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PAPENO’O – Inauguration d’un fare rapa’au, ou maison des soins

lundi 3 juin 2019

Le fare rapaau, ou maison des soins, est situé au coeur de la vallée de Papeno’o. (© Claude Jacques/LDT)

Le fare rapaau, ou maison des soins, est situé au coeur de la vallée de Papeno’o. (© Claude Jacques/LDT)


Un fare rapa’au, ou maison des soins, a été inauguré le week-end dernier au Fare Hape, au cœur de la vallée de Papeno’o. Il concrétise une démarche de complémentarité entre médecine conventionnelle et médecine traditionnelle polynésienne. Trois autres fare, dédiés aux arts et aux connaissances anciennes, sont en construction.

L’association Haururu et le réseau polynésien des maladies respiratoires (Repmar) ont inauguré, samedi dernier, au matin, en présence du ministre de la Culture, le premier des bâtiments traditionnels qui vont constituer le futur centre d’immersion culturelle, le Fare Fenua, dont l’association porte le projet depuis plusieurs années.

L’inauguration au cœur de la vallée de Papeno’o de ce fare rapa’au, ou maison des soins, a été l’occasion de rappeler l’importance d’intégrer la culture traditionnelle polynésienne dans le domaine de la santé. Il existe en effet à Tahiti des pratiques spécifiques longtemps ostracisées par la médecine conventionnelle qui y voyait souvent un tissu de croyances irrationnelles potentiellement dangereuses.

 

“C’est la culture polynésienne qui nous unit”

 

Cette inauguration marque une étape importante dans le travail entrepris depuis plusieurs années par Haururu et le Repmar, qui vise à réconcilier deux approches en fait complémentaires. La médecine traditionnelle – mélange de sciences, de croyances et surtout d’expériences – est pratiquée depuis des temps immémoriaux par des tradipraticiens sur la base de connaissances (plantes médicinales, massages, rituels chamaniques…) transmises de génération en génération. Elle est encore pratiquée aujourd’hui par quelques personnes détenant des savoirs et des savoir-faire qui peuvent contribuer à une meilleure prise en charge des patients.

Cette démarche de “médecine intégrative”, désormais reconnue au sein du centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF), rassemble aujourd’hui près de cinquante médecins et divers personnels soignants (infirmiers, sage-femmes, kinésithérapeutes, psychologues, diététiciens), publics et privés.

Plusieurs rencontres ont déjà eu lieu avec des tradipraticiens, dans le cadre de la synergie proposée par Haururu.

Un séminaire s’est ainsi déroulé en mai 2018 au Fare Hape et cette initiative est aussi à l’origine du projet de thèse d’une étudiante en médecine. L’un des thèmes abordés lors de la dixième édition du Colloque international des plantes aromatiques et médicinales (CIPAM), qui s’est déroulé à Tahiti en novembre dernier et auquel ont participé des tradipraticiens polynésiens, concernait les usages traditionnels des plantes.

Avec l’inauguration de ce fare rapa’au, Haururu et le Repmar souhaitent inscrire dans la continuité cette démarche de reconnaissance mutuelle et permettre une transmission des connaissances traditionnelles, dans le respect des démarches propres à chacune de ces approches complémentaires de la santé. “C’est la culture polynésienne qui nous unit”, a insisté le docteur Éric Parrat, pneumologue au CHPF et président du Repmar.

“Cette culture est universelle, elle s’ouvre à l’autre et répond à beaucoup de questions.”

 

De notre correspondant C.J.

 

inauguration

Inauguration du premier des bâtiments traditionnels qui vont constituer le futur centre d’immersion culturelle. (Photo : Claude Jacques/LDT)

lit de massage

Un lit de massage a été installé sous le portrait du célèbre tahua du XIXe siècle, Tiurai. (Photo : Claude Jacques/LDT)

tradipraticiens

Le tahua Gontran Haapa et Jenny Torea sont deux piliers du groupe de tradipraticiens. (Photo : Claude Jacques/LDT)

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