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Les parlementaires du Pacifique veulent parler d’une même voix

mercredi 11 septembre 2019

“Nous devons alerter le monde, parler d’une seule voix, avec un projet constructif”, assure Ratu Epeli Nailatikau, président du Parlement de Fidji. En fin de matinée, le groupe des parlements des îles du Pacifique doit délivrer une déclaration commune fixant les engagements des parlementaires de la région en faveur de la protection de l’océan. Photo : Yann Roy

“Nous devons alerter le monde, parler d’une seule voix, avec un projet constructif”, assure Ratu Epeli Nailatikau,président du Parlement de Fidji. En fin de matinée, le groupe des parlements des îles du Pacifique doit délivrer une déclaration commune fixant les engagements des parlementaires de la région en faveur de la protection de l’océan. Photo : Yan Roy

Son exploitation à des fins mercantiles et le dérèglement climatique menacent l’océan Pacifique. Par voie de conséquence, ce sont aussi les populations des États et pays insulaires de cette région qui sont face à des périls. La pollution, la raréfaction des ressources halieutiques, l’érosion des littoraux en sont quelques-uns.

C’est dans ce contexte que s’est ouvert hier la conférence du groupe des parlements des îles du Pacifique (GPIP), au sein de l’assemblée de Polynésie française, à Papeete, sur le thème de l’économie bleue durable.

Participent à ce rendez-vous régional sur deux jours des présidents de parlements ou parlementaires de Fidji, Hawaii, Île de Pâques, Îles Cook, Niue, Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande, Palau, Samoa, Samoa américaines, Tokelau, Tonga, Vanuatu et Wallis-et-Futuna.

Des intervenants experts sont également présents dont l’ambassadeur des Nations Unies, Peter Thomson, en charge depuis fin 2017 de piloter la mise en oeuvre du programme des Nations Unies visant à conserver et à utiliser de manière durable les ressources de l’océan.

“Cette décennie à venir va être cruciale pour les îles du Pacifique. Il faut changer nos habitudes de production et de consommation. Il faut être radical pour lutter contre le réchauffement climatique”, a-t-il déclaré en ouverture de la conférence devant les invités qui, venus des quatre coins du Pacifique, ont des problématiques communes.

 

Des îles vulnérables

 

Et même le temps de la rencontre engagé hier entre ces parlementaires est court, il est nécessaire, estiment les participants.

Trouver un consensus sur le diagnostic, partager des expériences et des orientations communes sur les bonnes pratiques, les transformer en cadres législatifs concordants entre pays voisins. Et se faire entendre au plan international.

Un premier sujet était abordé hier : celui de “la résilience de l’océan Pacifique”. En d’autres termes, sa capacité à surmonter les chocs liés à la pollution (plastique, huiles, etc.). “Le continent bleu représente un quart de la surface de la planète, composé de centaines d’îles vulnérables”, a rappelé Kosi Latu, directeur général du Programme régional océanien de l’environnement. Et “huit millions de tonnes de plastique sont déversées chaque jour dans l’océan”, a-t-il ajouté.

L’exploitation des fonds marins, sujet qui divise, a été évoquée, dans la matinée, par Peni Suveinakama, responsable des océans au bureau du Commissaire à l’océan Pacifique. “Le risque est de libérer le carbone emprisonné dans les fonds. Il faut prendre son temps, réfléchir. Peut-être que des avancées technologiques feront que l’on n’aura plus besoin de ces minerais rares ou qu’on saura les recycler”.

Ce matin, après avoir visité le port de pêche, les parlementaires et experts reprennent les discussions autour de “la pêche, secteur clé de l’économie bleue”.

En fin de matinée, le GPIP doit délivrer une déclaration commune fixant les engagements des parlementaires de la région en faveur de la protection de l’océan. Cette déclaration devra permettre de faire entendre la voix des pays de la région Pacifique dans le brouhaha des Nations. “Nous devons alerter le monde, parler d’une seule voix, avec un projet constructif”, assure Ratu Epeli Nailatikau, président du Parlement de Fidji.

 

Y. R.

 

GPIP), david vergé

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