Habillage fond de site

Papeete renoue avec la Puromu Party !

mercredi 18 janvier 2017

tikahiri puromu party

En 2017, la municipalité de Papeete et les artistes espèrent à nouveau réveiller le front de mer, au bénéfice des bars, restaurants et boîtes de nuit de la ville. Quatre scènes seront installées tout au long du boulevard de la reine Pomare IV, piétonnisé pour l’occasion. (© archives LDT)

 

La ville de Papeete organise une nouvelle édition de sa Puromu Party, samedi 28 janvier, de 18 à 21 heures. Quatre scènes seront installées sur le front de mer, fermé à la circulation, où douze groupes locaux se produiront chacun pendant une heure. La dernière édition de cet événement, gratuit pour le public, remonte à 2013. La municipalité, dont les finances s’améliorent, souhaite aujourd’hui encourager la reprise en fêtant les artistes qui animent la capitale.

 

Ça va bouger, dans la capitale, samedi 28 janvier. Tombant pendant le premier week-end de soldes de l’année, ce jour-là sonnera aussi l’ouverture des festivités du nouvel an chinois, tandis que l’humoriste Smaïn montera sur les planches du grand théâtre de la Maison de la culture.

Mais c’est avant tout la mairie de Papeete qui créera l’événement le plus populaire de la soirée, avec une troisième édition de sa Puromu Party, destinée à tous les publics.

Quatre scènes seront installées tout au long du boulevard de la reine Pomare IV (front de mer) et accueilleront chacune trois groupes locaux, qui joueront tous une heure entre 18 et 21 heures (voir le programme ci-dessous).

Groove, pop, variétés, rock, jazz, reggae… Ces concerts seront totalement gratuits. “L’objectif, c’est de pouvoir offrir à la population l’opportunité de découvrir ou redécouvrir les artistes du fenua, et de leur rendre hommage, à eux qui animent tout au long de l’année notre capitale”, explique Hinatea Tama-Georges, adjointe au maire en charge de la jeunesse et de l’animation.

La municipalité souhaite aussi booster, le temps d’une soirée, la fréquentation des bars, des restaurants et des boîtes de la ville (lire ci-dessous).

 

L’animation de la ville, signe de la reprise

 

La première et la deuxième éditions, organisées en janvier 2012 et septembre 2013, avaient réuni environ 10 000 personnes. En pleine Coupe du monde de beach soccer, la dernière fête avait particulièrement bien marché.

“Je me souviens, j’avais été agréablement surpris, raconte Aroma Salmon, leader du groupe Tikahiri. Les voitures étaient restées à l’extérieur, la ville avait été inondée de monde et les bars et les restos avaient été pris d’assaut. C’était top.”

Après plus de trois ans d’interruption, “le conseil municipal a voulu placer 2017 sous le signe de l’animation, indique le tavana Michel Buillard. Il y avait la morosité, aujourd’hui il y a vraiment une reprise qui se voit dans tout le pays, mais particulièrement à Papeete. Avec elle, l’animation de la capitale redeviendra une réalité. On est en meilleure santé financière, donc on ne peut pas rester les bras croisés et laisser faire, seuls, les privés. Il faut une synergie des actions.”

Cet événement est inspiré d’un rendez-vous estival devenu traditionnel dans la ville de Nice, jumelle de Papeete, et intitulé Prom’ Party.

“Notre orchestre local avait participé à la Prom’ Party sur la Promenade des Anglais”, explique Michel Buillard, qui a voulu ensuite créer une réplique de cette fête à Tahiti. “On a choisi le nom ‘Puromu’ parce que ça évoque les sonorités du mot ‘promenade’ et ça veut dire route en tahitien. Mais ça veut aussi dire balai, donc ce 28 janvier, on va balayer un peu tous nos soucis de l’année dernière !”

 

 

Marie Guitton

 

 

Des artistes bien payés pour faire revivre la ville

puromu party

(© Marie Guitton)

Une nouvelle édition de la Papeete Puromu Party ? Fariki Mai, bassiste du groupe Notatini, salue l’initiative qui permet aux artistes de Polynésie de “profiter de ces grandes scènes-là”.

“J’ai tenu à ce que le cachet soit relativement correct, a aussi tenu à souligner, hier, le maire de la capitale Michel Buillard. Aujourd’hui, les temps sont difficiles. Faut pas se moquer de nos artistes. Je veux vraiment aider nos musiciens. Sans eux, la ville de Papeete ne bougera pas.”

Les groupes qui se produiront le 28 janvier seront payés 60 000 F par heure par la municipalité. “En comptant quatre à cinq personnes par groupe, ça fait entre 12 000 et 15 000 F par artiste. C’est bien”, précise Aroma Salmon, leader de Tikahiri. 

Alors que le chanteur Andy Tupaia ironise sur les clients “qui veulent des fois encore nous payer en steaks frites”, le guitariste du groupe de rock paumotu, également gérant de Hélios, observe que la situation est en train d’évoluer dans le bon sens.

“De plus en plus de restos se mettent en place, avec plus de moyens pour financer les groupes qui y jouent. Aujourd’hui, on arrive à vivre de notre musique, se félicite-t-il. Et l’animation, à son tour, tue la morosité et permet de faire vivre les bars et les restos. C’est l’effet boule de neige.”

Au-delà de “l’aubaine” et du “bol d’air” que constitue, selon lui, cette nouvelle édition de la Papeete Puromu Party pour les artistes et les habitants de Tahiti, la municipalité espère donc aussi donner un coup de pouce “à nos restaurateurs et à nos discothèques”.

Les scènes seront installées du Rétro au Paradise Night, en passant par Les 3 Brasseurs. “On est en meilleure santé financière, explique Michel Buillard. Donc on ne peut pas rester les bras croisés et laisser faire, seuls, les privés. Il faut une synergie des actions.”

 

 

Capture d’écran 2017-01-18 à 08.29.12

(Cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Capture d’écran 2017-01-18 à 08.29.47

(Cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Capture d’écran 2017-01-18 à 08.29.51

 

 

576
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

La pose des silhouettes noires peut-elle avoir un impact sur les habitudes de circulation ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete