“La parité hommes-femmes fera partie des sujets à traiter”

    jeudi 11 mai 2017

    Le président de l’assemblée de la Polynésie Marcel Tuihani avec Rémi Schenberg (à gauche) et Philippe Lamy (à droite), respectivement directeur des services législatifs et chef de la division du secrétariat du comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques  de l’Assemblée nationale, ont dévoilé leur programme commun. (© Christophe Cozette)

    Le président de l’assemblée de la Polynésie Marcel Tuihani avec Rémi Schenberg (à gauche) et Philippe Lamy (à droite), respectivement directeur des services législatifs et chef de la division du secrétariat du comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques
    de l’Assemblée nationale, ont dévoilé leur programme commun. (© Christophe Cozette)

    Qui légifère contrôle (l’action du gouvernement). Comme promis et annoncé, deux administrateurs, Rémi Schenberg et Philippe Lamy, exerçant au sein des services administratifs de l’Assemblée nationale, sont en mission en Polynésie française jusqu’au 18 mai afin notamment de conseiller l’assemblée locale dans la mise en œuvre de la nouvelle commission d’évaluation des politiques publiques (qui existe en métropole depuis 2009), ainsi que la réorganisation des services et l’amélioration du suivi des séances et des commissions.

    Les élus, aussi bien que les agents administratifs et les collaborateurs des élus, pourront ainsi profiter des enseignements et conseils prodigués par ces deux missionnaires de l’Assemblée nationale, au cours de nombreuses réunions de travail mais aussi de formation, comme dévoilé hier par le président de l’assemblée, Marcel Tuihani, hôte de ces experts en politique d’évaluation qui se penchent aussi bien sur le thermalisme que sur la parité hommes-femmes, qui sera également abordée par la commission d’évaluation locale des politiques publiques.

    La commission d’évaluation polynésienne est composée de l’ensemble des présidents des commissions législatives, soit neuf personnes, plus le président de la commission de contrôle budgétaire et financier (CCBF), les trois présidents des groupes politiques constitués au sein de l’assemblée et Marcel Tuihani, qui préside cette commission. Ce dernier nous en dit plus sur cette future mission de contrôle.

    Pourquoi contrôler ?
    Nous sommes l’assemblée, nous adoptons des textes – des lois du Pays et des délibérations – qui sont importants, ainsi que le budget de la Polynésie française donc, oui, pour moi, il est indispensable que les élus puissent bénéficier de cette formation, dans le cadre de la mise en œuvre des évaluations des politiques publiques afin de s’approprier, au-delà de la matière, la responsabilité qui nous incombe. L’avenir du Pays repose également sur la responsabilité des représentants que nous sommes.

     

    Y a-t-il des choses mises en place pour l’évaluation des politiques publiques ?
    Dans le cadre de la mission de contrôle exercée par l’assemblée auprès du gouvernement et de son président notamment, nous disposons de quelques outils. La commission de contrôle budgétaire et financier (CCBF) en fait partie, mais également les missions d’information, les missions d’enquête et les questions écrites et orales qui sont posées au gouvernement. Aujourd’hui, nous progressons dans la mise en œuvre d’outils de contrôle avec l’installation de cette commission d’évaluation des politiques publiques qui a été d’ailleurs adoptée l’année dernière, à l’assemblée même, et aujourd’hui, nous disposons d’un accompagnement technique afin de mettre en place les méthodes de travail nécessaires pour accompagner efficacement le gouvernement.

     

    A-t-elle établi un programme de travail ?

     

    Nous commençons à le mettre en place. Je vais réunir pour la première fois les membres de cette commission, en profitant de la présence de ces deux administrateurs de l’Assemblée nationale, et nous allons élaborer les thématiques pour la seconde partie de l’année sur lesquelles la commission va travailler. En tous les cas, dans le cas de la délibération qui a créé cette commission, la parité hommes-femmes fera partie des sujets à traiter.

     

    Propos recueillis par Christophe Cozette

      Edition abonnés
      Le vote

      Seriez-vous prêt à accepter de travailler avec une patente si un employeur vous indiquait qu'il ne peut pas vous salarier ?

      Loading ... Loading ...
      www.my-meteo.fr
      Météo Tahiti Papeete