Habillage fond de site

Le Piano bar devient le Cesar rock palace

lundi 21 janvier 2019

PPT_CC_CaesarRockPalacePianoBar

Le quartier est en pleine mutation. Après la fermeture du dancing Kikiriri (le restaurant reste ouvert, ndlr), le quartier de la rue des écoles n’en finit pas de se transformer. En effet, le Club piano bar s’apprête, le 25 janvier, à changer de nom et à “tourner une page”.

“Aujourd’hui, il n’y a plus cette ambiance d’avant, de l’époque du Calypso ou du New Orleans, où les musiciens se retrouvaient pour faire un bœuf ensemble”, confie Stéphane Gay, gérant du BB et du Club piano bar.

“Il nous faut nous retrouver une ambiance plus friendly”, poursuit ce dernier, au sujet du changement de nom du célèbre night-club de la rue des écoles.

Le lieu s’appellera bientôt le Cesar rock palace, donc. Il en a connu, des changements de noms et de propriétaires, ce fameux Piano bar. Il est passé par le Délirium, puis par le Club piano bar, puis Tendance club aussi, à côté, avant que ce dernier ne ferme.

Pourquoi ce nouveau nom ? “Cesar pour le côté arènes romaines où tout se passait, musique comprise, rock pour l’ambiance et palace parce que c’est clean et tout propre”, détaille Stéphane Gay, bien connu et bien installé dans le quartier, maintenant.

Les petites scènes fermées sont rares, selon lui. “La plupart des groupes jouent à l’extérieur, proches de la circulation. Ce ne sont pas les meilleures conditions. On a refait à neuf le Piano bar, et nous allons refaire une scène là, sans pollution sonore extérieure. La place prévue pour les concerts peut accueillir 5 musiciens et la salle près de 100 personnes. Les groupes vont jouer jusqu’à 23 h 30 et auront un cachet bien sûr. Ensuite, soit on passe en musique DJ, soit un groupe local prend la suite.”

Un quartier en pleine mutation

Pourquoi ? “Le Kik’ vient de fermer (lire notre édition du 9 janvier, “le bar dancing Kikiriri va fermer ses portes”), et cela laisse pas mal de danseurs de local à la rue”, explique le gérant, qui déclare avoir eu l’idée de transformer le Piano avant la fermeture annoncée.

“On ne l’avait pas fait avant (de mettre de la musique locale, ndlr) par respect pour la propriétaire” de ce lieu légendaire. “Toutes les fermetures d’endroits où les gens se sont amusés, c’est toujours triste. Plus on perd d’animations en ville, moins les gens y reviennent. La journée, ils y travaillent. Pour les faire revenir le soir, il faut bien leur proposer quelque chose”, avance Stéphane Gay.

Mais “on tourne la page du Piano bar”, célèbre pour ses transgenres. “Le lieu s’était spécialisé dans cet univers. Aujourd’hui, on agrandit l’univers”, assure Stéphane Gay. Plus de show. Enfin, “peut-être une ou deux fois par an, avec un thème”. Plus de serveuses 100 % transsexuelles. Mais “elles sont toujours les bienvenues, bien sûr”, concède le gérant.

“C’est triste aussi, une page qui se tourne mais l’époque est différente aujourd’hui”.

En tout cas, le patron du BBL, et désormais du CRP, attend beaucoup de la rénovation de l’hôtel de ce quartier, aujourd’hui fermé. “Pour que le quartier soit beaucoup plus propre, esthétique, sécurisé et festif.” Il est clair, qu’une fois cet hôtel rénové, c’est un chapitre entier du quartier qui sera alors tourné. 

 

Christophe Cozette

 

 

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Participerez-vous d'une manière ou d'une autre au financement de la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete