeu de rôle auquel ont participé ces élus, hier, avait tout l’air d’un scénario catastrophe. Ce dernier avait été imaginé par les pompiers de Papeete et s’est déroulé sous le commandement de Sam Roscol. Les pompiers étaient là principalement en soutien aux élus présents (Faaite, Arutua, Taha’a, Hikueru, Makemo, Manihi, Maupiti, Nukutavake, Takaroa, Tubuai et Ua Huka) pour qu’ils maîtrisent à la perfection leur PCS.

Mais à quoi sert un plan communal de sauvegarde ? “Un PCS doit identifier l’ensemble des risques majeurs auxquels est soumise une population”, explique l’un des formateurs mais également élu de Arue, Jean-Luc Prunier. “Chaque commune a son PCS qui définit les risques, l’organisation et les actions à mener pour chaque catégorie de risque. Le but de cette formation est de se l’approprier pour être le plus efficace possible.”

Et pour un atoll comme pour une île haute, ces risques majeurs peuvent être nombreux. Pour un atoll, par exemple, la forte houle, les vents, un cyclone, les incendies, le naufrage d’un bateau ou d’un avion, ou encore une évacuation sanitaire d’ampleur sont des risques majeurs. Haute ou basse, une île peut être confrontée à un cyclone comme Maupiti en 1997, où le cyclone Osea a tout emporté sur son passage.

 

“Résilience de la population”

 

Un PCS “donne au maire la capacité à s’organiser en matière de gestion de crise”, explique le colonel Frédéric Tournay, directeur de la défense et de la protection civile. Ce dernier n’a pas manqué, hier, de féliciter la résilience de la population. “C’est culturel, une population en insularité est obligée de se débrouiller seule parce que le temps que l’approvisionnement arrive, cela développe une grande capacité de résilience et on l’a vu le 22 janvier (lors des intempéries, NDLR), la mobilisation a été forte et efficace”, a-t-il dit, notant même “que la métropole a à apprendre de la Polynésie”.

Concrètement, un PCS est placé sous la direction d’un DOS et d’un COS, à savoir un directeur des opérations de secours et un commandant des opérations de secours. Le patron, le DOS, c’est le maire quand cela touche la commune, et si plusieurs communes sont touchées, le DOS est le haut-commissaire de la République, comme lors des événements climatiques du 22 janvier.

Ensuite, chacun a son propre rôle à jouer. Sécurité, communication, moyens de secours, chacun est à sa place et la communication interne est primordiale malgré le brouhaha qui peut animer, comme hier, un PCS. Et même si aujourd’hui, l’ordinateur est indispensable à ce type d’événement, notamment pour une communication aisée, un tableau et un crayon restent des outils incontournables pour une bonne gestion de crise.

 

Christophe Cozette

 

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