Patricia, devenue tempête tropicale, provoque peu de dégâts au Mexique

    samedi 24 octobre 2015

    Patricia, annoncé comme le plus fort ouragan de l’histoire météorologique, a été rétrogradé en simple tempête tropicale samedi après avoir touché terre la veille au Mexique, provoquant des dégâts bien moins importants que prévu.

    Le centre américain des ouragans (NHC), basé à Miami, a annoncé samedi que Patricia n’était plus qu’une tempête tropicale, ses vents les plus forts ayant baissé d’intensité à 80 km/h en arrivant sur la côte Pacifique.

    On s’attend à ce qu’ils perdent encore de la puissance à mesure que la tempête va s’engouffrer à l’intérieur du pays. Samedi, de fortes pluies frappaient le nord-ouest du pays.

    Les autorités avaient déplacé des habitants, fermé les ports, les écoles, et évacué des touristes avant l’arrivée dans l’Etat de Jalisco (ouest) de cet ouragan classé d’abord en catégorie 5, maximale sur l’échelle de Saffir-Simpson, avant de descendre en catégorie 1 tôt samedi (vents à 120 km/h) puis de devenir tempête tropicale.

    Ses vents avaient atteint 325 km/h enregistrés en mer puis 270 km/h au moment où il a touché terre.

    Cinq heures après son entrée sur le territoire, le président Enrique Pena Nieto a annoncé dans un message télévisé à la nation que « les dégâts étaient moins importants que ceux attendus d’un ouragan d’une telle magnitude ».

    Il avait cependant demandé à la population de rester dans les abris, estimant qu’il était trop tôt pour « baisser la garde ».

    Il est vrai qu’au moment où il a touché terre, l’ouragan était plus puissant que le typhon Haiyan, qui avait causé la mort ou la disparition de 7.350 personnes aux Philippines en novembre 2013.

    Dans l’Etat de Colima (ouest), où se trouve la ville de Manzanillo, 350 arbres ont été arrachés, « mais heureusement il n’y a que des dégâts matériels, a indiqué le secrétaire au Tourisme, José Calzada.

    Quelques glissements de terrain ont coupé l’autoroute entre Colima et Manzanillo, selon le ministre des Transports, Ruiz Esparza.

    Environ 7.000 touristes étrangers et 21.000 touristes mexicains séjournaient dans la station balnéaire avant l’arrivée de Patricia.

     

    – Touristes évacués ou aux abris – 

    Le président Barack Obama avait annoncé que des spécialistes américains des catastrophes étaient sur place et prêts à aider. Le Venezuela avait, lui aussi, proposé son assistance.

    Toutes les boutiques avaient été fermées dans la ville touristique de Puerto Vallarta et les propriétaires avaient calfeutré leurs vitrines.  

    « J’ai distribué des rubans adhésifs à des gens qui n’étaient pas préparés », raconte Ramiro Arias, propriétaire d’une boutique d’encadrement.

    Les hôtels du front de mer de Puerto Vallarta ont été évacués et des touristes ont été conduits vers des abris, l’aéroport ou des stations d’autobus.

    Selon les autorités, 3.500 personnes au total ont quitté Puerto Vallarta par autobus et avion.

    « J’ai eu la malchance d’être au mauvais endroit au mauvais moment », commente un jeune étudiant en médecine italien, dans un centre de la Croix-Rouge transformé en abri.

    Les autorités avaient également coupé l’électricité de Puerto Vallarta à Manzanillo pour éviter les électrocutions.

    Patricia devait apporter des précipitations pouvant atteindre 51 cm dans les Etats mexicains de Jalisco, Colima, Michoacan et Guerrero, pouvant générer des glissements de terrain.

    En 2013, deux tempêtes quasi simultanées avaient touché les côtes pacifique et atlantique du Mexique, entraînant la mort de 157 personnes.

    Agence France-Presse

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