Papouasie-Nouvelle-Guinée : une expédition au village des chasseurs de sorcières

vendredi 16 janvier 2015

Les autorités se mobilisent pour sauver quatre femmes accusées d’avoir pratiqué la magie noire. Elles vivent à Wanakipa, un village très isolé, dans la province d’Enga, dans les Hauts-Plateaux. 
Les autres villageois accusent ces femmes d’être responsables de l’épidémie de rougeole qui a fait plusieurs morts ces dernières semaines. Leurs 13 enfants et petits-enfants sont également menacés.
Il n’y a pas de route pour accéder au village. Des missionnaires, des chefs coutumiers et le gouvernement provincial affrètent donc un avion. La mission partira ce week-end. L’avion atterrira sur une petite piste située à plusieurs heures de marche du village. 
Un officier de police accompagnera la mission. Le commandant de la police de la province d’Enga, George Kakas explique : « Mon adjoint va parler aux villageois et leur expliquer ce que dit la loi, qu’elle interdit les crimes envers des gens soupçonnés de sorcellerie, et que nous, la police, nous les surveillons et que s’ils violent la loi nous serons là pour les punir. »
Ces dernières années une série d’exécutions de personnes accusées de magie noire, précédées de séances de torture, ont beaucoup choqué la communauté internationale. 
 
Fin mai 2013, le Parlement de Papouasie Nouvelle-Guinée a donc voté la suppression de la loi sur la sorcellerie, qui criminalisait la pratique de la magie noire. La loi reconnaissait les soupçons de sorcellerie comme une circonstance atténuante dans les affaires de meurtre.
La peine de mort est désormais censée s’appliquer pour les chasseurs de sorciers. Mais la loi n’est pas encore entrée en vigueur. Et de toute façon, la croyance dans la sorcellerie est profondément ancrée dans la société papoue. George Kakas : « C’est un problème important, lié à la mentalité des gens. Même dans la police, même parmi les officiers éduqués, il y a encore des gens qui croient en la magie noire. Donc il faut vraiment que le gouvernement intervienne et menace de punir les chasseurs de sorciers, comme le prévoit la loi. »  
La police de la province d’Enga manque cruellement de moyens. Elle ne dispose que de 300 policiers pour veiller sur les 462 000 habitants de la province. 

Radio Australia

chelabi 2015-01-17 18:45:00
Il faut appeler un chat un chat . Le surnaturelle c'est le surnaturelle. Mais je ne veoudrais pas ébranler votre foi. Desolé
chelabi 2015-01-17 18:43:00
Ah bon ? Et quand on exorciste une personne ? On fait apel a qui? A la religion? Non . Il ne faut pas se voiler la face quand meme les deux sont etroitement lier.
Sr4m 2015-01-16 21:50:00
Sa n'a aucun rapport croyance aux fantomes et en dieu. Apres si il y a mort d'homme je pense qu'il faut agir dans tout les cas
chelabi 2015-01-16 11:56:00
Et la! On a le droit de se moqué de leurs croyances ou c'est interdit? Je dit ça mais je ne dit rien. On ne sais jamais avec tout ce qui se passe en métropole...?
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