Pêche sous-marine au Pérou : un bilan honorable

    mercredi 12 novembre 2014

    L’équipe tahitienne a ramené une belle septième place au classement par nations des Mondiaux de pêche sous-marine qui se sont déroulés à Lima (Pérou) la semaine dernière. Le bilan est satisfaisant avec trois places de mieux que lors des Mondiaux-2012, mais c’est moins bien qu’en 2010 lorsque Tahiti avait fini sixième. Les prochains Mondiaux se tiendront dans les eaux turquoises de la Grèce en 2016.

    Il y a plus de 30 ans, la Polynésie française n’était pas encore reconnue au niveau de la Confédération mondiale des activités subaquatiques (CMAS) et les Polynésiens devaient concourir aux Championnats de France pour espérer participer aux Mondiaux sous les couleurs de la France.
    C’est ainsi que des grands noms comme Ateo, Paheroo, Nana’i, Tapu ont pu accrocher des titres de champions de France, champions d’Europe et surtout figurer parmi les meilleurs mondiaux (champion du monde par équipes avec la France pour Jean Tapu).
    Si la Polynésie peut se vanter depuis plusieurs années de représenter une voix au même titre que la France au sein de la CMAS, nos pêcheurs manquent hélas de confrontation avec le gratin européen qui est la référence au niveau mondial. Les meilleurs pêcheurs locaux doivent se contenter des Oceania chaque année et des Mondiaux tous les deux ans. Nos pêcheurs doivent donc se mobiliser pour s’organiser des déplacements en Europe afin de mieux s’habituer au froid, à l’eau trouble et surtout se frotter aux meilleurs mondiaux.

    Une efficacité technique à améliorer

    Physiquement, les Tahitiens n’ont rien à envier à leurs homologues étrangers car eux aussi, experts comme novices, ne se déplacent qu’à la nage durant six heures et deux journées d’affilée dans les compétitions locales. Ils sont aussi capables de pêcher profond, voire très profond, comme l’a démontré Dell Lamartinière en Croatie en allant chercher des prises à 38 mètres, où comme Teva Montagnon et Tepou Nehemia à l’aise à plus de 30 mètres à Raiatea lors des derniers Oceania.
    Néanmoins, et de l’avis même des pêcheurs locaux, le travail technique de repérage avec usage des GPS et autres outils de localisation se doit d’être amélioré. Ailleurs, et de manière générale, il faut être très mobile et avoir au moins une centaine de point GPS en mémoire pour espérer faire une dizaine de prises. De plus, si les moyens le permettent, il faut au moins deux aides par pêcheurs pour améliorer l’efficacité des repérages.

    Des démarches de clubs ou individuelles

    Pour tous les points développés précédemment, la Fédération tahitienne des sports subaquatiques de compétition n’a pas les moyens de tout assumer financièrement. Aussi, les clubs ou les pêcheurs eux-mêmes doivent faire preuve d’initiative personnelle et prévoir des déplacements et des stages de formation pour s’aguerrir. Des clubs comme l’AS Rotui et l’AS Tefana l’ont déjà fait en participant à des compétitions en France et en Tunisie dans les années 2005 et 2006. Des pêcheurs aussi ont montré l’exemple à titre individuel comme Zéphyrin Tarahu qui a participé à plusieurs manches du Championnat de France et Steeve Tetuanui dernièrement qui a investi financièrement personnellement pour se déplacer au Pérou un mois avant le Mondial.
    Après l’expérience péruvienne, les pêcheurs tahitiens vont reprendre le fil des compétitions locales avec un prochain rendez-vous le 22 novembre à Faaone avec la troisième manche du Championnat de Polynésie par équipes.

    Rahiti Buchin

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