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Patrick Capolsini, nouveau président de l’Université de la Polynésie française

mardi 18 avril 2017

Patrick Capolsini

Le 13 avril, Patrick Capolsini a accédé aux fonctions de président de l’Université de la Polynésie française. (© Élénore Pelletier)


Élu par le conseil d’administration à 28 voix sur 29 votants, Patrick Capolsini est devenu, jeudi dernier, président de l’Université de la Polynésie française et succède ainsi à Éric Conte. Une suite logique pour cet homme qui a assuré les fonctions de vice-président durant ces six dernières années et qui connaît bien les gros dossiers en cours.

Jeudi dernier, pour l’élection du nouveau président de l’Université de la Polynésie française (UPF), vous étiez le seul candidat. Pourquoi ? Est-ce que la fonction fait peur ?

Oui, effectivement (rires)… Le métier de président a beaucoup changé ces dernières années, en particulier depuis que les universités sont devenues autonomes. Les présidents d’université sont quasiment devenus des chefs d’entreprise.

Je ne suis pas connu du grand public, mais ça fait six ans que je suis vice-président aux côtés d’Éric Conte. Je suis un peu l’homme de l’ombre, mais en interne, les gens me connaissent bien, ils savent quel a été mon rôle, ces dernières années, et savent que j’ai suivi beaucoup de dossiers importants. C’est ce qui explique sûrement qu’il n’y a pas eu d’autres candidats aujourd’hui.

 

Y a-t-il une certaine pression à succéder à Éric Conte?

La pression médiatique, ça, c’est certain ! (rires). J’ai eu la chance qu’Éric Conte m’ait associé à toutes les décisions qui ont été prises pour l’université, sous sa présidence. J’ai travaillé avec lui sur tous les dossiers. Je les connais bien.

Ça fait un an et demi qu’on travaille d’arrache-pied sur la définition de notre nouveau contrat avec l’État, qui définit les grandes lignes des six prochaines années à l’université, aussi bien en termes de recherche que de formation.

Il y aura bien sûr beaucoup de travail pour mettre tout cela en œuvre, mais les rails sont déjà tracés… Donc, non, je n’ai pas trop de pression.

 

À quoi allez-vous vous attaquer dans un premier temps ?

La première actualité, ce sera la mise en place de notre offre de formations bien rénovées, à la rentrée prochaine. Si le gros de nos licences demeure, les maquettes ont été revues pour la plupart d’entre elles.

On a aussi quelques nouveautés avec, notamment, l’ouverture de la seconde année de DUT (diplôme universitaire de technologie, NDLR), qui a vu le jour à la rentrée 2016. Le challenge, maintenant, c’est de faire vivre cette filière.

D’autre part, nous mettons en place un cycle universitaire de préparation aux grandes écoles (CUPGE), qui s’adresse à des bacheliers scientifiques qui souhaitent intégrer une école d’ingénieurs. Jusqu’à présent, ils étaient obligés de s’expatrier en métropole pour préparer les concours d’entrée de ces écoles.

À la rentrée prochaine, on va leur proposer ici une formation de deux ans dans laquelle on a mis beaucoup de moyens. On a recruté des professeurs du secondaire spécialisés dans ces formations et on est en train de monter des accords pour que les jeunes Polynésiens puissent passer leurs épreuves écrites au fenua et n’aient à se déplacer en métropole que pour les oraux.

D’autre part, on va proposer deux masters de droit : un en droit privé, l’autre en droit public, alors que jusqu’à maintenant on n’avait qu’un seul master en droit, hybride.

On va également mettre en place un parcours universitaire qui permettra aux étudiants inscrits en licence de droit ou d’histoire-géographie de se préparer aux concours d’entrée à Sciences Po, ou éventuellement en école de journalisme.

 

Quels sont les gros chantiers à venir ?

On est en train de lancer un appel d’offres pour recruter un cabinet qui va travailler sur l’élaboration d’un schéma directeur du numérique à l’UPF. L’idée, c’est de faire un état des lieux de nos forces, de nos faiblesses et de proposer un plan de développement numérique sur cinq ans, aussi bien sur les outils internes de gestion que sur le développement de l’enseignement à distance.

On aimerait créer des “tiers-lieux déportés”, dans un premier temps à la Presqu’île, de manière à ce que les étudiants aient un endroit aménagé où ils pourront travailler sur des enseignements en ligne, assister à des cours en visioconférence et ainsi leur éviter des déplacements sur le campus parfois très compliqués.

Un autre volet important sur lequel on va travailler ensemble avec le Pays et l’État est la création d’un guichet unique, parce qu’à l’heure actuelle, c’est le parcours du combattant pour les étudiants en post-bac, pour accéder aux bourses, aux logements… On va recruter quelqu’un à la rentrée, qui sera en charge de monter ce projet, dans l’espoir qu’il voit le jour à la rentrée 2018.

Nous avons également un gros projet de pôle recherche et de restructuration des bâtiments actuels, qui sera financé à part égale par l’État, le Pays et l’UPF. L’idée, c’est de construire un bâtiment qui va héberger toutes nos équipes de recherche. Les laboratoires de recherche qui seront libérés seront reconditionnés en salles d’enseignement, pour accueillir nos étudiants dans de meilleures conditions. 

 

Propos recueillis par Élénore Pelletier

 

équipe UPF

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BIO PATRICK CAPOLSINI

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