Pêche sous marine : Les Tahitiens grimpent à la septième place

    mardi 4 novembre 2014

    Ardu ! Tel a été ce Championnat du monde. Les Péruviens, désireux de gagner à domicile, ont pris l’option de l’installer près de Lima dans une zone difficile.
    La délégation tahitienne l’a très rapidement constaté, Steeve Tetuanui et son coach, Alféo Pihaatarioe, s’étaient rendus sur le spot un mois auparavant.
    Avec 36 espèces autorisées, et seulement quatre trouvées après un mois de prospection, la pêche  s’annonçait compliquée (seuls les Pintadilla et Cabrilla abondent dans ces eaux, mais elles ne font pas toutes la maille, et trouver des grosses prises n’est pas monnaie courante, NDLR).
    Avec des flèches bien affûtées et une bonne condition physique, la délégation tahitienne a pourtant abordé ce Mondial avec sérénité. Physiquement, les Tahitiens n’ont rien à envier aux meilleurs mondiaux, mais les différences se sont faites au niveau du repérage (les déplacements se font en bateau et non à la nage comme dans le championnat local, NDLR) et sur l’aptitude à comprendre le poisson (son évolution avec la marée, son comportement selon le bruit…, NDLR).
    La préparation a donc été effectuée avec le plus grand sérieux, quitte à faire des heures supplémentaires dans les eaux froides du Pérou.
     
    Les 48 compétiteurs engagés se sont élancés pour cinq heures de pêche non-stop, direction Santa Maria del Mar au sud de Lima, pour la première journée. Alors que certains ont suivi les favoris, d’autres ont préféré respecter leur plan de route, préalablement établi lors des repérages. C’est le cas des Tahitiens qui se sont concentrés sur les espèces les plus communes. Malheureusement, la forte affluence de bateaux a grandement influé sur le poisson, et beaucoup de pierres repérées se sont avérées vides. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir parcouru la zone de long en large.
    Au moment de rejoindre le quai, la majorité des pêcheurs faisait grise mine. Seuls les Espagnols Santiago Lopez et Xavier Blanco ont reussi à tirer leur épingle du jeu avec plus de dix prises chacun (les seuls de tous les compétiteurs, NDLR) dont cinq espèces différentes pour l’un d’eux. Leur troisième pêcheur a, quant à lui, assuré une bonne sixième place. Même si les grands noms de la discipline espagnole, comme Alberto March et Pedro Carbonnel ont tiré leur révérence, la relève est belle et bien assurée. Les Espagnols ont assurément pris l’épreuve par le bon bout, eux qui avaient à cœur de se reprendre après leur Mondial raté, il y a deux ans à domicile.
    Pour le trio tahitien, composé de Teva Montagnon (8e avec
    6 prises), Steeve Tetuanui
    (19e avec 4 prises) et Joël Drollet (47e avec 1 prise), cela n’a pas été une partie de plaisir, et la seconde journée allait être du même acabit voire pire. Teva pouvait, tout de même, nourrir la satisfaction d’avoir devancé le champion du monde en titre, le Portugais Jody Lot (12e).
     
    Une dernière journée très agitée
    Lors de cette seconde journée disputée dans la baie de Pucusuna, la motivation du trio tahitien a été mise à rude épreuve. Fortement secoués par la houle, Teva, Steeve et Joël ont eu, tout comme les autres compétiteurs, du mal à trouver du poisson. Plus d’une vingtaine ont fait chou blanc. Même le leader, l’Espagnol Xavier Blanco, n’a sorti que sept prises, fort heureusement suffisantes pour remporter la 29e édition du Championnat du monde.
    Dans les eaux “très” troubles de Pucusuna, Teva Montagnon a vécu un véritable cauchemar en perdant la totalité de sa pêche, plombant sa huitième place acquise lors de la première journée… Ces compagnons auront à peine plus de chance avec deux prises pour Steeve Tetuanui (23e) et une pour Joël Drollet (16e), qui a sorti la plus grosse pièce de la compétition avec un cabrilla de 2,5 kg.
    La 29e édition du Championnat du monde de pêche sous-marine a été remportée par l’Espagne qui a “fléché” les trois premières places du général.
    Après tous ces efforts, les Tahitiens ont, quant à eux, terminé septième nation sur 21 au général, soit trois places de mieux qu’en 2012. L’objectif est atteint !
    Il faudra néanmoins grossir le staff d’encadrement à l’avenir pour prétendre au top 5 par nation.
     
    Rahiti Buchin

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