Papouasie Nouvelle-Guinée: libérés, mais pas tout à fait libres

    vendredi 17 juillet 2015

    Depuis janvier, les autorités papoues ont libéré 41 réfugiés du centre de rétention de Manus. Mais ils n’ont pas le droit de reconstruire leur vie.
    Ces migrants ont obtenu le statut de réfugié, un visa pour la Papouasie Nouvelle-Guinée. Mais ils n’ont pas le droit de quitter l’île de Manus, et ils n’ont pas non plus le droit d’y travailler. Résultat : ces nouveaux réfugiés vivotent dans un centre de transit construit spécialement pour eux.
    Daniel Webb leur a rendu visite il y a quelques jours. Cet Australien est le directeur d’une ONG, le Centre de des droits de l’homme et de l’assistance juridique: « Aucun plan n’a été arrêté: on ne sait toujours pas quand et comment ces réfugiés vont pouvoir quitter le centre de transit. Tout simplement parce que l’Australie et la Papouasie Nouvelle-Guinée n’ont pas prévu de plan pour accompagner les réfugiés dans leur nouvelle vie. »
    C’est pour cette raison que les autorités papoues n’ont pas encore libéré 88 autres réfugiés du centre de rétention. Elles ne savent pas quoi en faire à la sortie. Daniel Webb:  « Le gouvernement papou a suspendu le processus. Pourtant les dossiers sont prêts. Il ne manque plus qu’un tampon pour officialiser leur statut de réfugiés. Mais les autorités attendent, pour éviter de congestionner le centre de transit. »
    Le gouvernement papou est tiraillé entre l’Australie et son opinion publique, qui n’est pas favorable à une installation durable des migrants. Beaucoup de Papous ont peur que les migrants volent leurs emplois. Et le gouvernement papou cherche toujours une province qui accepterait d’accueillir les réfugiés.
    Les deux premiers projets de réinsertion des migrants soumis par l’Australie ont été rejetés par le gouvernement papou. Canberra devrait présenter sa troisième copie d’ici peu.
    Elaine Pearson, directrice du bureau australien de l’ONG Human Rights Watch: « Le gouvernement australien n’exerce pas suffisamment de pressions sur le gouvernement papou pour qu’il adopte une politique viable rapidement. »
     L’ABC a contacté le ministère australien de l’Immigration. Un porte-parole se borne à déclarer que le problème relève du gouvernement papou.
     
    Radio Australia

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