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Le Pays veut améliorer la desserte maritime des îles

mercredi 12 juin 2019

Avec 24 navires au total, représentant 14 compagnies maritimes, le transport maritime interinsulaire reste le cordon ombilical entre Tahiti et les archipels. Photo : archives La Dépêche

Avec 24 navires au total, représentant 14 compagnies maritimes, le transport maritime interinsulaire reste le cordon ombilical entre Tahiti et les archipels. (Photo : archives La Dépêche)


La première réunion de l’observatoire du transport maritime interinsulaire a eu lieu, vendredi dernier, à la présidence. L’objectif est de proposer à l’exécutif des projets et solutions concrètes au bénéfice des habitants des îles éloignées. Le transport maritime interinsulaire est la colonne vertébrale du développement des archipels, en complément de l’aérien.

“L’enjeu est de préserver la vie dans les îles en permettant aux populations de pouvoir y rester ou d’y retourner pour celles qui le souhaitent”, selon l’exécutif. La première réunion de l’observatoire du transport maritime interinsulaire a eu lieu, vendredi dernier, à la présidence, en présence notamment du ministre du Logement et de
l’aménagement, en charge des transports maritimes interinsulaires, Jean-Christophe Bouissou.

Cet observatoire succède au Comité consultatif de la navigation maritime interinsulaire (CCNMI) qui était composé, à parité égale, de représentants des armateurs et de l’administration. “Cette égalité de représentation pouvait causer certaines frustrations, car de nombreux armateurs n’étaient pas représentés. Cela créait des dissensions qu’il convenait de rectifier”, expliquait vendredi dernier le ministère. C’est désormais chose faite avec la mise en oeuvre de cet observatoire qui réunit toutes les compagnies maritimes, mais également tous les chefs des services et entités publiques concernés par les problématiques du transport maritime interinsulaire.

Aussi, de nombreux organismes étaient autour de la table comme la Direction polynésienne des affaires maritimes (DPAM), le Port autonome, la Direction de l’équipement (DEQ), la Direction générale des affaires économiques (DGAE), la Direction de l’environnement (Diren) ainsi que la Direction de la Biosécurité.

 

Un “maillage extraordinaire”

 

Les populations des archipels sont représentées au travers de leurs élus à Tarahoi (un par archipel). Les maires sont aussi représentés au travers du syndicat pour la promotion des communes (SPC). “Plus qu’un simple comité, ce doit être une instance essentielle, dont l’objectif est de proposer au gouvernement des projets et des solutions concrètes au bénéfice des habitants des îles éloignées”, souligne la DPAM.

L’objectif de l’observatoire est donc de donner une meilleure visibilité sur le transport maritime, de mieux cerner ce qu’il représente aujourd’hui, et d’appréhender ses perspectives de croissance. “Le rôle de cet observatoire est aussi de cerner les besoins des usagers et des opérateurs afin que les intérêts de tous puissent être pris en compte et se traduire dans une feuille de route cohérente et réaliste qui place l’intérêt commun au centre des préoccupations”, indique le ministère qui souligne que le système actuel “est unique au monde”.

Selon lui, aucune entité similaire à la Polynésie ne dispose aujourd’hui d’un tel maillage de navires : 24 navires au total, représentant 14 compagnies maritimes.

Le transport maritime interinsulaire reste bel et bien la colonne vertébrale du développement des îles et des archipels, en complément de l’aérien. L’observatoire établit, avant la fin du mois de juin de chaque année, un rapport d’activité et un diagnostic de l’activité et des problèmes du transport maritime interinsulaire.

Ce rapport est présenté en conseil des ministres par le président de l’observatoire.

 

D.G.

Hausse du trafic de passagers

Le trafic de passagers, qui concerne à 90% la desserte entre Tahiti est Moorea, a progressé de 6% en 2018 pour s’établir à 1 793 400 passagers transportés (54% pour l’Aremiti Ferry II et l’Aremiti V, 46% pour le Terevau).

Il s’agit de la plus forte progression depuis 10 ans. L’an passé, aux Marquises, l’Aranui a transporté 3 722 croisiéristes. 4 539 passagers ont également voyagé entre Tahiti et les Raromatai.

Dans l’archipel, le Haere Maru 4 a accueilli 43 543 passagers entre Raiatea et Taha’a, contre 16 929 entre Bora Bora, Raiatea et Taha’a via le Maupiti Express II, lequel n’a acheminé que 815 voyageurs vers et depuis Maupiti. Le chiffre est également modeste aux Australes, avec 717 passagers pris en charge par le Tuhaa pae IV.

 

Repères

• Une filière qui pèse 10 milliards de francs

Le transport maritime interinsulaire est une filière économique dont le chiffre d’affaires a dépassé 10 milliards de francs en 2016, en progression depuis 2013. Le transport de marchandises représente plus de 82% du produit d’exploitation, contre 11% pour la vente à l’aventure et 3% pour les autres produits. Un secteur à marge bénéficiaire modérée puisqu’en 2016, le résultat d’exploitation s’élevait à 474,6 millions de francs.

 

• Des navires en projets

Deux licences d’exploitation seront probablement délivrées à deux navires en projet pour l’archipel de la Société : le Polynésien de 600 passagers et le Terevau Piti de 675 passagers. Pour les Tuamotu, un armateur a présenté son projet de navire Aranui VI de 322 passagers (149 cabines) qui devrait proposer plusieurs circuits.

D’abord un itinéraire îles Sous-le-Vent, îles Cook, Australes. Ensuite un itinéraire Tuamotu est, Gambier, Pitcairn et Rapa. Enfin, un itinéraire Moorea, Tuamotu ouest, îles Sous-le-Vent. Le début des activités est prévu pour début 2022. Toujours aux Tuamotu, le Dory II devrait remplacer le Dory, et le futur Ti’ai devrait desservir Amanu, Hao, Faaite, Katiu, Makemo et Tahanea.

 

D.G.

 

 

 

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