Patrimoine immatériel : arts, danses, pain ou plaisanteries au menu de l’Unesco

    mardi 18 novembre 2014

    De la culture des cafés de Buenos Aires aux rituels d’appel de la pluie en Iran, en passant par la préparation du pain arménien, l’Unesco doit sélectionner la semaine prochaine de nouvelles traditions pour les inscrire au patrimoine culturel de l’humanité.
    Une responsable de l’organisation internationale, Cécile Duvelle, a appelé mardi les Etats membres à se mobiliser pour sauver les traditions de leurs communautés qui sont menacées de disparition, soulignant que le patrimoine immatériel, contrairement aux monuments, « ne peut plus être restauré une fois qu’il est mort ».
    L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) va passer en revue une liste de pratiques culturelles vivantes aussi diverses que l’art turc du papier marbré, les battements de tambour rituels en Espagne, la tradition du sauna à fumée en Estonie ou les musiques et danses représentatifs de l’identité guadeloupéenne.
    Depuis 2001, l’Unesco établit une liste de ces traditions, parfois menacées de dégradation ou de disparition, distincte de celle des sites naturels ou culturels.
    Le Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui se réunit du 24 au 28 novembre au siège de l’organisation à Paris, examinera d’autres candidatures comme celle de l’Ouzbékistan pour l’askiya, l’art de la plaisanterie, ou du Liban, pour la poésie chantée du Zajal.
    Les participants devront également examiner huit candidatures à la Liste de sauvegarde urgente du patrimoine culturel de l’humanité. Les candidatures retenues permettent aux Etats de mobiliser la coopération et l’assistance internationale nécessaires pour sauvegarder ce patrimoine en péril. « Il y a urgence de préserver un patrimoine culturel qui est en disparition très rapide », a souligné devant la presse Cécile Duvelle, responsable de la Section du patrimoine immatériel de l’Unesco.
    Elle a appelé les Etats ayant des traditions menacées à privilégier la liste de sauvegarde urgente, plutôt que « de se focaliser sur la liste représentative qui n’implique pas d’action urgente ».
    Parmi les huit sites en danger figurent l’art martial du kun Kbakktor au Cambodge, l’art traditionnel de la poterie en Croatie, ou les traditions orales des Tolupanes au Honduras.
    Mais seules trois candidatures seront retenues cette année, les autres étant rejetées en raison de failles dans le dossier de candidature, selon Mme Duvelle.
     
    AFP

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