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Les patrons dénoncent les manifestations violentes de jeudi

vendredi 9 mars 2018

Olivier Kressman, président du MEDEF  a dénoncé « le comportement inacceptable et intolérable » des grévistes lors de la séance. « Hier nous étions dans un déni de démocratie. »

Olivier Kressmann, président du MEDEF a dénoncé «le comportement inacceptable et intolérable » des grévistes lors de la séance. « Hier, nous étions dans un déni de démocratie. »

Les représentants du MEDEF Polynésie, et de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) étaient réunis ce vendredi au CESC pour donner leur avis quant aux violentes manifestations de jeudi à l’assemblée de Polynésie française. Les patrons ont dénoncé d’une même voix un « comportement inacceptable et intolérable » des grévistes lors de la séance. «Hier, nous étions dans un déni de démocratie», a insisté Olivier Kressmann, président du MEDEF. « On a le droit de ne pas être d’accord, mais pas dans cette démarche là. Je suis scandalisé de ce qui a pu se passer au sein de l’hémicycle. On doit respecter l’institution. C’est le lieu des élus, et où la représentativité du peuple s’exprime. J’appelle donc les organisations politiques et syndicales à dénoncer ce qui s’est passé, car cela ne doit plus se reproduire. »

« On ne peut plus attendre »

Quant au manque de dialogue dénoncé par certaines organisations syndicales sur le projet de loi de réforme de la PSG (protection sociale généralisée), le président du MEDEF a tenu à préciser : « le travail sur la PSG est engagé depuis deux ans et demi, et les représentants des partenaires sociaux ont été rencontrés. Le travail démocratique a été fait et respecté ».

Puis Olivier Kressmann a aussi insisté sur la nécessité de mener cette réforme le plus rapidement possible. « On ne peut pas aujourd’hui continuer à attendre. Nous avons un déficit de trois milliards de francs et nous devons prendre des mesures d’urgence. Nous ne sommes pas forcément d’accord avec tous les éléments de ce projet de loi. Le président a fait des aménagements, jeudi. Ce qui ne nous a pas vraiment plu, mais nous respectons sa démarche. Le texte pourra toujours être débattu et faire l’objet d’amendements dans le futur. »

Christophe Plée, président de la CPME, a de son côté dénoncé le « manque de proposition réelle » de l’intersyndicale. « A part dire qu’il faut faire des économies, et qu’il faut retirer le texte, ils ne nous disent pas comment sauver les retraites. Ils souhaitent une réforme plus globale et qui comprenne des mesures notamment au niveau de la maladie. De ce côté-là, nous pouvons leur donner raison. Mais le plus urgent, aujourd’hui, ce sont les retraites. Une fois ce dossier là traité et réglé, nous pourrons aborder d’autres sujets. »

Enfin, les organisations patronales ont aussi appelé « au calme et à la raison de part et d’autre ».

D.T.

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