Pic de pollution dans le nord de la France

jeudi 19 mars 2015

Le Nord, la région parisienne et la capitale, noyée dans une brume de particules, étaient confrontés mercredi à un nouveau pic de pollution, mais la situation devrait s’améliorer jeudi et vendredi, poussant la mairie de Paris à renoncer à la mise en place de la circulation alternée.
« Les niveaux de pollution sont soutenus. Si nous ne dépassons pas le seuil d’alerte, nous n’en serons pas loin », soulignait-on dans la matinée à Airparif. L’association chargée de la surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France prévoit toutefois pour jeudi et vendredi une légère amélioration.
Le seuil d’alerte est atteint quand la concentration moyenne de particules PM 10 (diamètre inférieur à 10 microns) dépasse 80 microgrammes par mètre cube. Ce qui est déjà arrivé à Paris deux fois depuis le début de l’année, le 1er janvier et le 12 février. Le « seuil d’information » se situe à 50 microgrammes par m3.
Mercredi, de nombreux monuments de la capitale, comme la Tour Eiffel, avaient disparu derrière une sorte de halo brumeux.
Nord-Pas-de-Calais et Picardie connaissaient le même épisode de pollution, avec un dépassement prévu du seuil d’information, voire du seuil d’alerte dans la journée pour ces deux régions. En Champagne-Ardenne la procédure d’information a été déclenchée dans la Marne, la Haute-Marne et l’Aube.
Dans le Calvados, à la mi-journée, on observait « déjà une moyenne de plus de 100 microgrammes par m3 », selon Air Com, l’organisme de mesure de la qualité de l’air en Basse-Normandie.
Dans ces conditions, il est recommandé, notamment aux personnes vulnérables (jeunes enfants, personnes âgées, malades), d’éviter les activités physiques en plein air ou en intérieur, les particules affectant particulièrement les systèmes respiratoire et cardiovasculaire.
Ce pic printanier, qui affecte aussi une partie du nord de l’Europe, est particulièrement lié au trafic routier, ainsi qu’à l’épandage agricole, explique Airparif. La réaction chimique des oxydes d’azote et ammoniaques entre eux vient renforcer la quantité de particules présentes dans l’atmosphère.
En France, la pollution atmosphérique, et notamment les particules, fait chaque année 42 000 morts prématurées, estime l’OMS, qui a notamment classé le diesel comme cancérogène certain, et les émissions des moteurs essence comme cancérogènes probables.

AFP

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