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Des paraha peue volés à la Presqu’île ?

mardi 18 juin 2019

Hier, l’éleveur de Vairao a finalement pu récupérer un paraha peue, via une cliente alertée par une publication sur Facebook. Une pièce à conviction pas comme les autres qui devrait permettre de trancher la question de son origine. (© Facebook)

Hier, l’éleveur de Vairao a finalement pu récupérer un paraha peue, via une cliente alertée par une publication sur Facebook. Une pièce à conviction pas comme les autres qui devrait permettre de trancher la question de son origine. (© Facebook)

Samedi dernier, un stand implanté en plein centre de Taravao proposait des paraha peue au tarif de 3 000F le paquet de trois, avec un stock visiblement conséquent, ce qui n’a pas manqué d’interpeler les passants. À commencer par Moana Maamaatuaiahutapu, en charge des programmes aquacoles à la direction des ressources marines et minières, à Vairao.

“Autant de poissons de cette couleur et de ce calibre, sans blessure, ce n’est pas logique pour une pêche en milieu naturel. J’ai alerté la ferme et les agents de l’écloserie, qui ont été faire des photos en fin d’après-midi. Il y avait toujours des poissons, soit des invendus, soit des nouveaux. C’est surprenant !”, confie-t-il, convaincu qu’il s’agissait de paraha peue d’élevage.

Il est rejoint sur ce point par Sylvain Dupieux, responsable de production chez Tahiti Fish Aquaculture, dont la ferme se partage entre Vairao et Tautira. “À la couleur, ça ressemble fortement à des poissons d’élevage, c’est évident. Le gabarit aussi, car ce sont des tailles qu’on vend actuellement”, explique-t-il.

 

Un poisson en cours d’analyse

 

Mais, pour l’un comme pour l’autre, sans preuve concrète, difficile de parler de vol, bien que les élevages de la Presqu’île soient régulièrement la cible de personnes mal intentionnées. “Périodiquement, on constate des passages sur les cages, comme des poissons coincés dans les filets après avoir été pris de panique, ou des hameçons et des fils coupés. Il y a deux ans, on avait la production nécessaire, mais depuis l’année dernière, on peine à l’augmenter et on est facilement en manque, donc ça peut devenir gênant. On pourrait mettre un filet au-dessus des cages, mais ça se coupe facilement et on partait plutôt du principe qu’on pouvait faire confiance”, souligne Sylvain Dupieux.

Les sites dédiés à la recherche ne sont pas plus épargnés. “Dernièrement, on a perdu une cage entière de marava, soit environ trois cents poissons, après quasiment quatre mois d’élevage. Le filet était troué à la surface, ce qui est illogique par rapport au comportement de ce poisson. À l’écloserie, ils se sont fait voler des géniteurs de crevettes de 40 à 50 g. Ils ont même retrouvé des shorts et des nasses autour des bassins de production. On se bat avec ça depuis des années”, regrette Moana Maamaatuaiahutapu.

Hier, l’équipe de production a finalement pu récupérer un paraha peue, via une cliente alertée par une publication sur Facebook. Pour Sylvain Dupieux, au vu du contenu du tube digestif, la présence de granulés “ne fait aucun doute”, mais des analyses détaillées sont en cours.

 

A.-C.B.

 

 

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