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Où sont passées les décorations de Noël ?

mardi 20 décembre 2016

décoration noel papeete

Elle est resplendissante, la mairie de Papeete. Il faut dire que tout autour, c’est la nuit noire. Peu de décorations de Noël ornent les rues de l’agglomération urbaine, cette année. (© Marie Guitton)

 

 

Plusieurs administrés confient leur déception : à l’approche des fêtes, les communes de l’agglomération urbaine seraient de moins en moins décorées. Les municipalités se défendent d’avoir sacrifié leurs illuminations sur l’autel de l’austérité. Bien malgré elle, la ville de Punaauia, qui a voulu innover pour mieux respecter l’environnement, reconnaît tout de même un petit raté.

 

 

Mais où sont donc passées les décorations de Noël, les arbres enguirlandés, les avenues brillant de mille feux, la magie des fêtes, tout simplement ?

Alors que plusieurs administrés confient leur déception à La Dépêche de Tahiti, les municipalités se défendent d’avoir sacrifié leurs illuminations sur l’autel de la crise économique. “Ce sont les mêmes que l’année dernière !”, assurent ainsi Papeete, Pirae et Arue.

Dans la capitale, “on innove tous les deux ou trois ans, explique l’élue en charge des décorations. Là, on a repris celles de 2015. C’est vrai qu’on n’a pas mis le traîneau du Père noël dans notre village de Noël, mais sinon il y a des illuminations comme l’année dernière : à la mairie, dans la rue du commandant Chessé, et dans le coin du temple adventiste de Fariipiti.”

Même refrain à Pirae, où l’on balaie aussi l’explication écologique : “Bien sûr que nous sommes dans une démarche d’économie d’énergie. Nos illuminations sont des LED basse consommation. Mais ce sont exactement les mêmes que l’année dernière !”

 

Un raté à Punaauia

 

À Arue, un responsable assure même qu’un effort supplémentaire a été fait : “On a complété un peu notre stock habituel en ajoutant certaines balustrades, assure-t-il. On a choisi du rouge pour les façades et du blanc pour les contours des bâtiments. Donc il y a une légère progression. Après, c’est vrai qu’on va devoir engager une réflexion pour faire évoluer le concept, parce qu’on aime bien que ça change régulièrement. Je ne pense pas que ça progressera en quantité, mais ça sera plus dynamique.”

Seule la commune de Punaauia reconnaît un petit raté, mais qui partait d’une bonne intention : la protection de l’environnement.

“On a récupéré nos décorations de l’année dernière, sauf pour la mairie, où l’on a voulu essayer des spots LED à énergie solaire, explique la directrice de cabinet du tavana.

Malheureusement, ce nouveau dispositif n’est pas très performant… On nous avait promis monts et merveilles, ça devait faire des points lumineux blancs, comme de la neige qui tombe, sur la façade de la mairie, mais en réalité, dès que tu t’éloignes un peu, en passant sur la route par exemple, tu ne vois plus rien.”

Las ! La grande surface du coin aurait opté pour les mêmes illuminations, bien incapables de transpercer la noirceur de la nuit…
“Ce n’est pas le problème de l’énergie solaire, c’est simplement que ces spots ne sont pas adaptés aux grands bâtiments, observe, dépitée, la responsable municipale. On s’était dit qu’on allait rester dans l’optique du développement durable, mais c’est vrai que, du coup, ça paraît moins performant cette année…”

Le Pays, lui, semble s’en laver les mains. Bien que les routes territoriales, comme le front de mer de Papeete ou l’avenue prince Hinoi, soient de son ressort, il renvoie la responsabilité des décorations de Noël aux communes.
Reste les commerçants, mais qui ne sont pas en très bonne forme financière. Le centre Tamanu, qui a terminé de revêtir ses habits de fête dimanche dernier, assure tout de même que “des efforts ont été faits”.
Les étals du marché de Papeete ont aussi été décorés, tandis que certaines boutiques et snacks jouent encore bien le jeu. Quant aux foyers, la crise a bien grignoté le porte-monnaie de certains d’entre eux.

“Lorsque j’étais plus jeune, il y avait des guirlandes électriques allumées dans les magasins, beaucoup de gens en achetaient pour les ramener chez eux”, raconte une mamie de Mahina. Aujourd’hui, “les gens ne dépensent plus comme autrefois, ils sont raisonnables et l’on ne gaspille pas les sous pour acheter des guirlandes électriques”, observe une élue de la capitale.

M.G.

 

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