Pierre Richard : “Le public est une drogue merveilleuse »

    vendredi 21 octobre 2016

    “Maita’i roa” semble dire Pierre Richard, en vacances entre deux scènes. (© DR)

    “Maita’i roa” semble dire Pierre Richard, en vacances entre deux scènes. (© DR)

     

    Vous avez pu le découvrir dans notre édition du 12 octobre, dans une longue interview, le grand blond, alias Pierre Richard. Il est de retour dans nos colonnes, pour un entretien exclusif cette fois, réalisé mercredi, après que l’acteur français ait passé quelques jours au fenua, un “fantasme” pour lui, qui est en passe aujourd’hui d’être réalisé. Il s’est produit samedi dernier sur la scène du grand théâtre de la Maison de la culture et revient non pas pour une mais deux dates, même heure, même lieu, ce soir et demain soir, pour les dernières de son Pierre Richard III. Tombé amoureux du pays et de son peuple – et du public polynésien –, le comédien nous raconte quelques-unes de ses expériences à Tahiti et à Moorea. Interview en profondeurs.

     

    C’était une première pour vous. Comment s’est passé votre premier rendez-vous avec les baleines ?
    C’est extraordinaire. On n’est jamais sûr d’en voir, non seulement j’en ai vu mais j’en ai vu sans arrêt. Le premier jour, j’en ai vu une très près de nous, j’ai même plongé, et puis, elle a disparu au fond et, tout à coup, elle s’est retrouvée au-dessous de nous et a remonté. C’est impressionnant, en tant que parisien, on ne voit cela qu’une fois dans sa vie. Le surlendemain, nous en avons rencontré quatre ou cinq. Nous sommes dans un aquarium, avec des baleines en balade autour de soi.
    De ce point de vue, j’étais comblé, c’était mon rêve de voir des baleines. Je suis écolo. Je bous de rage quand je sais qu’il y a encore des pays qui les tuent. Comment peut-on avoir cette méchance-té ? Pourquoi tuer ces animaux dans leur élément ? Ils les tuent “parce qu’ils nous gênent”.
    C’est comme si j’allais chez vous pour vous tuer parce que vous me gênez dans votre salon ! Et ce matin, c’est une sortie en scaphandre à Moorea. Que rêver de plus ?

    Comment s’est passée votre première représentation de Pierre Richard III, samedi dernier ?
    Incroyable. D’abord, c’était plein et c’est toujours agréable quand c’est plein, bien sûr, mais en plus de cela, cela s’est merveilleusement bien passé.
    J’étais surpris de la qualité de l’écoute. Tout passait parfaitement. Je dirais même plus, puisque j’en ai fait 250, cette soirée fait partie des quatre ou cinq meilleures. Le spectacle a toujours marché. Parfois, je m’amuse à donner des notes sur 20 au public. Et là, j’attribue carrément un 20/20.

    Peut-on s’attendre à une telle prestation samedi ? C’est la dernière représentation de votre spectacle, n’est-ce pas ?
    Oui, mon producteur a rajouté une date. Je m’en félicite, ce n’est pas une corvée pour moi, je me fais plaisir aussi à jouer devant 800 personnes qui rient. C’est le meilleur médicament, ce n’est pas la peine de picoler ou de se droguer. Le public est une drogue merveilleuse.

    Il n’y aura pas de Pierre Richard IV ?
    Oui, c’est une trilogie, le IV serait forcément moins bien, je ne veux pas prendre ce risque. Mais ce ne sont pas des adieux, cette dernière ne veut pas dire que je ne remonterai pas sur scène. J’ai une pièce au mois de janvier sur un total autre sujet.
    Je ne dis pas adieu au métier. J’ai deux films encore à faire et je viens d’en faire deux autres.

    Propos recueillis par Christophe Cozette

     

    Lire l’intégralité de l’article dans notre édition du jour ou au feuilletage numérique

     

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