Habillage fond de site

Philippe Faure-Brac transmet sa passion du vin

vendredi 10 août 2018

Après deux ans d’absence et deux éditions avec Millésime, le sommelier Philippe Faure- Brac est de retour à Tahiti pour deux dîners-dégustation et un déjeuner autour du vin bio. (© Damien Grivois)

Après deux ans d’absence et deux éditions avec Millésime, le sommelier Philippe Faure- Brac est de retour à Tahiti pour deux dîners-dégustation et un déjeuner autour du vin bio. (© Damien Grivois)

Véritable passionné du vin et expert dans l’art de l’accorder avec la gastronomie, Philippe Faure- Brac séjourne pour la troisième fois en Polynésie française, à l’invitation de Millésime.

Il animera, dès ce vendredi soir, au Sofitel Moorea Ia Ora, un premier dîner-dégustation permettant à tous d’apprécier toute la magie du mariage des goûts. Meilleur sommelier du monde 1992, meilleur ouvrier de France 2015, président de l’union de la sommellerie française, animateur de modules dédiés au vin en télé comme en radio, auteur d’une dizaine d’ouvrages sur la sommellerie et la dégustation du vin, patron du “Bistrot du sommelier” sur le boulevard Haussmann à Paris…, l’homme a un curriculum vitae long comme le bras.

Il a une certaine conception de son métier, et de la qualité de la relation qu’il entend entretenir avec la clientèle.

“Cet homme est une bible, et il est accessible de l’amateur au connaisseur, car il a une très belle compétence de communication”, apprécie Jimmy Petit, le responsable de Millésime.

“C’est presque un conteur, il a une manière bien à lui de transmettre son savoir et sa passion à nos clients”.

Philippe Faure-Brac estime que sa relation à la clientèle est au cœur de son métier intimement lié au service et à la gastronomie.

“Toutes les boissons appartiennent à notre univers. En matière de vins, c’est une science de l’équilibre, de l’harmonie”, explique le sommelier.

“Le plus de mon métier c’est d’apporter des informations à la clientèle, sur l’origine, la personnalité, l’histoire des vins. Les gens goûtent alors le vin différemment.”

 

Formation et vins bio

 

Né à Marseille, de famille originaire des Hautes-Alpes, Philippe Faure-Brac est de culture provençale. C’est en suivant ses études de cuisinier dans les écoles hôtelières de Sisteron, Grenoble et de Nice qu’il a découvert sa passion pour le vin.

“Depuis, je ne cesse d’apprendre chaque jour l’histoire de chaque région, de chaque cépage, l’art de déguster et de parler du vin”, explique-t-il. Toujours très présent sur le terrain auprès des viticulteurs, l’expert fut même le sommelier du Concorde et il s’est occupé de la sélection des vins de 1998 à mars 2005 de la cave volante de la compagnie Air France.

Le lundi 13 août, à Papeete, Philippe Faure-Brac participera à une journée de formation en sommellerie professionnelle, au centre de formation By Consulting.

Le jeudi 16 août, à partir de 19 heures, il animera un dîner-dégustation “Autour du vin bio”, dans le salon Hibiscus de l’InterContinental Tahiti, à Punaauia.

Une centaine de participants au maximum profiteront de six services avec des mets accordés à des vins bio.

Le dimanche 19 août, le sommelier se rendra sur l’atoll de Rangiroa pour y visiter le domaine qui produit l’original vin de corail. Enfin, Philippe Faure-Brac sera présent et conseillera les vins au restaurant L’instant présent le jeudi 23 août, de 1 1h 30 à 13 h 30.

 

D. G.

 

3 questions à Philippe Faure-Brac : “La France reste bien le pays du vin”

En marge de votre activité à Paris et des visites des domaines, des châteaux en Europe, êtes-vous beaucoup sollicité en outre-mer ?

Déjà, dans mon restaurant à Paris, j’organise beaucoup d’événements, de soirées-dégustation, de rencontres avec des vignerons. En qualité de président des sommeliers de France, je suis sollicité aux Antilles, à La Réunion ou encore en Nouvelle-Calédonie…

Issu de la formation hôtelière, et moi-même cuisinier d’abord, je me sens très concerné par la formation. Je vois qu’ici à Tahiti, Millésime à son niveau se transforme en mini-centre de formation. (…)

 

La France reste-t-elle le pays du vin ?

Oui, incontestablement, la France reste bien le pays du vin, même si bien sûr il faut considérer l’Italie, l’Espagne et les nouveaux pays producteurs, Chili, Argentine, Californie, Australie…

Ce qui est bluffant en France, c’est le nombre de grands vins, certains domaines ne concernant parfois que quelques hectares. (…)

Il est vrai que dans un premiers temps, les nouveaux producteurs ont beaucoup misé sur les cépages. Mais c’est une stratégie qui a ses limites, on observe maintenant davantage une démarche sur des appellations contrôlées. Les Américains travaillent beaucoup sur les marques ; ils sont très forts dans ce domaine.

 

L’évolution climatique change-t-elle la donne ? Quels conseils donnez-vous aux amateurs de vins qui vivent en zone tropicale ?

Concernant le climat, on constate en effet une évolution, et à une échelle rapide. La latitude à laquelle on peut produire du vin en Europe ne cesse de migrer vers le nord. Mais ce type de paramètres a toujours existé. Plus de soleil, plus de chaleur, cela signifie des vins davantage alcoolisés, des périodes de vendanges modifiées, des équilibres de vins différents.

Dans les pays chauds, l’idéal reste la cave à vins. À défaut, il est toujours mieux de consommer trop frais plutôt que trop chaud. Le choix du verre a son importance, l’oxygénation aussi : il ne faut pas hésiter à transférer le vin en carafe.

 

Philippe Faure-Brac t

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Retraites : Selon-vous, la réforme de la Protection sociale généralisée est-elle nécessaire, même si cela suppose des efforts de tous pour la survie du système ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete