Le patrouilleur de la marine D’Entrecasteaux en escale à Papeete

    mercredi 13 juillet 2016

    Le bâtiment multimissions D’Entrecasteaux, en route vers la Nouvelle-Calédonie, est à quai  à la base marine militaire jusqu’au 17 juillet. (Photo : Claude Jacques/LDT)

    Le bâtiment multimissions D’Entrecasteaux, en route vers la Nouvelle-Calédonie, est à quai à la base marine militaire jusqu’au 17 juillet. (Photo : Claude Jacques/LDT)


    Avant la venue au fenua du Bougainville

     

    Jusqu’au 17 juillet, le bâtiment multimissions (B2M) de dernière génération est à quai à Papeete. Parti de Brest, il reprendra son voyage en direction de la Nouvelle-Calédonie, où il est affecté.

    Hier, à l’occasion de la visite du navire par le contre-amiral Morio de l’Isle, commandant supérieur des forces armées en Polynésie française, la presse a été invitée à découvrir D’Entrecasteaux destiné à la surveillance et la protection des espaces maritimes, mais aussi à la lutte contre la pêche et les trafics illicites, au sauvetage en mer ou encore à l’assistance aux navires en difficulté.

    Ce B2M peut aussi être appelé à intervenir pour des missions de dépollution, du soutien logistique, l’évacuation de ressortissants ou encore pour assurer des missions humanitaires… sans compter la projection d’une force armée, dans le cadre d’opérations militaires. En bref, c’est un véritable “couteau suisse”, conçu pour faire face à des situations extrêmement variées.

     

    Le D’Entrecasteaux est le premier d’une série de quatre navires du même type destinés à renouveler et renforcer les capacités de la marine nationale en outre-mer. Parmi eux, le Bougainville doit arriver au fenua à la fin de l’année.

    Long de 65 mètres pour une largeur de 14, équipé de deux moteurs Diesel de plus de 2 000 CV chacun, il peut assurer un déplacement d’environ 2 300 tonnes en charge.
    Doté de deux hélices à pas variable, le D’Entrecasteaux se montre très manœuvrant, notamment grâce à son propulseur d’étrave, très utile en particulier pour les manœuvres portuaires.

    Ce qui n’est pas négligeable non plus pour un navire qui peut être appelé à intervenir dans des zones insulaires pas toujours faciles d’accès. “C’est un bateau qui tient bien la mer”, a assuré le commandant de l’unité, le capitaine de corvette Benoît Bariller. Armé par un équipage d’une vingtaine de marins, le B2M peut en accueillir jusqu’à 200.

    Pouvant  atteindre une vitesse de 13 nœuds, ce type de bâtiment peut effectuer des missions de 30 jours sans ravitaillement et il est en mesure de naviguer 200 jours par an. Ce qui est un avantage quand l’on connaît la surface maritime que le Bougainville sera appelé à patrouiller dès 2017, la zone économique exclusive (ZEE) de la Polynésie française couvrant environ 5 500 000 km2.

     

    Mais ce type de navire de surveillance peut aussi être amené à intervenir au-delà des limites de celle-ci, ainsi que l’a fait le D’Entrecasteaux en arraisonnant sur son chemin, un navire de pêche chinois situé dans la zone contrôlée par la Western Center Pacific Fishering Commission (WCPFC), dans le cadre d’accords internationaux.

    Dans le cas de gestion de conflit, ce type de patrouilleur dispose, pour son autodéfense, de deux postes protégés par une plaque de blindage sur chaque côté de la passerelle. Y sont installées des mitrailleuses de 12,7 mm.

     

    De notre correspondant C.J.

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