Habillage fond de site

Passages piétons : le rôle des maires en question

lundi 29 juillet 2019

Si la ligne centrale a été rafraîchie par les services de l’Équipement, les passages piétons n’ont pas été repeints. (© Jean-Luc Massinon)

Si la ligne centrale a été rafraîchie par les services de l’Équipement, les passages piétons n’ont pas été repeints. (© Jean-Luc Massinon)

Il y a quelques semaines, à Mahina, les équipes de la direction de l’Équipement ont procédé au rafraîchissement des marquages au sol.

Avec leur engin de traçage, les agents ont refait toutes les lignes continues et les pointillés au milieu de la chaussée, mais ont quitté la commune sans refaire les bandes blanches des passages protégés pourtant très usées, ni les marquages de ralentissement (triangles signalant un dos d’âne).

Les techniciens ont été questionnés sur ce qui pouvait être perçu comme un oubli, mais il aurait été répondu que ce marquage incombait aux communes à travers le pouvoir de police du maire.

Effectivement, le pouvoir de police du maire est inscrit au Code général des collectivités territoriales (CGCT) – articles L 2213-1 à L2213-6.

Il permet au tavana, par arrêté motivé, de fixer une vitesse maximale autorisée, d’interdire à certaines heures l’accès de certaines voies, de réglementer l’arrêt et le stationnement des véhicules, de réserver sur la voie publique des emplacements de stationnement aménagés pour les personnes handicapées, de réserver des emplacements pour faciliter la circulation et le stationnement des transports publics… mais rien n’est précisé pour les passages protégés.

Même si cela dépend bien du pouvoir du maire, les communes n’avaient jusqu’à présent jamais pris en charge le marquage.

D’ailleurs, aujourd’hui, les collectivités du fenua ne sont nullement équipées pour refaire les marquages au sol. Le CGCT leur autorise-t-il même d’intervenir sur les routes territoriales ?

 

30 millions de francs de peinture par an

 

Après avoir contacté la direction de l’Équipement, les explications sont un peu différentes. Un responsable confirme qu’il s’agit bien de la compétence du tavana, et précise que son service a toujours assuré ce travail par “habitude”.

À l’Équipement, on semble vouloir responsabiliser un peu plus les tavana, car l’implantation d’un passage protégé devrait être couverte par un arrêté du maire. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Le site doit également être muni de panneau de signalisation.

Si l’Équipement s’est substitué aux mairies, le service souhaite demander aux communes d’être en règle et de prendre des arrêtés.

Cette procédure devrait aussi permettre de réévaluer l’intérêt de l’emplacement des passages piétons car, visiblement, certains tavana en abusent pour satisfaire leurs administrés qui veulent un passage devant chez eux. Ainsi, parfois, moins de 50 mètres séparent deux passages protégés !

L’Équipement a fait ses calculs. L’entretien des passages protégés – à raison de deux interventions dans l’année – coûte 30 millions de francs par an.

Parallèlement, les équipes testent, depuis quelques mois et dans quelques communes seulement, non plus de la peinture, mais de la résine.

Si les résultats sont satisfaisants, l’Équipement procédera alors au marquage des passages piétons, après avoir vérifié que les mairies ont bien pris les arrêtés d’implantation.

 

LDT

 

Éviter les glissades pour les deux-roues

Rien que pour les marquages des passages protégés, le coût de la peinture s’élève à 30 millions de francs par an.

Rien que pour les marquages des passages protégés, le coût de la peinture s’élève à 30 millions de francs par an.

Les conducteurs de deux-roues vous diront combien ils se sont parfois fait des frayeurs sur les marquages au sol, lorsque leurs roues glissent. Les chutes ne sont pas rares.

C’est pourquoi il existe une réglementation pour la matérialisation des marquages, notamment des passages piétons. Les bandes, de 50 centimètres de large, ne se mettent pas n’importe où (pas dans un virage), doivent être rétro-réfléchissantes pour être visibles de jour comme de nuit.

Et les produits utilisés doivent respecter un coefficient de “non glissance” afin de respecter les règles d’adhérence d’une chaussée normale.

 

 

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