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Pékin arrache le Panama à Taïwan, qui perd encore un allié

mercredi 14 juin 2017

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi,  et son homologue panaméenne, Isabel Saint Malo de Alvarado, ont signé à Pékin le communiqué officialisant l’établissement des relations entre leurs deux pays. (Photo : Zhang Ling/Xinhua/AFP)

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, et son homologue panaméenne, Isabel Saint Malo de Alvarado, ont signé à Pékin le communiqué officialisant l’établissement des relations entre leurs deux pays. (Photo : Zhang Ling/Xinhua/AFP)

Pékin a réussi hier un coup diplomatique en établissant des relations avec le Panama aux dépens de l’île rivale de Taïwan, qui ne compte plus désormais que 20 partenaires à la surface du globe.

Sablant le champagne, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi et son homologue panaméenne Isabel Saint Malo de Alvarado ont signé à Pékin le communiqué officialisant l’établissement des relations.

Le communiqué précise que “Panama rompt aujourd’hui même ses relations diplomatiques” avec Taïwan “et s’engage à cesser toute relation (officielle) ou tout contact officiel avec Taïwan”.

Depuis la prise du pouvoir par les communistes à Pékin en 1949 et la fuite des nationalistes à Taïwan, les deux gouvernements rivaux se livrent à une guerre diplomatique.

Mais Taipei ne compte plus que 20 États le reconnaissant dans son camp, parmi lesquels le Vatican et de petits pays essentiellement situés dans le Pacifique ou en Amérique latine.

“Nous condamnons avec force Pékin, qui manipule la politique dite de “la Chine unique” pour continuer à réduire l’espace international de Taïwan par divers moyens”, a immédiatement réagi la présidence taïwanaise.

“Ce genre d’actions n’est pas seulement une menace évidente sur la survie et le bien-être du peuple taïwanais, mais aussi une provocation délibérée contre la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan et dans la région”, a-t-elle ajouté.

 

“Donner une leçon”

 

Les tensions diplomatiques, atténuées sous le précédent gouvernement taïwanais, ont repris depuis l’arrivée au pouvoir l’an dernier du parti de la présidente Tsai Ing-wen, opposée au principe de “la Chine unique”, selon lequel Pékin interdit à tout pays d’entretenir des relations officielles avec des dirigeants taïwanais.

Tsai Ing-wen a particulièrement agacé Pékin en réussissant début décembre à parler au téléphone avec Donald Trump, alors qu’aucun président américain n’avait plus adressé la parole à un président taïwanais depuis l’établissement des relations diplomatiques entre les États-Unis et la Chine en 1979.

Cela “a renforcé la détermination de Pékin à donner une leçon à Taïwan”, observe le politologue Willy Lam, de l’Université chinoise de Hong Kong. 

En Amérique centrale, tous les pays reconnaissaient Taïwan jusqu’à ce que le Costa Rica rompe en 2007 ses relations diplomatiques avec cette île.

“Taïwan a été un grand ami du Panama et nous lui sommes très reconnaissants pour son amitié et sa coopération pour le développement de notre pays quand nous avions des relations diplomatiques”, a déclaré le président panaméen Juan Carlos Varela dans une allocution.

 

“Un pont pour l’Asie”

 

Le Panama peut devenir un pont pour l’Asie vers toute l’Amérique latine” en se rapprochant des Chinois, a estimé le ministre panaméen du Commerce, Augusto Arosemena, sur la chaîne de télévision Telemetro.

Il a rappelé que la Chine était deuxième utilisateur du canal de Panama derrière les États-Unis et le quatrième partenaire commercial de son pays : “Le Panama exporte pour plus de 50 millions de dollars de produits vers la Chine. Nous voyons (l’établissement de liens diplomatiques) comme une étape positive qui générera énormément d’opportunités pour Panama”.

 

AFP

 

 

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