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Patricia Tuhoe, Charles Tetaria et Emma Faua font leur entrée au Fare vana’a

jeudi 6 avril 2017

académie

Patricia Tuhoe, Charles Tetaria et Emma Faua ont été accueillis hier après-midi par les 17 autres membres de l’Académie tahitienne. (© Vaiana Hargous)


Patricia Tuhoe, Charles Tetaria et Emma Faua, élus vendredi dernier en assemblée plénière, ont été reçus hier après-midi à l’Académie tahitienne. Ces trois nouveaux académiciens sont invités, dès aujourd’hui, à prendre part aux différents travaux de l’institution. Leur entrée au Fare vana’a ne sera célébrée en grande pompe qu’au mois de juin, lors de la journée de l’académie, au cours de laquelle ils devront se prêter au jeu des discours.

“Nous sommes très heureux de les avoir. Maintenant, l’académie est au complet”, confiait tout simplement hier Raymond Pietri, chancelier de l’Académie tahitienne. Depuis vendredi dernier, le Fare vana’a compte trois nouveaux membres, élus à bulletins secrets parmi 27 candidatures : Patricia Tuhoe, Charles Tetaria et Emma Faua, qui viennent remplacer les regrettés Duro Raapoto, Patua Coulin (dite mama Vaetua) et John Doom.

Les nouveaux immortels ont été reçus, hier après-midi, par les 17 académiciens déjà en poste, pour une première rencontre. Et dès aujourd’hui, ils pourront se joindre aux travaux des différentes commissions.

“On pourra poursuivre avec plus d’éléments participants, se réjouit Raymond Pietri, parce qu’il y a beaucoup de travail à faire. On n’arrive pas à s’en sortir. Ils rejoindront donc les commissions : la principale commission est celle dite de la langue, qui se tient tous les mercredis après-midi et tous les vendredis matin. Il y a aussi celle dite des AP, des académiciens permanents – même si nous le sommes tous –, qui se réunit le mardi et le jeudi pour effectuer un travail préparatoire à la commission de la langue. Ils sont donc invités à venir, s’ils le veulent, dès demain (aujourd’hui, NDLR), pour avoir un petit aperçu. Mais j’ai déjà l’impression qu’ils sont mordus !”

Entre autres travaux, il s’agira de poursuivre la réalisation du dictionnaire français-tahitien et l’édition de nouveaux lexiques thématiques bilingues.

“On a beaucoup de choses par le passé qui n’ont pas été réalisées, reprend le chancelier. Par exemple, ne serait-ce qu’un petit document sur la pirogue avec tous les mots qui sont utilisés pour chaque partie ; ou encore un document sur le coq, avec l’appellation des plumes, des pattes, etc. Il y a des noms à tout ça qu’on ne connaît même pas très bien en français, alors c’est l’occasion d’apprendre le tahitien et le français en même temps. Nos projets sont là-dedans, ça mûrit au fur et à mesure qu’on se réunit. Comme par exemple dernièrement, on s’est intéressé aux catégories de boxeurs, afin de trouver des mots adéquats pour poids lourds, poids légers, welters, etc., parce que quand on va aux soirées de boxe, tout se dit en mots importés, on n’entend que ‘motora’a’ comme mot tahitien.”

En marge de participer à la vie du Fare vana’a, les nouveaux académiciens devront également préparer un discours, qu’ils déclameront en juin lors de la journée de l’Académie, moment choisi pour célébrer comme il se doit leur entrée au sein de l’institution.

 

V.H.

 

Retrouvez l’intégralité de notre article dans notre édition du jour ou au feuilletage numérique avec :

• L’interview de Patricia Tuhoe, 65 ans : “Un peuple qui n’a pas de langue n’est pas un peuple vivant”

• L’interview de Charles Tetaria, 70 ans : “Il est urgent de travailler sur un lexique médical”

• L’interview de Emma Faua, 63 ans : “Une langue qui n’est pas utilisée, à force, elle meurt”

 

 

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