Habillage fond de site

Philippe boucle son premier marathon médiatique face à Mélenchon

vendredi 29 septembre 2017

édouard philippe

Édouard Philippe a affronté hier soir son premier grand test médiatique lors de L’Émission politique sur France 2 avec
Léa Salamé. (Photo : Thomas Samson/AFP)

Édouard Philippe a affronté hier soir son premier grand test médiatique lors de L’Émission politique sur France 2, avec en point d’orgue un duel au final policé avec le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

Quatre mois et demi après sa nomination à Matignon, l’ancien député-maire du Havre, encore méconnu de plus d’un tiers des Français, a retrouvé l’ex-candidat de la gauche radicale à la présidentielle, venu avec l’étiquette de premier opposant à Emmanuel Macron.

Le débat, première grande joute politique télévisée depuis les élections du printemps, a alterné passes d’armes assez convenues et échanges plus policés, voir souriants, entre les deux hommes.

“On ne peut pas entendre qu’on va donner quatre milliards à des gens qui ont déjà tout”, a lancé Jean-Luc Mélenchon pour dénoncer la réforme de l’impôt sur la fortune, proposant “un impôt universel” que tous les Français paieraient “n’importe où dans le monde”.

Quand Édouard Philippe a défendu sa politique pour “réparer” la France, son adversaire de gauche, bien loin de son ton accusatoire habituel, a critiqué les “petits coups de rabot par-ci, par-là”, qui vont “tuer le moteur de la consommation” à force de “passer un petit râteau dans chaque poche”.

Le Premier ministre a pour sa part reproché au leader de La France insoumise de parler de “coup d’État social” sur la réforme du droit du travail ou de ne pas avoir appelé à voter pour Emmanuel Macron, bien qu’il soit “un vrai républicain”.

“Je suis certain que, parfois, je vous déçois, mais je dois dire que parfois, Jean-Luc Mélenchon, vous me décevez”, a lancé Édouard Philippe.

Si Daniel Cohn-Bendit a confié s’être ennuyé pendant ce débat, le patron des députés Nouvelle gauche, Olivier Faure, a ironisé sur Twitter : “Comme un air de complicité presque assumée entre Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon qui se sont choisis réciproquement comme épouvantail”.

“Belle émission d’Édouard Philippe, combatif, courageux, ouvert”, a tweeté l’ancien mentor du Premier ministre, Alain Juppé.

Avant cette confrontation d’une vingtaine de minutes, Édouard Philippe avait traversé les diverses séquences de cette émission, qui faisait sa rentrée dans un format légèrement revu. “J’assume”, a-t-il martelé sur plusieurs sujets.

Disant son “parfait respect pour les gens qui manifestent”, notamment contre la réforme du code du travail, il a toutefois dénoncé “les logiques de blocage”.

Ancien cadre dirigeant du groupe nucléaire Areva, Édouard Philippe a admis  en être “venu sur le tard” aux questions écologiques, assurant “assumer” avoir “évolué à (son) rythme” sur le sujet.

Le jeune locataire de Matignon (46 ans)  a manié à plusieurs reprises son humour pince-sans-rire : “Je ne suis pas sûr d’être l’expert de la collecte et de la distribution” lors d’une question sur la collecte du sperme. Ou “vous êtes mon avenir” en la matière, à une question du journaliste chauve François Langlais sur les shampoings.

Mais l’ancien lieutenant juppéiste décrit comme cassant par certains adversaires, s’est aussi montré plus abrupt avec les journalistes.

Selon le sondage Ipsos réalisé durant l’émission, 52 % des téléspectateurs ont été “convaincus” par la prestation d’Édouard Philippe.

L’émission devait aussi servir à combler le déficit de notoriété du Premier ministre : selon un sondage Odoxa publié hier, 38 % des personnes interrogées n’ont pas été capables de donner son prénom et son nom exacts.

AFP

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Selon vous, quelle troupe remportera le Heiva i Tahiti cette année en Hura Tau :

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete