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Pêche – France, Australie, Nouvelle-Zélande et Cook unis pour surveiller la zone

lundi 13 mars 2017

surveillance maritime

Les contrôles ont permis de relever que des boîtiers de positionnement avaient été modifiés. (© Haut-commissariat)


Une importante opération de surveillance et de contrôle des pêches a été menée dans la zone économique exclusive de Polynésie française. Elle visait à s’assurer de l’absence de navires de pêche étrangers dans la ZEE et à les contrôler le cas échéant. Cette opération a été coordonnée par le centre maritime commun de Polynésie française, en coopération avec la Nouvelle-Zélande, l’Australie et les îles Cook.

Du 5 au 10 mars, sous l’autorité du haut-commissaire, une importante opération de surveillance et de contrôle des pêches a été menée dans la zone économique exclusive (ZEE) et à ses abords, en particulier au large des Marquises et à l’ouest de l’archipel de la société. Une opération d’envergure et de dimension internationale.

Coordonnés par le centre maritime commun de Polynésie française, le patrouilleur Arago et les Gardian de la marine nationale ont travaillé de concert avec le patrouilleur Te Kukupa des îles Cook, un agent de l’agence australienne des pêches et un avion P3 Orion néo-zélandais.

Selon le communiqué transmis par le haut-commissariat : “L’opération a permis de confirmer l’absence de pêcheurs étrangers dans la ZEE de Polynésie française.”

 

Une zone surveillée en permanence

 

Cette zone, vaste comme l’Europe, est ainsi surveillée en permanence. “Tous les pêcheurs qui sont dans la zone ont pour obligation de reporter leur position, notamment grâce au système d’identification automatique (SIA), et les systèmes de surveillance des navires (VMS), au centre maritime commun à Tahiti. Cela est fait tous les jours.
Pour confirmer cela, des survols sont effectués régulièrement par les Gardian et également, s’il y a un doute, il y a la possibilité d’avoir de l’imagerie satellite”, détaille le lieutenant de vaisseau Benoît Renié.

Le commandant de l’Arago se dit satisfait des échanges internationaux durant ces cinq jours, avec notamment la présence d’un observateur australien à bord du patrouilleur français : “Il a été intéressant de partager certaines expertises, notamment avec les Australiens sur les techniques de pêche. L’observateur nous a donné les renseignements qu’il avait, nous a expliqué comme cela se déroulait en Australie. Nous avons échangé sur les manières de contrôler les différents bâtiments. Nous avons acquis plus d’expérience en matière de contrôle des pêches.”

L’opération a également permis d’effectuer des contrôles en dehors de la ZEE, dans le cadre de l’organisation régionale WCPFC (Western and Central Pacific Fisheries Commission).

Huit navires étrangers ont ainsi été contrôlés par l’Arago, qui  a relevé des infractions sur les boîtiers de positionnement de certains de ces navires de pêche.

“Ils avaient été légèrement modifiés par les bâtiments”, relate le lieutenant de vaisseau Benoît Renié.

Une présence physique en plus de celle par satellite qui accentue la pression sur les navires tentés de venir pêcher dans la ZEE polynésienne.

 

 

F.C.

 

La surveillance de la ZEE en chiffres

 

surveillance maritime

En 2016, les forces armées en Polynésie française (avions Gardian et bâtiments de la marine nationale et patrouilleur de gendarmerie maritime Jasmin) ont effectué, sous l’autorité du haut-commissaire, dans le domaine de la surveillance et de la police des pêches :
– 74 missions aériennes de surveillance de la ZEE et de ses abords (soit plus de 450 heures de vol) permettant de survoler 274 pêcheurs et de s’assurer qu’aucun n’était en action de pêche à l’intérieur de la ZEE ;
– 80 missions maritimes (soit plus de 200 jours de mer) contribuant à la surveillance de la ZEE et de ses abords.

 

 

 

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